‹ Œuvres complètes, revues sur les éditions originales ... étude sur Diderot et le mouvement philosophique au XVIIIe siècleChapitre 25 sur 116 · Colliers de verroteries perles faursos · texte numérisé non relu

Colliers de verroteries perles faursos

ses fruits; il d'offrait sa femme et sa fille ; il te cédait sa cabane ; ettu l'as tué pour une poignée de ces grains, qu'il avait pris sans tele demander*. Et ce peuple? Au bruit de ton arme meurtrière, la terreur s'est emparée de lui; et il s'est enfui dans la montagne. Mais crois qu'il n'aurait pas tardé d'en descendre; crois qu'en un instant, sans moi, vous périssiez tous. Eh! pourquoi les ai-je apaisés? pourquoi les ai-je contenus? pourquoi les contiens-je encore dans ce moment? Je l'ignore; car tu ne mérites aucun sentiment de pitié; car tu as une âme féroce qui ne l'éprouva jamais. fu t'es promené, toi et les tiens, dans notre Île; tu as été respecté; tu as joui de tout; tu n'as trouvé sur ton chemin mi barrière, ni refus: on L'invitnit; Lu l'asseyais; on étalait devant toi l'abondance du pays. As-tu voulu des jeunes filles? excepté celles qui n'ont pas encore le privilége de montrer leur visage et leur gorge, les mères t'ont présenté les autres toutes nues; te voilà possesseur de la tendre victime du devoir hospi= talier; on a jonché, pour elle et pour toi, la terre de feuilles et de fleurs; les musiciens ont accordé leurs instruments; rien m'a troublé la douceur, ni-gêné la liberté de tes caresses ni des siennes, On a chanté l'hymne, l'hymne qui exhortait à être homme, qui exhortait notre enfant à être femme, et femme complaisante et voluptueuse. On a dansé autour de votre couche; et c'est au sortir des bras de cette femme, après avoir éprouvé sur son sein la plus douce ivresse, que tu as tué son frère, sou ami, son père, peut-être. Tu as fait pis encore ; regarde de ce côté; vois cette enceinte hérissée de flèches? ; ces armes qui n'avaient menacé que nos ennemis, vois-les tournées contre nos propres enfants : vois les malheureuses compagnes de nos plaisirs; vols leur tristesse ; vois la douleur de leurs pères; vois le désespoir de leurs mères : c'est là qu'elles sant condamnées à périr par nos mains, où par le mal que as donné. Éloi-

4. Rougaiarille prétend no pas savoir pourquol ni comment cet homo fut tué. JLa fuite dans In montagne de plusicurs de ses eamarades

qui était d'environ 400,000 Amos aux visites do Bougai nduiteg la moitié, puis au tiers, pale à presque rien 1 7 ou 8,000 habliants,

gne-toi, à moins que tes yeux cruels ne se plaisent à des spectacles de mort : éloigne-toi; va, et puissent les mers coupables qui l'ont épargné dans lon voyage, s’absoudre, et nous venger en t'engloutissant avant ton retour! Et vous, Taïtiens, rentrez dans vos cabanes, rentrez (ous; et que ces indignes étrangers n'entendent à leur départ que le flot qui mugit, ét ne voïent que l'écume dont sa fureur bjanchit une rive déserte! » A peine eut-il achevé, que la foule des habitants

un vaste silence régna dans toute l'étendue de lle: lan n'entendit que le sifflement aigu des vents et le bruit sourd des eaux sur toute tete es In côte : pepe

Ce discours me paraît véhément; mais à travers je me Creer d'abrupt et de sauvage, il me semble y retrouver des

et de l'espagnol en français. Le vicillard s'était rendu, ls cet Orou qu'il a interpellé, et dans la case duquel la langue espagnole s'était conservé de temps immé-

rit en espagnol la harangue du vieillard; ait une copie à la main, tandis que le

porte.

B, C'est un entretien de l'aumônier de l'équipage avec un habitant de Vie.

. Lui- Lorsque le vaisseau de Bougainville approchs de Taïti, un nombre infini d'arbres creusés furent Jancéssur les

eaux; en un instant son bâtiment en fut rares 1 chté qu'il tournât ses regards, il voyait des de surprise et de bienveillance, On lui jetait des provisions ; on lui tendait les bras; on s'attachait à des cordes; on gravissait contre

4: Queires avait découvert Talté on 4000; mais Queires était Portugalss

des planches; on avait rempli sa chaloupe; on eriait vers le rivage, d'où les cris étaient répondus; les habitants de l'île accouraient; les voilà tous à terre : on s'empare des hommes de l'équipage: on se les partage ; chacun conduit le sien dans sa cabane : les hommes les tenaient embrassés par le milieu du corps: les femmesleur flattaient les joues de leurs mains. Placezvous là; soyez témoin, par ls pensée, de ce spectacle d'hospitalité; et dites-moi comment vous trouvez l'espèce humaine,

A. Très-belle.

B. Mais j'oublierais peut-être de vous parler d'un événe= ment assez singulier, Cette scène de bienveillance et d'humanité fut troublée tout à coup par les cris d'un homme qui appelait à son secours; c'était le domestique d'un des officiers de Bougainville, De jeunes Taïtiens s'étaient jetés sur lui, l'avaient étendu par terre, le déshabillaient et se disposaient à lui faire la civilité.

A, Quoil ces peuples si simples, ces sauvages si bons, si honnétes?.…

B: Vous vous trompez: ce domestique était une femme déguisée en homme. Ignorée de l'équipage entier, pendant 16 le temps d'une longue traversée, les Taïtiens devinèrent # sexe au premier coup d'œil. Elle était née en Bourgogne; elle s'appelait Barré; ni laide, ni jolie, âgée de vingt-six ans, Elle n'était jamais sortie de son hameau ; et sa première pensée de Voyager fut de faire le tour du globe : elle montra toujours de În sagesse et du courage.

A. Ges frèles DPHAABEE renferment quelquefois des Ames bien fortes.

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