CHAPITRE X
Que nous repoussons bien souvent V inspiration j, et refusons d'aymer
Dieu.
c( Malheur à toy, Corozaïn ! malheur à toy, Bethsaïda ! car, si en Tyr et Sidon eussent esté faites les vertus qui ont esté faites en toy, ilz eussent fait pénitence avec la haire et la cendre :^ » c'est la parole du Sauveur. Ouyez donc, je vous prie, Theotime, que les habitans de Corozaïn et Bethsaïda, enseignés en la vraye religion , ayans receu des faveurs si grandes qu'elles eussent en effet converty les payens mesmes , neantmoins ilz demeurèrent obstinés, et ne voulurent onques s'en prévaloir, rejettant cette sainte lumière par une rebellioa incomparable. Certes au jour du jugement les Ninivites
i Cant. Gant. V, 2. — 2 Matth. XI 21.