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4, Citée par Holrétius qui l'applle lo Caton de Londres, Elic ost auteur d'un Histoire d'Angleterre.
force que mon objection prendrait dans la bouche d’un médecin instruit qui la fortifierait de ses connaissances spéculatives et pratiques. ,
Lorsque vous avez demandé que l'homme, pour être également propre à toutes les opérations de l'esprit, fût eommunément bien organisé, vous qvez fait la plus vague, la plus inintelligible, la plus indéterminée des demandes, puisque vous n'avez jamais pu y faire entrer la condition du cervelet, ni la condition du cerveau, ni celle du diaphragme, ni celle d'aueune des autres parties du corps. Tel homme me présente aujourd'hui les plus belles couleurs, de l'embonpoint, un œil vif, une constitution athlétique, et demain l'on m'apprend sa mort; tel autre, faible, délicat, pâle, maigre, exténué, me parait avoir un pied dans la fosse, et vit de longues années, sans se plaindre d'auune infirmité.
Page 225. — Tout homme accoutumé aux finesses de lu chicane, remonte difficilement aux premiers principes des
Dites tout homme en général, et ne regrettez pas Ia porte de ceux que l'habitude des formes du palais et les subtilités de la
chicave ont emmaillottés. Débarrassez-les de ces langes, ils ne seront plus chicaneurs, sans en devenir plus grands publicistes ; ils ne seront rien.
S'ils avaient eu quelque élévation dans l'âme, quelque étendue dans J'esprit, quelque sentiment du bien général, ou ils n'auraient pas embrassé le métier de chicaneur, ou ils s'en seraient dégoûtés.
Si l'araignée ne cesse point de tendre des toiles, c'est qu'elle est uné araignée.
On naît fort ou faible. Tout étant égal d'ailleurs, l'homme né fort est moins enelin à la justice qui lie les bras nerveux, que Je faible qu'elle protége et dont elle fait toute Ta force.
Maïs si la force se joint à un sentiment profond de justice, de ces deux éléments contradictoires naîtra l'héroïsme.
J'ai fait cette réflexion pour montrer que l'amour ou l'an tipathie pour certaines vertus avait sa source dans l'organisa-
Sans doute un homme en qui les fluides sont âcres, caustiques et brûlants, les réservoirs de la semence vastes et profonds,
l'arbre et tomber; il réfléchit à la cause de la pesanteur, et il soupçonne que la force qui précipite les graves vers le centre de la terre, retient les corps célestes dans leurs orbites : il compare cette idée avec les observations astronomiques, et il découvre la loi de l'univers: et l'auteur appelle cela un hasard.
Galilée voit tomber les corps, il s'aperçoit que leur vitesse s'accroît à chaque instant : il cherche par l'expérience quelle est la loi de cette accélération, et il découvre que les espaces parcourus dans des temps égaux sont comme la suite des nom bres impairs; et l'auteur appelle cela un hasard.
Rœmer présume que la vitessé de la lumière n'est pas instantanée; il cherche dans les tables les temps de l'immersion et de l'émersion d'un satellite de Jupiter; il observe et s'aperçoit que le satellite se voit encore lorsqu'il devrait être caché derrière la planète, et qu'on ne le voit pas encore lorsqu'il devrait en être sorti : d'où il conclut que la différence de l'immersion ou de l'émersion à l'apparition ou la disparition du satellite, est la durée précise que la lumière emploie à parcourir l'espace du satellite ou de Jupiter jusqu’à la terre; et l'auteur appelle cela un hasard.
Et comme les hasards sont faits également pour tous les hommes communément bien organisés, l'auteur conclut de là l'égalité des esprits : une méthode pour faire des gens de génie. En vérité cela fait pitié.
Dites-lui : C'est ln nature, c'est l'organisation, ce sont des causes purement physiques qui préparent l'homme de génie; ce sont des causes morales qui le font éclore; c'est une étude assidue, ce sont des connaissances acquises qui le conduisent à des conjectures heureuses ; ce sont ces conjectures vérifiées par l'expérience qui l'immortalisent. Il vous répondra : Moï, je ne vois dans tout cela qu'un enchaînement de hasards, dont le
£st son existence et le dernier sa découverte; et il n'y a point d'hommes communément bien organisés qui n'aient ap porté en naissant l'aptitude au même sort et à la même illustration.
Cette vision me console et doit en consoler bien d'autres; car quel est l'homme assez insensé pour être humilié d'une prédilection du hasard ? Quel est Rem ne puisse se regarder
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INTITULÉ L'HOMME. sn
Abid.— Lorsque j'entrevoisune vérité elle est déjà découverte.
» C'est l'occupation habituelle de mon état qui me ramène sans cesse sur les découvertes à faire pour le mener à sa perfection. Ea rêvant aux différents moyens de résoudre avec succès quel ques-uns de ces problèmes, il s'en présente un, à mon esprit, et ce moyen est l'effet de quelques faces nouvelles sous lesquelles J'ai comparé mon objet : il peut être bon ou mauvais, je l'es saye. Voilà ce.qu'Helvétius entend apparemment par entrevoir une vérité. Mais qu'entrevoit-an quand on conjecture, quand on igoore le terme de sa route, quand la vérité cherchée est à l'extrémité de cette route, quand, tortueuse ou droite, on est incer—. tain si l'on pourra la suivre jusqu'au bout, quand en la suivant jusqu'au bout on n'y rencontre qu'une illusion, son fantôme?
En 86 désabusant d'un moyen trompeur, il arrive quelquefois qu'on en imagine un autre qu'on croit plus solide et qui ne l'est pas davantage; un troisième qui séduit, et qu'à l'essai on reconnait aussi infructueux que les précédents, et ainsi pendant de longues années, jusqu'à ce qu'on réussisse ou qu'on meurs à la peine.
Voilà ce que j'appelle l'histoire des erreurs ou des découvertes; et la première, de nulle utilité pour la science, montrérait souvent plus de sagacité de la part de l'inventeur.
La fable a caché la Vérité au fond d'un puits si profond, qu'il n'est pas donné à tous les yeux de l'y apercevoir. J'appuie le philosophe sur les bords de ce puits; il regarde : d'abord il n'aperçoit que des ténèbres; peu à peu ces tétèbres semblent perdre de leur épaisseur ; il croit entrevoir la Vérité : son cœur en tressaillit de joie, mais bientôt il reconnait son erreur, ce qu'il a pris pour la Vérité ne l'était pas. Son âme se flétrit, mais cependant il ne se décourage pas ; il frotte ses yeux, il redouble de contention ; il vient un moment où il s'écrie avec transport : C'estelle!… et ce l'est en effet, ou ce ne l'est pas. 1] ne la cherche pas à l'aventure; ce n'est point un aveugle qui tâtonne, c'est un homme clairvoyant qui a longtemps réfléchi sur la meil= leure manière d'user de ses yeux selon les différentes circonstaness. Il essaye ces méthodes ; et lorsqu'il s'est bien convaincu de leur insuffisance, que fait-il? il en cherche d'autres. Alors il ve regarde plus au fond du puits, il regarde en lui-même ; c'est li qu'il se promet de découvrir et les différentes manières dont
INTITULÉ L'HOMME. 378 cousse qui réveille l'insecte tapi à une grande distance dans un recoïn obseur de l'appartement et l'accélère près de moi, est aussi nécessaire que la conséquence la plus immédiate aux deux prémisses du syllogisme le plus serré; par conséquent que tout est hasard ou rien; et que, soit dans le cours des événements de notre vie, soit dans la longue suite de nos études, en revenant de plus en plus en arrière, on ne manque jamais d'arriver à un fait imprévu, à une circonstance futile, à un incident en apparence le plus indifférent et peut-être en réalité, parce que l'impulsion qui ne nous serait pas venue par ce choc nous aurait été donnée par un autre, Si c'est là ce qu'on a voulu dire, cela n'en valait pus la peine; si c'est autre chose, cela n'a pas le sens commun. Dans l'homme qui réfléchit, enchainement nécessaire d'idées; dans l'homme attaché à telle ou telle profession, en= chalnement nécessaire de telles ou telles idées. Dans l'homme qui agit, enchanement d'incidents dont le plus insignifiant est aussi contraint que le lever du soleil. Double nécessité propre à l'individu, destinée ourdie depuis l'origine des temps jusqu'au moment où je suis ; et c'est l'oubli momentané de ces principes dont on est imbu qui parsème un ouvrage de contradictions. Ou est fataliste, et à chaque instant on pense, on parle, on écrit comme si l'on persévérait dans le préjugé de la liberté, préjugé dont on a été bercé, qui à institué la langue vulgaire qu'on a balbutiée et dont on continue de se servir, sans s'apercevoir qu'elle me convient plus à nos opinions. On est devenu philosophe dans ses systèmes et l'on reste peuple dans son
Tout s'est fait en nous parce que nous sommes nous, toujours nous, et pas une minute les mêmes.
Page 3, — Or, si nous sommes redevables au hasard de ces premiers soupeons, et par conséquent de ces découvertes, peut-on asturer que nous ne lui devions gras encore le moyen de les étendre et de les perfectionner ?
Et quand j'accorderais l'un et que je nicrais l'autre; quand je prétendrais, pour me servir de votre mot, qu'il y 4 infiniment plus de hasard dans l'invention que dans la perfection, aurais-je si grand tort? L'invention a quelquefois l'air de tomber du ciel ; la perfection semble plus réfléchie et tenir davantage à une perpétuité des efforts d’un homme surajoutés aux efforts d'un pré-
dition, s'il est doué d'une grande mémaire; à la géométrie, s'il combine facilement des nombres et des espaces; à la poésie, si où lui reconnait de la chaleur et de l'imagination; et ainsi des autres sciences : et que le premier chapitre d'un bon! traité d'éducation doit être de la manière de connaître les dispositions naturelles de l'enfant.