SCENE VII
JOB, au mendiant.
Vous a-t-on dit qu'il est l'asile de tout brave. Qu'il fait du riche un pauvre et du maître un esclave. Rançonne les couvents, rançonne les cites. Prend leurs duchés aux ducs, aux comtes leurs comtés. Et qu'au milieu du choc des princes et des villes , Des troubles de l'Europe et des guerres civiles. Aux yeux de l'Allemagne en proie à mille assauts. Comme si, par-dessus rois, seigneurs et vassaux, Terrible, il déployait la robe de la haine, U expose au sommet de sa tour souveraine Un grand drapeau de deuil, formidable haillon. Que la tempête tord dans un noir tourbillon.
Ni le sort, ni les ans, ni l'empereur, ni Rome, Ni la force de Dieu, ni la force de l'homme. Rien n'a fléchi, rien n'a dompté, rien n'a ployé Ce vieux titan du Rhin , Job l'excommunié !
Au bas de ravant-dcrnièrc page de l'acte, la date : ij septembre 1842, et le compte des vers : 842.
Deuxiime partie. — Le Mendiant.