SCÈNE VI. — Les.Burgraves
L'apostrophe de Magnus sur le serment n'est autre qu'un passage supprimé du rolc de don Ruy Gomcz dans Hernani, Elle y faisait longueur dans la péripétie du dernier acte; elle est mieux à sa place à l'entrée en scène de Magnus et donne tout de suite au personnage une haute et fîcrc allure.
Ce n'est pas le seul emprunt qu'aient fait les Burgraves à Hernani. Dans la scène suivante, le mot de Job se redressant à une interruption du duc Gerhard :
Qui donc ose parler lorsque j'ai dit : Silence! était dit par don Ruy Gomez à Hernani au premier acte.
L'incident des portraits retournés était d'abord plus développé dans le manuscrit :
HATTO
Ces portraits, mes aïeux, qui les a retournés? Je châtierai ceci d'une façon étrange!
Répondez tous! qui s'est permis?
MAGNUS
C'est moi.
HATTO
Qu'entends-je ?
MAGNUS
C'est moi. Ce n'est aucun de tes bohémiens. J'ai mis tous ces portraits, tes aïeux et les miens.
Ces héros, devant qui je tremble et je tressaille. Tous, la fece dans l'ombre et contre la muraille. De peur qu'il ne leur monte une rougeur au front S'ils voyaient de leurs fils l'abaissement profond I
HATTO, fiiricux.
Vous êtes mon seigneur et vous êtes mon père. Mais, quel que soit un fils, l'insulte l'exaspère. Vos outrages en mol font bouillir votre sangl