A M. DE FORAX, GENTILHOMME DE M. LE DUC DE NEMOURS
Témoignages d'amitié.
En l'aimée 1615.
Et moy, Monsieur mon très cher frère, je vay en esprit
vous embrasser a ce retour, et vous offrir ce cœur que j'ay
pour vous tous-jours plus plein de toutes les affections plus
sincères qu'un frère peut avoir pour un frère extrêmement
aymé , et presqu'autant aymé comme aymable. Mays non ,
mon très cher frère , je ne dis pas sinon presqu'autant ; car
je confesse qu'après que je vous ayme extrêmement , encor
ne vous ayme-je pas assés selon vos mérites. Venes * heureux,
avec la bénédiction du fîlz ^ et de la mère dont vous venés de
vénérer la sainte Mayson*. Je suis vostre plus humble frère
et serviteur,
François , Ev. de Genève.
» Tirée du 2^ monast. de la Visitât, de la ville de Rouen. C'est la 363e de la collection- Biaise.
* Ne faudroit-il pas plutôt ici Vives? Ici nous devons nous en rapporter à Mme la Supérieure du 2^ couvent de Sainte-Marie de Rouen, qui a bien voulu 8e donner la peine de nous envoyer la copie de ce billet, écrite de sa main, et qui a lu venes sur l'original.
5 Jésus et Marie.
* AL de Forax veaoil de faire le voyage de Notre-Dame de Loreîld.
ëùi LEirUtS SPIRITUELLES
( Sur le même * cahier se trouve ce billet du sieur de Boisy, frère du bieitheureux. )
Vo} la encor quatre lignes du père , que je vay glisser dans mon pacquet, parce que je desesperois , voyant ses affaires, qu'il peust les joindre : je Favoisdesjafermé, etvoicy qu'il m'envoye ce billet. Bon soir, vostre serviteur. Il est extrêmement tard.
CGXLl.
LETTRE