‹ Œuvres complétes Volume 11Chapitre 84 sur 106 · XI · texte numérisé non relu

XI

de me donner advis de leur estât, affin que je puisse rendre tesmoignage de vostre diligence comme de la mienne, et contenter ma conscience, laquelle me pressera par après a prendre d'autres expediens, si votre prudence, vigilance et justice ne suffit pas a la résipiscence de ses dyscoles, desquelz j'admire d'autant plus la dissolution, que leur naissance les devroit porter a la poursuite des vertus et de la pieté conforme a leur vocation. L'eage les a peu couvrir jusques a présent ; mais la continuation les rend meshuy inexcusables. Vous sçavés comme et combien trendrement je vous ayme, et particulièrement: ce qui méfait croire que vous prendrés cet advertissement aussi doucement qu'avec très grande affection je vous fay la remonstrance^ pour le bien de la mayson où nostre Seigneur vous conserve, et laquelle il veuille rendre si pleine de sainteté, que je sçai que vous le souhaittés avec moy, qui suis vostre, etc.

LETTRE

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