TROISIÈME PARTIE. — LE CAVEAU PERDU
JOB 9 ï rempcreur.
Vous!
OTBERT.
L'empereur!
L'EMPEREUR, l Job.
Le duc, notre père et ton roi', M'avait cache chez toi. Dans quel but? Je l'ignore.
JOB
Vous, mon frère!
L»EMPEREUR
Sanglant, mais respirant encore, Tu me tins suspendu hors des barreaux de fer. Et tu me dis : A toi la tombe! à moi Tenfer, Seul, j'entendis ces mots prononces sur l'abîme. Puis je tombai.
JOB, joignant les mains.
C'est vrai. Le ciel trompa mon crime!
L'EMPEREUR
Des pâtres m'ont sauve.
JOB, tombant aux pieds de Tcmpercur.
Je suis à tes genoux!
Punis-moi! Venge-toi!
L'EMPEREUR
Mon frère, embrassons-nous!
Qu'a-t-on de mieux à faire aux portes de la tombe .'^ Je te pardonne!
Il le relevé et l'embrasse.
JOB
O Dieu puissant!
GUANHUMARA, Faisant un pas.
Le poignard tombe 5 Donato vit! je puis expirer à ses pieds. Reprenez tous ici tout ce que vous aimiez. Tout ce qu'avait saisi ma main froide et jalouse,
A Job.
Toi, ton fils George!
58q . LES BURGRAVES.
A Otbcrt.
Et toi, Régina, ton épouse!
Elle iâit un signe. Régina, vêtue de blanc, apparaît au fond de la galerie de gauche, chancelante, soutenue par les deux hommes masqués, et comme éblouie. Elle aperçoit Otbcrt et vient tomber dans ses bras avec un grand cri.
, RÉGINA
Ciel!
Otbert, Régina et Job se tiennent éperdument embrassés. OTBERT.
Régina! mon père!
JOB, les yeux au ciel.
ODicu!
GUANHUMARA, au fond.
Moi, je mourrai!
Sépulcre, reptends-moi !
Elle porte une fiole a ses lèvres. L'empereur va vivement à elle. L'EMPEREUR.
Que fais-tu.^
GUANHUMARA
J*ai juré Que ce cercueil d'ici ne sortirait pas vide.
L'EMPEREUR
Ginevra!
GUANHUMARA, tombant aux pieds de l'empereur.
Donato! — Ce poison est rapide...
Adieu!
Elle meurt.
L'EMPEREUR, se relevant.
Je pars aussi. — Job, règne sur le Rhin!
JOB
Restez, sire!
L'EMPEREUR
Je lègue au monde un souverain.
Tout à rhcure, là-haut, le héraut de Tempirc Vient d'annoncer qu'enfin les princes ont à Spire