‹ OEuvres complètesChapitre 43 sur 655 · RONDELS · texte numérisé non relu

RONDELS

Rien au réveil que vous n’ayez Envisagé de quelque moue Pire si le rire secoue Votre aile sur les oreillers

Indifféremment sommeillez Sans crainte qu’une haleine avoue Rien au réveil que vous n’ayez Envisagé de quelque moue

Tous les rêves émerveillés Quand cette beauté les déjoue Ne produisent fleur sur la joue Dans l’œil diamants impayés Rien au réveil que vous n’ayez.

POÉSIES

Si tu veux nous nous aimerons Avec tes lèvres sans le dire Cette rose ne l’interromps Qu’à verser un silence pire

Jamais de chants ne lancent prompts Le scintillement du sourire Si tu veux nous nous aimerons Avec tes lèvres sans le dire

Muet muet entre les ronds Sylphe dans la pourpre d’empire Un baiser flambant se déchire Jusqu’aux pointes des ailerons Si tu veux nous nous aimerons.

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