‹ OEuvres complètesChapitre 127 sur 655 · POUR ANNIE · texte numérisé non relu

POUR ANNIE

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Voila ce que fermées désormais à la parole, proféreraient les lèvres, où se pose et demeure l’énigmatique sourire funèbre. La réalisation de tel miracle poétique a été considérée par les experts, comme un défi que se posa le génie. Si j’osais, une première fois avant de terminer ces notes, une seule ! porter un jugement en mon nom propre, je dirais que la poésie de Poe n’est peut-être jamais autant allée hors de tout ce que nous savons, d’un rythme apaisé et lointain, que dans ce chant; où se montre, sous un jour de convalescence,

LES POEMES D’EDGAR POE

l’état d’un esprit aux premières heures de la mort. Triomphe de la délivrance avec besoin de se reprendre tout de suite à quelque chose, même les doux paradis terrestres regrettés; bercements par l’essor et de plus chères hésitations.

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