‹ Œuvres complétes Volume 11Chapitre 2 sur 106 · A MADAME DE LA FLÉCDÈRE · texte numérisé non relu

A MADAME DE LA FLÉCDÈRE

Saint François se réjouit de son arrivée, et l'excite à l'amour de Dieu^

Cette digne porteuse vous dira comme je vous escris a Fimprouveu, ma très chère Fille, et si soudainement que je ne sçai que dire, sinon que vous serés la très bien venue ;, que c'est un grand bien a nostre Charles d'avoir un bon maistre, que je suis plus vostre que mien, et ne cesse jamais de vous souhaiter mille et mille faveurs du Ciel, sur tout le saint, puissant, doux et tranquille amour de nostre Dieu. Nostre madame de Chantai, vous désire. La dernière fois qu'elle me parla, vous voulant nommer, et vostre nom ne luy venant pas en bouche : La chère seiir, dit-elle, qui vous ayme si parfaitement. Je vous demande qui eust entendu ce langage, sinon moy qui vous nommay d'abord? Or sus, tout est pour Dieu, l'amour et le cœur qui ayme; a Dieu soit honneur, gloire et louange éternellement.

Voyla une lettre pour la seur, qui est vieille, mays elle a besoin de l'avoir ; je la luy envoyay par un prestre de Seyserieu, qui l'ayant trouvée partie, me la rapporta, et maintenant je ne puis luy escrire.

Vive Jésus !

^ L'original en est conservé dans les archives de la Visitation d'Annecy. C'est la 204e inédite de la collection- Biaise.

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