‹ Œuvres completes. Tome premier, SermonsChapitre 26 sur 46 · X° SERMON · texte numérisé non relu

X° SERMON

POUR

Et intrantes domum invenerunt Puerum cum Maria Matre ejus, et procidentes adoraverunt eum.

Les Mages, entrant dans la maison, trouvèrent l'Enfant avec Marie, et se prosternant en terre ils l’adorèrent.

(S. Matth., chap. 2).

Les riches et les grands du monde sont obligés de veiller, de

travailler sans relâche à leur salut, à cause des obstacles qu’ils trouvent dans leur condition, à cause des secours qu’elle leur fournit pour une vertu parfaite.

De tous les mystères que l'Eglise célèbre durant le cours de l’année il n’en est aucun qui puisse me donner une consolation plus solide, dans l'emploi où la Providence m'a engagé, que celui qu’on solennise en ce jour, Je ne saurais dire avec quelle joie je vois les rois mages entrer dans l'étable de Béthléem, se prosterner devant

la crèche, mettre leurs couronnes et leurs trésors aux pieds de Jésus enfant, et y donner toutes les marques d’une foi et d’une piété héroïque. A voir le choix que le Sauveur du monde avait fait de parents obscurs; à le voir naître dans une si grande indigence et, pour ainsi dire, dans le sein même de la pauvreté: à voir les pasteurs avertis par les anges de la naissance du Messie et invités à lui venir faire leur cour, à l'exclusion de tout le reste du monde, il semblait qu’il n’était pas né pour tous les hommes et que le salut ne devait être que pour les pauvres.

Mais que le Seigneur soit loué et béni éternellement ! Jésus sera le Sauveur, et des pauvres, et des riches ; cette étoile qui parait de sa part en Orient est un présage certain que son Evangile sera’ annoncé par tout l’univers, et l’obéissance que rendent les mages à ce premier signe de sa volonté fait voir que ceux qui seront envoyés pour prêcher dans les cours mêmes des princes n’y perdront pas le fruit de leurs travaux et de leur zèle. Dans cette ferme espérance, j'adresse aujourd’hui mon discours aux grands et aux riches de ce monde pour les exhorter à s'appliquer tout de bon à leur salut éternel. Je ferai voir qu'ils ne doivent point perdre courage dans leur condition, qu'ils doivent encore moins s’y négliger, qu'ils ont plus de raison que les autres hommes de se donner sans réserve au soin de leur âme et que toutes choses les engagent à une vigilance extraordinaire. Divin Esprit, qui avez promis à vos apôtres une éloquence et une sagesse à laquelle les rois ni les princes ne pourraient pas résister, donnez à mes faibles paroles une

LA

force, à quoi les grands et les riches qui m’écoutent, soient comme forcés de se rendre. Je vous demande cette grâce par les mérites de votre Epouse, que nous allons saluer avec les paroles de l’ange. Ave Maria.

Quand on considère ce que Dieu a déclaré au sujet des riches, tant dans l’ancien que dans le nouveau Testament, il est difficile de n'être pas épouvanté des menaces qu'il leur fait et des malédictions qu'il leur donne. Il leur dit tout net qu'ils sont réprouvés, qu'il les a destinés pour être les victimes de sa colère, qu'ils font leur paradis en ce monde-ci : en un mot, qu’un chameau passera plutôt par le trou d’une aiguille qu’ils n'entreront dans le royaume du ciel : Facilius est camelum per foramen acus transire, quam divitem intrare in regnum cœlorum. Voilà qui est terrible, Messieurs. Sans être du nombre des grands, il faut être bien dur, quand on entend ces paroles, pour n'être point touché du malheur où leur état les expose: Je ne m'étonne point que ces tonnerres aient porté tant de souverains, tant de personnes riches et qualifiées à embrasser une vie pauvre et obscure. Si le péril avait été également connu de tous les autres, je ne doute point qu'ils n’eussent tous pris le même parti, et qu’une condition si enviée de la plupart des hommes du siècle ne fût devenue un objet d'horreur pour tous les chrétiens.

Cependant tous les Pères, tous les interprètes assurent, et c’est un article de foi, que ces comparaisons, ces expressions si fortes ne se doivent point entendre à la rigueur, que le Saint-Esprit n’a point prétendu qu'il fût

impossible aux riches de se sauver, mais seulement qu'il leur est extrêmement difficile et qu’ils ont sujet de craindre. En effet, on ne le saurait désavouer, la condition des riches du monde oppose au salut de grandes difficultés ; et pour cette raison on a sujet de leur recommander la crainte et la vigilance. Il est vrai que cette même condition leur fournit aussi de grands avantages pour gagner le ciel. Mais, bien loin que cette. pensée doive les rassurer ou les endorimir, je prétends au contraire qu’elle doit les rendre encore plus craintifs et plus vigilants. Oui, les riches et les grands du siècle doivent travailler à leur salut avec une application et un soin très particulier : premièrement, à cause des obstacles qu'ils trouvent dans leur condition ; en second lieu, à cause des secours qu’elle leur fournit pour une vertu parfaite. Voilà le sujet et le partage de cé discours. Ils sont obligés de veiller, de travailler sans relâche. Pourquoi? parce qu'ils ont de grands combats à soutenir : ce sera le premier point ; parce qu'ils ont de grands comptes à rendre : c'est le second.

PREMIER POINT

Tout le monde sait que l’ignorance et la faiblesse sont les deux plus mortelles plaies que nous ayons reçues par le péché. Depuis la chute d'Adam nous sommes aveugles, nous n’avons point d’yeux pour découvrir la vérité; nous sommes faibles, et lors même que nous l'avons aperçue, nous n’avons pas la force de la suivre.

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Mais je vous prie de remarquer, chrétiens Auditeurs, qu'outre cet aveuglement qui est en nous et qui nous rend les choses comme invisibles, il y a encore quelquefois hors de nous des voiles qui nous les cachent ; outre la faiblesse qui nous empêche de nous avancer vers le bien, il y a souvent sur le chemin, comme des barrières qui nous arrêtent. La grâce, qui est une lumière dans l'entendement et une force dans l’appétit, surmonterait aisément notre infirmité et notre ignorance naturelle ; mais elle est souvent surmontée ou du moins rendue inutile par ces obstacles extérieurs. Or je dis que ces obstacles sont plus grands, plus invincibles à mesure qu'on a plus de bien et qu’on est d’une condition plus relevée.

Pour ce qui regarde l’entendement, rien ne nous est plus nécessaire que de bien savoir ce que nous sommes, que de connaitre, et nos misères, pour nous en humilier, et nos vices, pour en concevoir de l'horreur. Cette connaissance est comme impossible aux grands du monde; leurs habits, leurs cours, cette pompe qui les environne, les honneurs qu’on leur rend, le profond respect qu’on a pour eux ne leur permettent pas de voir qu'ils sont tout comme les autres mortels ; qu’à ces dehors près, il y a des misérables à leur service qui leur ressemblent en toutes choses ; qu’il n’y a que les idiots (1) qui y trouvent de la différence, parce qu'ils se laissent éblouir par l'éclat de l'or et des pierreries, mais que les sages n'y en trouvent point ; que la mort les confondra avec les

(1) Ce terme avait, au xvurt siècle, le sens d'ignorant.

derniers des hommes et que Dieu même, qui ne se peut pas tromper en son jugement, ne les distingue nullement du peuple dans le soin qu’il prend de leur conduite : Quoniam pusillum et magnum ipse fecit, et æqualiter est illi cura de omnibus.

Cette lumière, si elle pouvait être dans les riches, les disposerait à l’humilité et à la charité chrétienne ; elle les porterait à l'amour de la justice et de la clémence. Mais qu'il est malaisé de reconnaître pour ses égaux des personnes que la Providence a rendues Comme vos esclaves et qui vous révèrent eux-mêmes comme leurs dieux! A cette ignorance de ce que nous sommes par la nature se joint encore celle de ce que nous devenons par le vice et par le péché. Le vice, dit Saint Augustin, est un voile épais que nous nous mettons nous-mêmes sur les yeux. Or comme, quand on a les yeux bandés, non seulement on ne voit pas les objets les plus visibles, mais on ne voit pas même le bandeau qui nous les cache, tout de même, quand on a péché, qu’on a contracté quelque habitude vicieuse, on tombe dans un aveuglement qui nous cache jusqu’au vice qui nous l’a causé.

Mais, à cet égard, il y a une grande différence entre les pauvres et les riches; car les pauvres, qu’on ne considère que pour leur vertu, qui n’ont d’autres biens que leurs amis et leur réputation, les pauvres, dis-je, ne se sont pas plus tôt abandonnés au désordre qu’ils perdent l'estime et l’amitié de tout le monde et tombent dans un mépris qui les fait apercevoir du changement qui s’est fait en eux. Au lieu que les riches, en qui on ne révère que la naissance et la qualité, comme ils ne changent pas

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de fortune en changeant de vie, quelque vicieux qu'ils puissent être, ils ne perdent rien des honneurs ni des complaisances qu'on leur rendait. De sorte qu'ils se persuadent aisément qu’on ne les en estime pas moins, et ensuite, qu'ils n’en sont guère moins dignes d’estime. C'est ainsi que David, le plus saint d’ailleurs et le plus grand de tous les rois, après avoir commis des crimes qui criaient vengeance contre le ciel, fut très longtemps sans se reconnaître et sans avoir nul scrupule; je ne sais même s’il serait jamais revenu de son assoupissement, si Nathan n'était venu de la part de Dieu lui reprocher son injustice et sa cruauté.

Il serait à souhaiter qu'il y eût des personnes assez généreuses pour rendre un pareil service aux riches qui ne vivent pas chrétiennement, aux grands qui ignorent ou qui oublient leurs devoirs en quelque manière que ce puisse être. Mais c’est un avantage que leur grandeur leur dérobe encore. Dans une condition basse et obscure on est averti de ses fautes : les supérieurs, les amis ne font nulle difficulté de nous représenter les obligations de notre état; et si l’on vient à y manquer, on est accablé de reproches. Vous savez, Messieurs, que les vérités fâcheuses, quelque utiles qu’elles puissent être, ne trouvent guère d'accès auprès des personnes élevées en honneur et en dignité. La flatterie dont elles sont presque toujours assiégées les rend, pour l'ordinaire, si sensibles et si délicates qu'il y aurait même de l’imprudence dans la liberté qu'on prendrait de les corriger, quand même il y en aurait d’assez fortes pour souffrir une répréhension. Où trouverait-on des hommes assez

zélés pour leur dire sans déguisement ce qu’elles seraient assez bonnes pour entendre sans chagrin? Les riches trouveront de fidèles serviteurs qui leur annonceront les périls dont leur vie ou leur fortune est menacée, qui auront pour eux une complaisance aveugle, qui manieront leurs affaires temporelles avec une inviolable fidélité. Mais des amis assez sincères pour leur vouloir donner des avis sur leur conduite, au hasard de perdre leurs bonnes grâces, c’est un désintéressement dont on n’a presque jamais vu d'exemple. On est sûr de plaire en dissimulant ; le plus qu’on puisse espérer en disant la vérité, c’est de ne déplaire pas. Et qui est-ce qui pourra surmonter la passion qu’on a naturellement de se rendre agréable à ceux qui peuvent nous rendre bienheureux ? Les seules personnes de qui les riches peuvent attendre ce service si important sont celles que Dieu a chargées, en quelque sorte, de leur âme; et celles-ci même, lorsque, pressées par la voix de leur propre conscience, elles prennent la liberté de parler, croient faire beaucoup en disant précisément ce qu’elles sont obligées de dire. Au reste on n'oublie rien pour adoucir cette vérité fâcheuse ; on n’a garde de la proposer avec cette force qui la fait triompher des esprits les plus rebelles ; on n’oserait la leur mettre dans son plus grand jour ; on n’oserait montrer le vice par l'endroit qu’il est vu de tout le monde et -qui le rend odieux. J'avoue qu’il en faut user ainsi envers les grands pour mille raisons très chrétiennes. Mais cette nécessité, quelque raisonnable qu'elle puisse être, ne laisse pas de leur être extrêmement désavantageuse et

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de les priver d’un des plus grands secours que puisse avoir le pécheur pour se convertir.

Que si c’est un malheur pour les riches de n'avoir personne qui les fasse ressouvenir de leur devoir, qui leur démasque leurs propres défauts, que sera-ce d’avoir de faux amis, des flatteurs qui les leur déguisent, qui les en louent, qui les font passer pour des vertus, qui tâchent de leur représenter la pauvreté comme une chose ridicule, qui sied mal, surtout aux personnes d'esprit et de qualité, qui leur est même absolument impossible ? Qui ignore que les cours sont remplies de ces pestes, de ces lâches empoisonneurs; qu'ils ne s’attachent qu'aux grandes fortunes et qu’ils ont tant d'artifices pour s’insinuer, pour se rendre maîtres des esprits des grands qu'il leur est comme impossible de s’en défendre.

Que veut dire tout cela, si ce n’est que plus on est élevé dans le monde, plus on a besoin de s’étudier et de s’examiner devant Dieu pour acquérir cette connaissance de soi-même si nécessaire au salut. Les petits peuvent se reposer d’une partie de ce soin sur le zèle et sur la charité d'autrui; mais il faut que les grands se rendent à eux-mêmes cet office, qu’ils soient leurs propres censeurs, et qu'à cet égard ils se défient de tous ceux qui les approchent. Il faut qu'ils cherchent dans eux-mêmes ce que les autres y découvrent, ce qu'ils y blâment secrètement. Il faut qu’ils se comparent souvent avec le reste des hommes, qu’ils se comparent avec les personnes qui passent pour accomplies et avec celles dont la conduite est généralement condamnée comme peu chrétienne et

peu régulière, qu’ils s’examinent sérieusement sur les vertus de celles-là et sur les vices de celles-ci, qu'ils se persuadent que ce qu'ils trouvent à redire au dernier de leurs domestiques est encore plus blâmable en eux et qu'il est effectivement plus blâmé : en un mot, faute d'amis qui leur montrent les taches qui les défigurent, ils sont obligés d’avoir sans cesse le miroir en main par la méditation de la vie et des maximes de Jésus-Christ et par la lecture des livres qui leur représentent les devoirs de leur état. Lorsque, par toutes ces voies, ils auront surmonté les obstacles qui leur dérobent la connaissance de la vérité, ils trouveront des difficultés à la suivre qui ne se peuvent vaincre que par un grand courage et beaucoup d'application.

Il est certain que les biens et les honneurs, qui mettent une si grande différence entre les chrétiens considérés simplement comme parties d’un même corps civil, ne les distinguent nullement, si on les regarde comme membres d’une même Eglise. A cet égard nous sommes tous frères ; et comme nous avons fait les mêmes vœux au baptême, nous avons tous les mêmes obligations essentielles. De sorte que, de quelque qualité que vous soyez, quelque rang que vous teniez, soit à la cour, soit ailleurs, l'humilité, la douceur, le mépris du monde, le détachement des richesses, la mortification, l’amour de la croix sont des vertus qu’il vous faut nécessairement acquérir : vous vous êtes engagés à les pratiquer toute votre vie par le plus formel de tous les serments.

Je n’ignore pas, Messieurs, que la plupart des riches sont Gbligés par leur condition à porter des habits, à

avoir des meubles, des équipages qui inspirent l'orgueil et la vanité; je sais qu’ils doivent tenir des tables somptueuses et délicates; conserver de grands biens, se trouver dans les compagnies et souvent même dans les plaisirs et dans les divertissements du grand monde. Mais c'est en cela même que consiste la difficulté dont je parle ; car ces obligations humaines ne les pouvant pas dispenser des devoirs chrétiens, il faut qu'ils soient humbles dans l’honneur, mortifiés dans les délices, pauvres dans la possession des plus grands trésors, détachés de toutes choses dans l’usage et dans l’abondance de toutes choses ; il faut qu'ils aient autant d'horreur de ce monde qu’ils sont contraints de souffrir et de hanter, qu'ils en auraient d’un cadavre auquel on les aurait liés par force, et qu’ils regardent comme une cruelle servitude l’engagement qu’ils ont à prendre part à tous ses plaisirs. Je vous laisse à penser, s’il est aisé d'entretenir au milieu de la cour des sentiments qu'un anachorète ne conserve qu’à peine dans son désert.

Ce serait peu, s’il n’était malaisé aux riches que de pratiquer les plus hautes vertus du christianisme ; il leur est même difficile de ne tomber pas dans les vices les plus grossiers et les plus honteux. Nous avons tous des ennemis, et dans nous-mêmes, et hors de nousmêmes, qui nous portent sans cesse au péché et qui ne nous donnent point de trève. Mais, à l’égard des pauvres, ce sont des ennemis tout affaiblis par les travaux et par les fatigues, comme la chair, ou entièrement désarmés, comme le monde, ou rebutés par le peu de profit qu’ils retireraient de leur victoire, comme le démon. Les

riches au contraire ont à se défendre, dans eux-mêmes, d’une. chair nourrie dans l’oisiveté et dans la mollesse, d’un feu intérieur auquel on fournit sans cesse tous les aliments qui sont les plus propres pour l’enflammer et pour le rendre plus vif. Au dehors, le monde ne montre pas seulement les objets aux yeux des grands; il les offre à leurs désirs, il les livre, pour ainsi dire, entre leurs mains, dépouillés de toutes les difficultés qui en rebutent les autres. Il est peu d'hommes, sans doute, qui ne conçoivent quelquefois des passions d’amour, d’avarice, de vengeance; et ces passions aveuglent d’abord ceux qu’elles possèdent. Mais avant qu’une personne qui a peu de pouvoir, peu de biens, ait trouvé un moyen de se satisfaire, le péril qu’il court, les soins qu’il faut prendre, le temps même lui ouvre les yeux, calme les agitations de son cœur; au lieu qu’un riche, ayant toujours en main de quoi contenter ses désirs, il n’a pas plus tôt formé un mauvais dessein qu’il l’accomplit : toutes choses se trouvent toujours si prêtes pour l'exécution qu'il n’a point de temps pour délibérer; il n’a le loisir de voir dans le crime que ce qu’il y a de plus agréable.

Ajoutez à cela que le démon s'attache d'autant plus à tenter les hommes qu'ils ont plus d'autorité, que leur fortune les rend plus considérables. Soit que, par orgueil, il se plaise à se voir servi par ce qu'il y a de plus grand parmi les hommes ; soit que, pour faire dépit à Dieu, il tâche de révolter contre lui ceux qu'il a obligés par plus de bienfaits à lui être fidèles; soit que, l'exemple des grands étant extrêmement pernicieux, il croie gagner

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