‹ Œuvres complètes, revues sur les éditions originales ... étude sur Diderot et le mouvement philosophique au XVIIIe siècleChapitre 94 sur 116 · CHAPITRE 1Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE 1Y

Page 383. — L'éducation physique est négligée chez presque tous les peuples européens.

? L'éducation physique n'est point négligée à Pétershourg. Le en est effrayant; ét l'idée qu'on en donne dans l'ouvrage intitulé. Plans et Règlements des différents établissements de Sa Majesté impériale *, cie, est fidèle.

4. Cest le livre peur La publication duquel Diderot s'était arrété en Hollande

Leon retour de Rossi. IL est intitaié » Les Plans et les Slatuts das différmis établissements ordennés par limpérairics Catherine 11 pour l'éducatisa de la jau-

donnera à tous les vices autorisés par, la forme du gouverne ment et les mœurs de ses

En vers je vous passerais ces exagérations, en prose, je ne saurais, Lorsqu'un enfant bien élevé s'aperçoit que les pré ceptes de son père sont incompatibles avec les mofens usités d'arriver aux honneurs et d'acquérir de la richesse, il se trouve d'abord, comme Hercule au coin de la forêt, incertain sur, le chemin qu'il suivra. Peu à peu la corruption générale le gagne, il oublie les leçons vertueuses qu'il a reçues, il s'abandonne au torrent; il connait le bien, il l'approuve, il fait le mal. Mais au milieu du désordre il respecte son père, c'est toujours pour Jui non pas un radoteur absurde, mais un homme de bien, qu'il n'a pas la force d'imiter : il n'en vient jamais ni au mépris de sa personne, ni au dédain de ses principes. Îl ne s'applaudit point lui-même de ses vices, mais il s'en excuse en disant qu'il faut hurler avec les loups. Seulement, le chemin dans la carrière de la dépravation se fait plus ou moins rapidement, selon les circonstances et le caractère.

Page 407. — La louange des hommes magnanïmes est dans da bouche de tous et dans le cœur d'aucun.

Je crois qu'elle est dans la bouche et dans le cœur de tous, parce que rien n'est plus commun que la pratique du vice après l'éloge le plus sincère de la vertu.

1bid. — Sous le despotisme, les conseils d'un pére à son file 2e réduisent à cette phrase effrayante : Mon fils, sois bas, rampant, sans vertus, sans vices, sans falent, sans caractère; sois ce que la Cour veut que tu sois, et chaque instant de la vie souviens-toi que tu es esclave.

En quelque lieu du monde, sous quelque gouvernement que SR ER au Bére ai Jus Ds a cnrs

de pareil à son fils. [1 lui recommandera la circonspection, mais non la bassesse. S'il Srhitu fititeur Au dLené do NUE s'il confierait son éducation à un homme courageusement ver tueux; mais je suis bien sûr que s'il s'adressait à son ami le plus intime, il ne lui dirait pas: « Ne connaltricz-vous point quelque Homme d'ésprit, rompu au manége des cours, qui pt en inspirer les vraies maximes à mon fils et le rendre bien faux, bien vil, bien hypocrite, en un mot tout ce que vous savez qu'il faut être pour faire son chemin? »

+ de ne sais pas si le Maillebois! « des enfants, mais s'ilen a, je gage que c'est un homme de bien qui les élre; je gage que s'il entendait cet bomme leur tenir le langage que vous prétendez qu’un père tient à son fils, il nolui épargnerait pas les épithètes de malheureu, de gueux et de scélémt, et qu'il ne le souffrirait

bité mâle, il n'aurait jamais rais qué mes fils deviendraient à côté de moi des courtisans adroits, ettu ne m'en as fait que des héros et des hommes ver-

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