‹ Œuvres complètes. ThéatreChapitre 111 sur 336 · SCÈNE VIII. — Catarina, Angelo, la Tisbe. Variantes · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII. — Catarina, Angelo, la Tisbe. Variantes

Angelo. — Vous allez boire ceci.

Catarina. — Cest du poison ?

Angelo. — Oui, madame.

Catarina. — Combien avez-vous de soldats dans l'antichambre? combien dans le palais? combien dans la rue? combien dans toute la ville? combien étes-vous d'hommes (regardant la Tisbc) — et de femmes — contre moi? Ah! ceci est du poison I et il feiut que je boive! — Une femme seule dans une chambre avec deux bourreaux. Le poison est là. Le mari dit : buvez! — Oh! ce qui se passe ici, on ne le croirait pas, et cela est pourtant!

Angelo, lui saisissant le bras. — Allons, madame, finissons-en!

Catarina. — Hé bien! vous me prenez le bras maintenant! vous allez employer la force? Vous ne me laissez pas seulement le temps de me préparer. La chose laite comme cela, c'est encore plus lâche. (Angelo la quitte.)

Catarina, à la Tisbe. — Mourir à mon âge! est-ce que cela ne vous fait pas pitié? Je n'ai pas de courage d'abord, je ne m'en cache pasj est-ce que vous en auriez, vous, à ma place? O mon Dieu! parlez au podesta. Vraiment, parlez-lui. Je ne vous ai pas nommé la personne qui a écrit la lettre. Est-ce que vous le feriez, vous? Madame, écoutez-moi. Q^and je vous aurai expliqué la chose, vous verrez comme c'est une histoire triste. Je n'ai jamais été heureuse. Il j a sept ans que j'aime quelqu'un en efict. Bien avant d'être mariée. On ne m'aurait pas mariée si j'avais eu ma mère.

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