DE L'ANALOGIE DAS OPINIONS DE L'AUTEUR AYEC CELLES DE LOCKE
Page 43S, — L'esprit n'est que l'assemblage de nos idées ; des idées viennent par les sens ; donc l'esprit n'est qu'une acquisilion.
Oui, une acquisition que tous ne sont pss en état de faire.
Jbid, — L'attribuer à l'organisation sans pouvoir nommer son organe, c'est rappeler les qualités occultes.
Peut-être. Mais on le nomme, c'est la tête.
Ibid. — L'expérience et l'histoire nous apprennent que l'es prit est indépendant de la plus ou moins grande finesse des sens.
Je ne sais jusqu'où cela est vrai.
Ibid. — Les hommes de constitution différente sont susceptibles des mêmes passions.
Cela est faux de 1out côté. On ne se donne pas toutes Îles passions. On nalt colère, on naît insensible, on naît brutal, on : nait tendre, et les circonstances excitent ces passions dans l'homme, et quand elles seraient communes à tous les hommes ils ne les auraient point au même degré.
L'éducation fait beaucoup, mais ne fait ni ne peut tout faire, Ayez dix enfants à rendre discrets et prudents ; ils seront certainement tous moins indiscrets et moins imprudents que si l'on no s'était pas appliqué à cultiver en eux cette vertu, mais Îl ÿ en aura peut-être un ou deux sur qui l'éducation ne fera rien ou fort peu de chose.
Page 450. — Si l'esprit, le caractère et les passions der hommes dépendaient de l'inégale perfection de leurs organes, et
‘que chaque individu [dt une machine diférente, comment la justice du ciel ou méme celle de la terre exigerait-elle les mêmes effets de machines dissemblakles?
Si la justice de la terre châtie également des machines dissemblables, c’est qu’elle ne saurait ni apprécier ni tenir état de ces dissemblances.
Ibid. — Toute vertu est de précepte, parce qu'il ne s'agit pas de donner des penchants louables, mais d'empêcher de commettre des actions mauvaises.