‹ Œuvres complètes. Publiées par les soins de la Société mathématique d'AmsterdamChapitre 124 sur 156 · Il est évident que · texte numérisé non relu

Il est évident que

P2n(g) r" d(pn{u) /•" <Pn{u)dU

Q2»(«)~/ z + ^^ -j {z-\-uf '

P2n(g) r 1> (m) du /•» y» (m) — ^ (") ...

Q2„(g) j (z-\-uf~} {Z + Uf ""'

z étant un point quelconque non sur la coupure. On en conclut

P2n(g) r ^ (m) du I p \(pn{u)—<i'{u)\ ,

Q2„(g) j {z-\-nf\^J |a + M|^

La limite supérieure peut s'écrire

Adoptons deux nombres positifs s, e' et déterminons N comme dans le n" 46 , on aura , pour » > N ,

r^W.iu)-nu)\^^^lj2e X

(z) étant, comme au n" 33, le minimum de 12;-|-m|, lorsque u varie de 0 à 00.

Pour l'intégrale entre limites L et 00, j'observe que

i<P«(M) — *(m)|<— « et pour « = a + /?»>

donc

vn («) - 1» («) I ^„ ^ 1 r du^ l

du <

2 4-„|2 "'"^«1./ (u-\-af — a,(L-\-a)

en supposant que L -j- a soit positif. Il vient donc

P2n(g) r^^{u)du 1 /2£ I .A I 1

Q2„ (^) i (^ + «)' i^f Ui ra,(L + a)'

Or les nombres L, e, c' étant arbitraires (ou à peu près), il est clair que la limite supérieure peut être rendue aussi petite qu'on le voudra. Il est ainsi démontré que pour tout point z non sur la coupure, on a

lim P2n(g) ^ r *** (m) dM ^ P d $ (m)

n = ao Q2»(2) J {Z + Uf J a + M 0 0

Nous savions déjà que

tend vers une fonction holomorphe F (2); nous voyons maintenant que cette fonction peut se mettre sous la forme

Quant à l'uniformité de la convergence, il résulte de la limitation obtenue que la convergence est uniforme dans tout domaine S oïl la

partie réelle de — s et , -. est limitée supérieurement. Un tel domaine peut s'étendre à l'infini.

48. De la même façon que nous avons étudié les réduites d'ordre pair, on peut étudier les réduites d'ordre impair, et l'on trouvera

*i (m) étant encore une fonction croissante qui caractérise une certaine distribution de masse sur un axe OX.

Mais il est à peine récessaire de faire cette recherche, car le seul cas qui nous intéresse est celui où la série

est divergente; mais alors nous savons que F{z)=:F^{z), et il devient inutile de faire une recherche spéciale pour obtenir une forme analytique plus explicite de Fj (s). Les fonctions * (m) et $i (m) caractérisent alors nécessairement la même distribution d'après le théorème du n" 39. Dans le cas où la série

est convergente , il est clair que les distributions de masse caractérisées par les fonctions # (u) et ^^ (m) sont celles données par les systèmes

{vi,ei), i = 0,l,2,3,...

considérées au n" 24. Les intégrales

se réduisent alors aux séries

Nous avons vu (nO 15) que x étant réel positif, on a

(1) . F(a.)=|-| + ... + (-i)»-i^-|^^ + (-i)"Jrïï (0<^<i);

or, on a

xF{x) = r -^ d $ (m).

Il est aisé de voir que , pour a; = + oo , le second membre a pour limite

f d «> (m) = <ï' (oo ).

En effet, cette intégrale ayant une valeur finie, on peut choisir un nombre L de façon que

/co d * (m) = Cl ,

«1 étant plus petit qu'un nombre arbitraire e. On aura alors

«i étant plus petit que e. Ensuite il est clair qu'on peut prendre x assez grand pour que

ei étant plus petit que e. On aura donc

f ^^ "^ * (") =1'' d 4» (m) + e{ - e'{ =f d<^ (m) ,1 4- el «',';

or, d'après la formule (1), on a

donc

lim X F (a;) = Cq = — »

/ d*(M)=Co.

Ce point établi , nous pouvons écrire

FW=/ [ï

d * (m) = ^0 — — / — *^ (i <!. (m) , ^ ' X xj x-{-u ^ "

(2) xAF{x) — ^ = —r—r-ud^{u).

[ xi J x-^u ^ '

Nous savons que , pour x ^ oo ,

lima;2

On peut en conclure que l'intégrale (3) rud^iu)

a une valeur finie et que cette valeur est Cj. En effet, si

iid<P{u)

croît au delà de toute limite avec L, le second membre de (2) croîtrait aussi au delà de toute limite pour x=x>, ce qui ne doit pas avoir lieu. L'intégrale (3) a donc une valeur finie, et pour obtenir cette valeur il suffit de faire croître x indéfiniment dans la formule (2). En continuant ces raisonnements , on voit que généralement

/OO M* d * (m) = Ck-

La distribution de masse caractérisée par la fonction <I> (m) constitue donc une solution du problème des moments. Dans le cas où la série

est divergente, nous n'obtenons ainsi qu'une solution de ce problème, et. en effet, nous démontrerons bientôt que ce problème n'en admet pas d'autres dans ce cas.

Nous avons vu (n" 42) que

— <Pn(u)

""'^" = 1+1 [fe = 0, l,2,...,(2«-2)].

et du résultat que nous venons d'obtenir on conclut aisément

(ft = 0.1,2,3,. .);

on en conclut que

doit changer de signe au moins 2n — 1 fois. Soit Xk un point de dis continuité de «PnCw); il est facile de conclure

q>n (Xk) < * (Xk) ^ <ï> (Xk) <q>n (Xk).

Ce résultat précise celui obtenu à la fin du n° 44.

Il est clair aussi que, dans un intervalle où la fonction *{m) est constante, l'équation

ne peut avoir plus d'une racine.

49. Je reviens à la proposition du n° 46; pour h > N on a / |ç'n(w) — 4>(M)|dM< |-Le'.

Nous venons de voir que <l> (oo ) = ç;„ («3 ) := Cq, par conséquent

Co — <Pn(u) et Co — *(") ne sont jamais négatifs , et à cause de

(pn 00 — <I> (M) = Cq — $ (") — [Co — rn (")],

on aura

I (pn (U) — <P(U)\^\ Co — 4> (M) 1 + I Co — (fn («) I ;

or il est facile de voir que

|Co — 9'n(M)!<-^> |Co-<I>(M)|<-^.

En effet , considérons la distribution de masse caractérisée par <P (u) [ou 9P„(u)]. Le moment du second ordre est Cj, la masse totale comprise dans le segment de u k ce est Cq — <P{m), le moment du second ordre de cette masse est inférieur à c^; si l'on concentre cette masse au point M, on diminue encore le moment du second ordre; donc

«2 I Co — 4> (M) |< Cg.

Il vient donc

et

puis

f \<Pn{U)—^(U)\dll<

/■" I ç,„ (M) - * (M) I dti < - + L e' + ^

Par un choix convenable de L, e, e' on peut rendre la limite supérieure plus petite qu'un nombre donné, par conséquent

/oo IÇ'nC") — 4>(M)|dM= 0.

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