‹ Œuvres complètes. ThéatreChapitre 252 sur 336 · ACTE IV — Don Cesar. — 2 aoât · texte numérisé non relu

ACTE IV — Don Cesar. — 2 aoât

Au verso du faux titre, Victor Hugo a jeté le début de la scène du laquais.

Suit un feuillet, coté 50, qui n'est autre qu'une feuille du brouillon, laissée par mégardc dans le manuscrit et que le relieur a consciencieusement reliée avec le reste. Elle nous donne, au recto, un autre début de cette scène du laquais, commençant par trois phrases de prose et continuant en vers, avec quelques variantes. Nous copions :

Puis-je savoir à qui je parle

C'est le moment critique On va me chasser —

— Du moins luttons avec honneur Risquons-nous — Don César de Bazan

Monseigneur, Daignez voir en ce cas si c'est là votre compte. De l'argent? qu'est ceci? Mon cher je suis le comte De plus fort en plus fort. — Mon cher Don César de Bazan. — J'entends. Daignez compter. C'est la somme

— Mais. . . C'est l'argent que j'ai l'ordre de vous porter.

— Ah fort bien! je comprends — (A part.) Je veux bien que le diable M'ctoufic. C'est égal. L'histoire est admirable.

Cet argent ne pouvait venir plus à propos.

Les vers reprennent ensuite, conformes au texte, à partir de :

De quelle part. — Monsieur le sait bien ! Sans nul doute, jusqu'à :

— Mais vous comprenez ? — Peste I

Si je comprends! Je prends et je comprends, mon cher...

Le verso de cette feuille de brouillon fournit un précieux spécimen de ces versjalons que Victor Hugo jetait, presque illisibles , sur une feuille volante , et qu'il reprenait au far et à mesure de son travail. Tous ces vers se retrouveront dans les diverses scènes du quatrième acte. En voici quelques-uns, un peu différents du texte définitif:

Une vieille, aflfreuse compagnonne le menton végète Dont la loupe fleurit et dont le nez trognonne. Grosse verrue en vie.

L'aventure est complète.

Bon dîner, de l'argent, une femme, un duel. Je redeviens César à l'état naturel.

A la première page du quatrième acte, en marge de la description du décor, Victor Hugo a tracé le plan de ce décor :

Le quatrième acte n'a que peu de variantes qui soient à retenir. Quand don César tombe par la cheminée :

Tant pis ! c'est moi !

Je viens tris humblement, par une porte étrange. Saluer celui, celle ou ceux que je dérange.

don Ccsar au laquais (vers à la marge) :

Il Élut bien réjouir les hommes du bon Dieu.

Dans la scène avec don Salluste :

Ah! vous me Ëibriquez céans des £iux César! Ah! vous compromettez mon nom!

DON SALLUSTE

Mais. . . le hasard. . .

Le hasard est un mets, cousin, dont les sots mangent : J'en use peu.

Le quatrième acte a été terminé le 7 août. — 722 vers.

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