I.XÈS entrouvrant la porte. Peut-OU entrer
LA DLXHEssK. Mou Dicu, madame*! que je suis fâchée contre le seigneur Don Esteban! Les nouvelles de Madrid, (ju'il m'a communiquées avec tant de secret, ne valaient pas la peine de vous en faire un mystère... et surtout à vous, madame.
D. ESTEBAN. Ma chèrc Inès, madame la duchesse veut absolument nous quitter ce soir*. Je vais faire attelei- à l'instant. (Has b inès.i Je l'accompagnerai jusqu'au petit bois d'orangers.
INÈS bas. Dis-moi, veux-tu que j'aille avec toi?
D. ESTEBAN. Nou ; le scicin tombe, tu t'enrhumerais.
INES. Quoi! vous voyagez la nuil, madame? vous n'avez pas peur?
LA DUCHESSE. Lcs mallicurs qui m'ont accablée sans relâche m'ont un peu aguerrie.
INÈS bas i F.sieban. Dis-moi ; pourquoi battais-tu ces alguazils?
D. ESTEBAX. Dcs faquius... qui osent... une sotte affaire de chasse... des braconniers, vois-tu... mais tu n'y comprendrais rien.
INÈS. Cependant, les domestiques disent...
I). ESTEBAN. C^e sont des bavards qui ne savent ce qu'ils disent, et tu es une folle de les écouter. Mais
il fjiul (|iie je donne des ordres. — Montre à Dona Sérafinc les fleurs que lu cultives loi-même.
INÈS. Oh ! madame la duchesse, venez voir mes jasmins d'Arabie.
LA DUCHËSSK à Ksicban. Lc pluS tôt pOSsiblc, u'cst-Ce pas ? Ils sorlenl.