‹ OEuvres complètesChapitre 520 sur 655 · P. 36. LE SONNEUR · texte numérisé non relu

P. 36. LE SONNEUR

(Sens, 1862-1866.)

Publié le 15 mars 1862 dans l'Artiste , ce sonnet fut reproduit, un an plus tard, par la même revue, dans son numéro du 1 5 avril 1863, sans qu’on puisse s’expliquer la raison de cette reproduction, les deux textes étant identiques, à quelques majuscules près. Il fut joint aux poèmes inédits publiés dans la livraison du 12 mai 1866 du Parnasse Contemporain.

Le Manuscrit Aubanel offre de ce sonnet un texte dont la version définitive n’a conservé exactement que quatre vers, les trois derniers du second quatrain et le dernier de la pièce :

Cependant que la cloche, enivrant sa voix claire Dans Pair plein de rosée et jeune du matin Invite la faucheuse à chanter pour lui plaire Un Angélus qui sent la lavande et le thym.

Le sonneur essoufflé, qu'un cierge pâle éclaire.

Chevauchant tristement en geignant du latin Sur la pierre qui tend la corde séculaire,

N’entend descendre à lui qu'un tintement lointain.

Je suis cet homme. Hélas ! dans mon ardeur peureuse J’ai beau broyer le câble à sonner l'Idéal,

Depuis que le Mal trône en mon cœur lilial

La Voix ne me vient plus que par bribes et creuse ■ — Si bien qu'un jour, après avoir en vain tiré,

O Satan, j' ôterai la pierre et me pendrai !

Ce manuscrit est, à peu de chose près, identique au texte publié dans V Artiste, qui, — seules différences, — débutait ainsi :

Cependant que la cloche enivre sa voix claire

Et fait à la faucheuse entonner, pour lui plaire...

La version de 1 866 ( Parnasse Contemporain ) n’a plus été modifiée par la suite, si ce n’est au 4e vers qui était :

Lin angélus par brins de lavande et de thym,

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