‹ Œuvres complètesChapitre 349 sur 475 · À M. LE BARON DE ZURLAUBEN · texte numérisé non relu

À M. LE BARON DE ZURLAUBEN

Aux Délices, prés de Genève.

Vous me donnez, monsieur, une extrême envie de vous obéir, mais vous ne pouvez me donner le talent de faire quelque chose d’heureux qui remplisse votre idée, et qui plaise au public et à vous. La langue française n’est guère propre aux inscriptions et aux épigraphes ; cependant, sivousen voulez souffrir une médiocre à la tête d’un bon livre, et au bas du portrait du duc de Rohan. en voici une que je hasarde, uniquement pour obéir à vos ordres. Puisqu'il s’agit du petit pays et de la petite guerre de là Valteline, ne trouvez pas mauvais que je trouve le théâtre petit: c’est assez que votre héros ne le soit pas.

Sur un plus grand théâtre il aurait dù paraître ;

Il agit en héros, en sage il écrivit:

Il fut même un grand homme en combattant son maitre, Et plus grand lorsqu'il le servit.

Vous voudriez, sans doute, de meilleurs vers, monsieur, et moi aussi ; mais il y a longtemps que j'ai renoncé à rimer. Une chose à laquelle je sens que je ne renoncerai jamais, c'est aux sentiments d'estime que je vous dois, et à l'envie de vous plaire. Pardonnez cette courte prose et ces plats vers à un pauvre malade.

3599. — A MADAME D’'ÉPINAI.

Mars.

Vraiment, madame, vous me faites bien de l’honneur de croire que je suis assez sage pour inspirer la sagesse. Je serai seulement le témoin de celle de monsieur votre fils, de tout son mérite, et de son envie de vous plaire. Je vois bien qu’il vous a gâtée ; vous êtes si accoutumée à le voir au-dessus de son à que quand il s’en rapproche vous êtes tout étonnée. Il vous 1 accoutumée à une perfection bien rare; il vous a rendue difi-

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