‹ Œuvres complètes. Publiées par les soins de la Société mathématique d'AmsterdamChapitre 28 sur 156 · w , M désignant la plus grande , m la plus petite des · texte numérisé non relu

w , M désignant la plus grande , m la plus petite des

valeurs du déterminant

n in

fAt')

fnil')

sous les conditions

l(n-\)< fin) g ft.

Comme le remarque M. Schwarz, ce théorème permet d'établir, d'une manière rigoureuse , certaines propositions fondamentales dans la théorie des courbes planes ou gauches. Soit, par exemple, M un point d'une courbe gauche , et prenons sur cette courbe trois points infiniment voisins de M. Le plan osculateur en M est la position limite du plan qui passe par les trois derniers points. A laide du théorème de M. Schwarz, on reconnaît aussi clairement les conditions dans lesquelles cette proposition est exacte.

2. La démonstration que M. Schwarz a donnée de son théorème est extrêmement simple. La circonstance qu'elle exige des intégrations nous a conduit à chercher si l'on ne pourrait pas arriver au but d'une manière plus élémentaire.

Nous avons reconnu alors que le quotient considéré est égal à

A ii')

k in

. . . fn («')

mn

mn

ff-'Ktn

/•{n-D ••-In

où

^") = (<j, ^^, .... tn),

(t^,L, . . ., tk) désignant un nombre compris entre le plus petit et le plus grand des nombres t^, t„, . . ., tk-

3. La démonstration de ce théorème s'appuie principalement sur le lemme suivant.

Si une fonction f{t) s'annule pour n valeurs différentes de la variable

nt,)=o, /-(y^o, ..., nfn) = o,

alors on a

/•("-i)(f) = 0, où

Il faut supposer que la fonction f(t) admet des dérivées f {t\ f" {t\ . . ., f(»-'~){t) qui sont finies et continues et que /'"--'(O admet encore une dérivée finie /'" "'*(0. mais on n'a pas à supposer que /<" ~^>(0 soit continue.

En effet , soit , par exemple , n = 3 et

tl<t2< h-

Ayant on en conclut d'abord

t' étant compris entre ^^ et ^2 (en excluant les limites), et t" entre?., et /g. Ayant donc

on voit ensuite que la fonction f"{l) doit s'annuler pour une valeur de la variable comprise entre t' et t", valeur qui sera comprise aussi entre

tl et /g.

4. En s'appuyant sur ce lemme, la démonstration du théorème énoncé est très facile. Nous supposerons w = 4 , et posons

fiy) 9 (y) h (y) k{y)

fit) g{t) hit) k{t)

l X x^ aP l y y^ y^

Considérons la fonction

^ ^ fiz) g{z) h{z) k{z)

Il est clair qu'on a identiquement

F(a;) = 0, F{y) = 0, et encore, à cause de la valeur A,

On en conclut

où

ce qui revient à

r(0 9"'(0 h"'{C) k"'(0 Soit maintenant

î fix) g(x) h(x) k{x)

f(u) giu) h [il) k{u)

no g"'{!:) h"'{0 /c"'(C)

Il est donc clair qu'on a donc

où

On a , par conséquent ,

f{y) g {y) '^iy) ^iy) rkn) g" {ri) h" M k"[n)

I r'(C) 9"'(C) h"'{i:) k"'(C) Considérons enfin la fonction

g(w) = Il est clair qu'on a

f'iv) g" M h"{f]) k"{n)

no g"'{0 h"'(C) k"'0)

donc

OÙ

Or cela revient à

fix) g{x) h{x) k{x)

f'iS) g'{^) A'(l) k'{^)

firù g" in) h" in) h" in)

no 9"'iC) h"'{c) r'(C)

ce qui est l'expression du théorème annoncé.

On remarquera que cette démonstration suppose seulement que les dérivées secondes

rit), 9"it), h"it), k"it)

admettent des dérivées

nt), g"'it), h"'it), k"'it);

mais il n'est pas nécessaire de supposer que ces dernières fonctions soient continues.

Mais, si l'on ajoute cette dernière condition [la continuité de /"'"(<), g'" it), h'" it), A"'(<)], on conclut directement que, si x, y, z,t tendent vers une même limite a, on a

fia) gia) h {a) A (a)

fia) g'ia) h' ia) A' (a)

ria) g"ia) h" (a) k" (a)

f" (a) g'" (a) h'" ia) k'" (a)

lim A =

(Paris, Bull. Soc. math., i6, 1888, 100—113.)

Sur une généralisation de la formule des accroissements finis.

1. Soient /"(m), g (m), h (m), k (m) quatre fonctions réelles de la variable réelle m. On suppose que ces fonctions sont finies et continues , ainsi que leurs dérivées du premier et du second ordre , et enfin que

f"{u), g"{u), h"{u), k"{u), admettent encore des dérivées

/"'(M), 9"'{u), h"'{u), k"'{u) mais qui ne sont plus nécessairement des fonctions continues.

Si maintenant x, y, z, t sont quatre nombres inégaux, nous allons considérer le rapport des deux déterminants

f{x) g{x) h{x) k(x) f{y) g (y) h (y) k{y) f(z) g{z) h{z) k{z) fit) g{t) hit) kit)

Nous désignerons ce rapport par A

Il est clair que A est une fonction symétrique de x, y,z,t, et nous pouvons supposer

On a ainsi

fix)

ny)

fiz)

hit)

kit)

Remplaçons, dans le premier membre, t par une variable m, on obtiendra une fonction de u qui s'annule pour î^ == s et pour M ^ ^ et dont la dérivée s'annule par conséquent pour une valeur m = Ci ^={z, t), en désignant par (s, t) un nombre compris entre z et l (en excluant les limites).

On a donc

fix) gix) hix) kix)

f{y) g {y) hiy) kiy)

fiz) giz) hiz) kiz)

n^i) g'iC,) h'iCO A'(fi)

2 Cl

Remplaçons, dans le premier membre, s par une variable m: on obtiendra une fonction de m qui s'annule pour m = y et pour m = ^ et dont la dérivée s'annule pour u=:r]j^ = (y, z):

fix) g(x) hix) kix) fiy) g {y) hiy) kiy)

f'iriù g'inù h'ir,,) k'ir],)

/'(Cl) ^'(Ci) A' (Cl) A' (Cl) En continuant ainsi, il vient

fix) gix) hix) kix)

/'(l) g'ii) h'i^) A'(|)

f'ivi) g'ivi) h' in,) k'ir,,)

/'(Cl) ^'(Ci) ^'(Ci) A' (Cl)

Zrii

2fi

3Cf

i.x,y), r), = iy,z), a; < f < »?i < Cl < <

1 2 Cl 3C?

Cl = (0,0.

Remplaçons maintenant Ci par une variable m, on aura dans le premier membre une fonction de m qui s'annule pour u = rj^, « = Ci et

l'on en conclut

0 1 2 ri, Sril

f'ii) g' (S) h'(^) k'm

riVi) 9'ivd h' {ri,) k'ivO

nco) g"{Q h"(c^) k"iC2)

a; < f < >?i < fs < *• En remplaçant encore rj, par une variable u, on trouvera, par le même raisonnement ,

1 X x^ sd^

f{x) g{x) hix) k{x) /■'(l) ?'(f) ^'(1) ft'(f)

f'iv) 9" in) h"{r,) y in)

ri = (S,rii),

Et , si nous remplaçons enfin Co par une variable u , on trouvera

fix)

gix)

g" (ri)

h {X) k (X) h' (è) k' (I) h" {rj) k" iri)

f"'(0 9"'Qi) A"'(a ft"'(a

c'est-à-dire

k(.x) k'm k" (ri)

f" {rj) g" (r,) h" (rj)

f'iO g"'iC) h"'(C) k"'(C)

Ayant f = (a;, y), »?i = (2/, 2) et »? = (^ »h), on en conclut 7? = (a;, z) et l'on trouvera de même ^ = {x, t).

Le résultat que nous avons obtenu peut s'énoncer ainsi :

Le rapport A n'est pas plus grand que jy^rBÏ^^ P^^ plus {;etit que

ÏX2T^ , en désignant par M la plus grande , par m la plus petite des

valeurs du déterminant ,

sous les conditions

C'est là un théorème qui se rapproche beaucoup d'un autre théorème donné par M. H. A. Schwarz (Annali di Matematica de Brioschi, séri II , t. X). La limitation que nous venons d'obtenir est un peu plus resserrée que celle donnée par M. Schwarz.

Page 1