A UN PRIEUR RÉGULIER
Il l'exhorte à corriger deux religieux scandaleux.
Je souhaitte tant le bien et le bonheur de vostre monastère^ que toutes les connoissances des choses contraires m'esmeuvent et me donnent du ressentiment de zèle. J'ay sceu que les sieurs N. et N. donnent tant de mauvaise odeur de leur jeunesse, que la puanteur en est arrivée jusques au Sénat, lequel s'en veut remuer, si leur amendement ne le prévient.
C'est a la vérité une honte bien grande pour vous, si les laïcs prennent connoissance de la correction sur ceux du corps auquel on vous a donné pour chef : mais ce sera encor quelque sorte de reproche pour moy, qui vous y ay porté, si je ne surveille pas a vous assister ; et sembleray estre coupable de tout ce qui s'y fera, avec vous, bien qu'en vérité ni vous ni moy ne puissions pas tout empescher.
Tout cela mis ensemble me fait vous prier et exhorter de vouloir apporter tout le soin et l'ordre que vous pourrés pour réduire ces jeunes gens sur le train de leur devoir, et
1 C'est la 654e de Biaise, et la 66e («L 65^) du livre VII des anciennes éditions.