LUI
Quand où a été conduit au trône par une Agrippine, la reconnaissance de Néron. I} n'y a jias à balancer. Reste à savoir si ‘ün irdne est d'un assez grand prix pour devoir étre consérvé par un parricide. On n'en couronne guère un autre qu'à la condition de régner soi-même ; et voilà la raïson de tant de disgrâces qui suivent les révolutions. On appelle le souverain ingrat, tandis qu'il fallait appeler le favori disgracié, homme despote.
* Quand onne veut pas être faible, il faut souvent étrefigrat; et le premier acte de l'autorité souveraine est de cesser d'être
précaire.
Faire sourdement ce qu'on pourrait faire impunément avuc éclat, c'est préférer le petit rôle du renard à celui du lion,
Rugir quelquefois, cel est essentiel; sans cette précaution. Je houvéräin est souvent exposé à uni fmiliarité injarieuse.
Accroître la servitude sous le nom de privilége ou de dispenses ; C'est, dans l'un et l'autre cas, dire de la manière la moins offensante pour le favorisé et La plus injuste pour toute la fation, qu'on est le maître, Toute dispense est une infraction de la loi; et tout privilége est une atteinte à la liberté générale,
DES SOUVERAINS, LE
LXY, Celui qui n'est pas maitre du soldat, n'est maltre de rien.
Celui qui est matire du soldat, est maître de la finance.
Sous quelque gouvernement que ce füt, le seul moyen d'être libre ce serait d'être tous soldats; il faudrait que dans chaque condition le citoyen eût deux habits, l’habit de son état et l'habit militaire, Aucun souverain n'établira cette éducation.