Yamawre. Qui se jetsent. (Naigeon
quoi faut-il que le jour de votre wiomphe soit marqué des larmes de deux malheureux? L'enthousiasme de la patrie bouil. Jonnait au fond de votre cœur, vous vous couvrites de vos armes et vous allâtes chercher notre.ennemi. Attendez que le mème enthousiasme me sollicite d'arracher moi-même mes vêtements et de courir au-devant de vos pas, mais né m'en faites pus une loi. Lorsque vous marchâtes au combat, ce ne fut point à la loi, ce ft à votre cœur magnanime que vous obéltes ; qu'il me soit permis d'obéir au mien. Ne vous lasserez-vous point de nous ordonner des vertus, comme si nous étions incapables d'en avoir de nous-mêmes? Ne vous lasserez-vous point de nous faire des devoirs chimériques, où nous ne voyons que trop d'estime où trop de mépris? Trop de mépris, lorsque vous en usez avec nous comme la branche de laurier qui se laisse eueillir et plier sans murmure; trop d'estime, si nous sommes la plus belle couronne que vous puissiez ambitionner. Vous ne contraindrez pas mon hommage, si vous pensez qu'il n'y a d'hommage flat teur que celui qui est libre. Mais je mg tais et je rougis de parler au défenseur de mon pays, comme je parlerais à mon ravisseur. »
Qui est-ce qui voudrait d'une femme qui oserait s'exprimer ainsi? Et parce que la pudeur lui ferme la bouche, est-il honnête d'abuser de son silence et de sa personne?