‹ Œuvres complétes Volume 1Chapitre 281 sur 312 · LIVRE III, CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE IV

qu'il estoit au milieu de son cœur en une cruelle tentation qu'elle eut, comme un capitaine au milieu d'une forteresse pour la défendre , et que sans son secours elle se fust perdue en cette battaille. Il en est de mesme de tous les grands assautz que nos ennemis nous livrent ; et nous pouvons bien dire , comme Jacob , que c'est l'ange qui nous garentit de tout mal *, et chanter avec le grand roy David ;

Le pasteur dont je suis guidé.

C'est Dieu, qui gouverne le monde:

Je ne puis, ainsy commandé, Que tout à souhait ne m'abonde.

Quand il void mon ame en langueur, Et que quelque mal l'endommage.

Il la remet en sa vigueur.

Et me restaure le courage. *'

Si que nous devons souvent repeter cette exclamation et priera :

Ta bonté me suive en tout lieu.

Ta faveur me garde à toute heure , Affin qu'en ton ciel, ô mon Dieu!

Pour jamais je face demeure \

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