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P. 60. MÉRY, SANS TROP D’ARDEUR

(Paris, 1887.)

Ce sonnet fut publié dans la Galette Anecdotique du 29 février 1896 puis dans le Figaro : mars 1896 et reproduit peu après par M. Charles Maurras au cours d’un article peu bienveillant intitulé « Revue des Idées », dans la Revue Encyclopédique (14 mars 1896).

Une version un peu différente en fut donnée par Robert de

NOTES ET VARIANTES

Montesquiou, sous le nom de Sonnet du 1er janvier 1888 ( Triptyque de France, p. 243, R. Chiberre, éd., Paris, 1921). Un manuscrit (collect. Henri Mondor) confirme cette date et donne ce texte :

Méry,

sans trop d’aurore à la fois enflammant La rose qui splendide et naturelle et lasse Même du voile lourd de parfums se délace Pour ouïr sous la chair pleurer le diamant,

Oui, sans ces crises de rosée ! et gmitilment.

Ni brise si le ciel avec orageux passe.

Jalouse d’ajouter on ne sait quel espace Au simple jour le jour très vrai du sentiment.

Ne te semble-t-il pas, Méry, que chaque année Dont sur ton front renaît la grâce spontanée Suffise selon tant de prodige et pour moi.

Comme un éventail seul dans la chambre s’étonne,

A rafraîchir du peu qu’il faut ici d’émoi Toute notre native amitié monotone.

ier janvier 1888.

Mallarmé, le 31 décembre 1887, avait déposé le sonnet chez son amie Méry Laurent, avec, au dos de la feuille, ces mots : « Je laisse ces vers en partant, pour qu’ils arrivent demain, à l’heure où je vous aurais embrassée, mon amie, si j’avais été parisien : c’est être un peu près de vous. »

Ce texte se trouve dans l’édition à tirage limité des Poésies de Stéphane Mallarmé (la Compagnie Typographique, Paris, 1938).

Une version, un peu différente, en parut dans la Phalange, numéro de mai 1908.

Belle, sans trop d’aurore...

Ni brise si le ciel avec orage passe...

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