‹ Œuvres complétes Volume 10Chapitre 68 sur 79 · AU MÊME · texte numérisé non relu

AU MÊME

En ce billet je confirme le don que je vous ay fait Monsieur mon frère, de mes plus sincères affections dédiées a vostre honneur et service ; faites moy réciproquement le bien de maymer selon la véritable qualité que je porte en mon ame de vostre plus humble très affectionné frère et serviteur,

* Cette observation est de M. Biaise : car il n'est pas question de ce billet de M. de Boisy dans ce qui nous a été transmis de Rouen.

2 Ce billet, inédit jusqu'ici, nous a été communiqué par Mme la Supérieure lu 2e couvent de Sainte-Marie de Rouen, qui en possède l'original. Il a été .ranscrit par madame la Supérieure sur le même feuillet que le précédent, mais à distance, sans doute parce qu'il n'est pas de la même époque que le premier. U est du reste sans date.

•'v/vru^ir

T)E S. FRAN^ÇOrS DE SALES.

CGXLIL

LETTRE

A SAINTE JEANNE -FRANÇOISE DE CHANTAL

ÏJ! Saint renvoie, après les avoir corrigées, des lettres qui lui avoient été

soumises.

Vers 1615 ou 1610.

Ma très bonne Mère ,

Voyla vos lettres corrigées , il les faut faire escrire aiijour dhuy, et outre cek escrire a madame la contesse de Voiron^ et luy faire un article par lequel vous luy dires quelle face prier monseigneur de Nemours au nom de madame la serenissime infante duchesse de Mantotie , d'escrire a messieurs du conseil de cette ville, quen toutes occurrences ilz ayenl vostre congrégation en spéciale recommandation. Hier ac, soir ie parlay encor a km des sçindiques, qui me promit d*haster laffaire le plus quil se pourra. Si vous naves pas dn beau papier pour escrire , envoyés en prendre vers M. Rland , mais a vostre nom , car si cestoit au mien , il se cour rouceroit , par ce que l'en ay trop despensé la semaine pai?

* Communiquée par M. Gossin, ancien conseiller à la cour royale de Paris. C'est la 37e des nouveilos lettres inédites de la collection-Biaise, où elle a pour toute suscription ces mots : A une Darne,, sans aucune date. Mais cette dame devoit être une Supérieure de la Visitation, puisque le Saint i'appeloit maires bonne Mère , et qu'il lui renvoyoit ses lettres corrigées. De plus, la présence de M. Roland semble indiquer que la lettre fut écrite d'Annecy à Annecy, et que par conséquent cette Supérieure éloit la Supérieure de In Visitation de cette ville, ç'est-à-dire sainte Jeanne-Françoise de Chantai. Enfia, puisque saint François avoit encore à travailler sur le livre, qui ne pou voit guère être que son Traite de l'amour de Dieu, cette lettre a du être écrite \ers 1615 ou I6I6, époque où la lettre du 25 avril 1617 à la Comtesse de San Secondo (voyez tom.VII, page 330) prouve qu'il étoit en relation avecla Duchesse de Mantoue.

sée. Ma très cnere mère que Dieu face toute sainte, ie vous cîoniie mille fois le bonjour amen , et vay travailler Uni que ie pourray sur le livre.

Il faut attendre de plier les lettres, car François iya faire cet office comme il faut : car ie ric piiis y aller moy mesme.

CGXLIII.

LETTRE

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