‹ Œuvres Completes Volume 16Chapitre 153 sur 188 · Acte. Il n'y a qu'un seul acte en Dieu. VI. 92, 93, 94.(VoirZ)/eM · texte numérisé non relu

Acte. Il n'y a qu'un seul acte en Dieu. VI. 92, 93, 94.(VoirZ)/eM

— Un seul acte fait avec sécheresse d'esprit, vaut mieux que plusieurs faits avec un grande tendreté. XIII. 985 XV. 410.

Actions. Il y a trois choses dans nos actions vertueuses; i" Dieu nous la propose par son inspiration ; 2° Nous l'agréons; 3° nous y consentons. II. 104. — Nous avons trois sortes d'actions amoureuses; les spirituelles , les raisonnables, et les sensuelles.

VI. 58. — Il faut avoir soin de faire nos actions tout parfaitement. VII. 335, 339, 357. — L'homme est tellement maîîre de ses actions humaines et raisonnables , qu'il les fait toutes pour quelque fin. VII. 307. — Il faut éviter les actions contraires à la fin pour laquelle Dieu nous a créés. II. 37. -— Une action ne peut être dite vertueuse, si elle ne procède de Taffection que le cœur porte à l'honnêteté et beauté de la raison. Vn. 277. — Toutes nos actions se doivent pratiquer selon la partie supérieure; et non jamais selon nos sens et nos inclinations. XIII. 157. — Nous devons réduire toutes nos actions au saint amour. VII. 286, 287, 307. — Comment les actions humaines sont sans valeur lorsqu'elles sont faites sans le divin amour? VII. 296, 270.— D'après quel principe doit-on estimer les actions humaines, et qu'est-ce qui leur donne le prix?

VII. 277, 278. — Que toutes vos actions soient faites en la charité. XV. 2o3. — Le motif de la divine charité répand une influence de perfection particulière sur les actions vertueuses de ceux qui sont spécialement dédiés à Dieu pour le servira jamais. VII. 36o. — De petites actions faites avec une grande

charité, sont de tout autre prix que de plus grandes faîtes avec une moindre. XV. 482. — Les actions les plus vulgaires faites pour l'amour de Dieu, ont souvent plus de valeur à ses yeux que les actions d'éclat. VIII. 42. — Il faut dresser ses actions , pour viles qu'elles soient, au service de Dieu. II. 233.

— Il faut animer toutes nos actions du bon plaisir céleste, aimant principalement l'honnêteté et beauté des vertus, parce qu'elle est agréable à Dieu. VII. 3 12. — Il les lui faut offrir tous les jours. VII. 5u2. — Il faut s'offrir souvent à Dieu, et toutes ses actions ^ en l'union de Jésus-Christ. III, ^9. — Les actions faites pour plaire aux hommes sont inutiles pour le salut. III. 127. — On ne doit pas tirer une mauvaise conséquence d'une action qui est indifférente de soi-même. IL 216.

— Les actions indifférentes employées par religion deviennent nobles, utiles et saintes. V. 3i8, Siq. — Il faut être égal et juste en ses actions'. II. 235. — Il faut pour bien juger les actions d'autrui se mettre toujours en la place du prochain et le mettre en la sienne. IL 235. — Il faut juger une action par son côté le plus beau. IL 214. — JSfous devons plus regarder à la condition intérieure des actions qu'à l'extérieure. VII. ^1. — Les actions extérieures appartenant à la dévotion ne prouvent pas qu'on soit véritablement dévot ou spirituel si elles ne sont qu'apparentes. IL 18. — Toutes les actions de ceux qui vivent en la crainte de Dieu sont de continuelles prières, et tout ce qu'ils font se peut appeler oraison vitale. V. 21.

— Moins nous vivons à notre goût et moins il y a de notre choix en nos actions, plus il y a de bonté et de solidité de dévotion. VIII. 227. — Les actions extérieures des catholiques envers les reliques, les images et les croix ne sont pas des actes d'idolâtrie. V. 393, — Une même action peut être faite par adoration et sans adoration. V. 4o3. — Le premier précepte rejette les actions intérieures et extérieures d'idolâtrie. V. 432. — Les actions extérieures des hypocrites ne sont pas des adorations, mais des dérisions. V. 390. Voir Adoration.

— La volonté de Dieu donne un grand prix à nos actions. VIII. 37. — Plusieurs sortes d'actions amoureuses se trouvent en nous. VI. 58. — Les paroles de Dieu sont comme ses actions,

et SCS actions font conformes à ses paroles. III. 52. Yo\r Dieu. ' — Quelles ont été les actions de notre Sauveur en comparaison des nôtres? VI. 297, 298. Voir /. -C— Action du prédicateur. \ o'ir Prédicatioji.'^ll.-i^ 3.— Il faut diriger toutes les actions de sa vie vers la mort. IV. 275. —Il y a une grande distance entre les actions et l'habitude d'une vertu, et les actions et l'habitude du vice qui lui est opposé. XV. 196. — Une action faite parfaitement vaut mieux qu'un grand nombre d'autres faites froidement, lâchement, et moins purement de la part de l'intention. XV. 240. — Ceux qui voudroient faire leurs actions sans le secours de Dieu périroient; sans la grâce nous ne pouvons faire aucune action bonne pour le salut. IV. 375. — On ne doit pas peser toutes sortes de menues actions pour savoir si elles valent mieux que les autres. Il y a même bien souvent de la superstition à vouloir faire cet examen. VII. iio. — Les actions vertueuses des enfants de Dieu appartiennent toutes à la sacrée dilection. VII. 263, 264. — Les religieuses doivent ajuster leurs actions et affections sur le parfait modèle de celles de Marie. IV. 396. — Manière particulière d'offrir ses actions et ses affections à la Sainte Vierge. X. 8.

Adam fut créé avec une grande sagesse. IV. 3. — C'est le chef du genre humain. IV. 298. — Chute de nos premiers parents. IV. 4^5, 426. — Ils ont péché par orgueil. III. 57. — Adam et Eve se cachèrent après leur péché. IV. 7. — Si Adam ne se fut pas excusé de sa faute en la rejetant sur sa femme et qu'il eut témoigné du repentir. Dieu lui auroit-il pardonné ainsi qu'à sa postérité ? IV. l\o[\. — Adam et Eve devinrent mortels par leur péché, ils pouvoient avant lui ne pas mourir. III. 353, 354. — Ils furent le commencement de l'Église. XII. 83. — Nous vivons au péché d'Adam, et notre vie est une vie mortelle, ains la mort même. VII. 3i.

Adamites ou adaraiens, hérétiques infâmes qui ont reparu à diverses époques. XII. 4o3.

Adriatique, golfe fameux par ses tempêtes. I. 38, Sg.

Adversités (les) sont le chemin que prennent les amis de Dieu comme plus conforme à celui de notre chef. VIII. 247? 248 ; XV. 432. — Il faut souffrir les adversités avec courage et résignatiçu, XII. 370J VHI. 197. Voir Afflictions.

Admiration (l'jse fait en nous parla rencontre d'une vérité nouvelle que nous ne connoissions pas, ni n'attendions pas de connoître. VII. 19. — L'admiration des choses agréables attaclie et colle fortement Tesprit à In chose admirée. Vil. 20. — L'admiration de la grandeur du bien qui nous arrive est quelquefois si excessive, qu'elle nous empêche de bien sentir la consolation que nous recevons. VII. i56. — L'extase de l'admiration étant seule, ne nous fait pas meilleurs. VII. 23. ( Voir Extase et Ravissement, )

Adorer. Ce mot ne veut dire autre chose que faire révérence, ou à Dieu ou aux créatures. V. SgS, 598. — Le mot adorer est cependant plus propre à signifier l'honneur dû à Dieu seul. V. 398, 399 ; on emploie pour les saints le mot vénérer. Ihid. — Il faut trois choses pour adorer comme pour honorer, 1° Reconnoitre la supériorité de l'excellence adorable. 2° Faire profession d'infériorité. 5°. Montrer par des signes extérieurs la soumission qui est en la volonté. V. 690. — De ce qui peut adorer et être adoré. V. 594. — On peut adorer autre chose que Dieu, mais on ne peut servir autre chose que Dieu. V. 404. — Il faut employer sagement le mot adorer devant les hérétiques et les esprits foibles. V. 400. — Les pères ont dit quelquefois qu'ils adoroient les créatures et d'autres fois qu'ils ne les adoroieut point. V. 396, 397.— La suprême excellence est adorable de tous, et ne peut adorer aucun être. V. 394* — Dieu comme Dieu ne peut adorer, mais il peut honorer. V. 394. — Les choses irraisonnables ne peuvent adorer à cause de leur bassesse. V. 394. — Dieu défend défaire aucune similitude pour l'adorer. V. 432, 433. — Il faut adorer en tout et partout la suprême Providence dont les conseils sont toujours aimables et bons. VIII. 80. — On peut loisiblement adorer les créatures et notamment la croix dans le sens catholique.V. 400. — Nous n'adorons point la croix pour l'amour d'elle, mais pour l'amour de celui à qui elle appartient. IV. i35. (Voir Croix. ) Il ne faut pas dire simplement qu'on adore les créatures sans restreindre sa signification. V. 4î3. — Les anges adorent Dieu sans démonstration extérieure. V. 390. — Les diables et damnés ne peuvent adorer ni activement ni passivement. V. 394?

IQ TABLE ANALYTIQUE.

5g5. — Dieu s'est réservé des jours où on doit l'adorer plus spécialeiuent à cause des bienfaits dont ils rappellent le souvenir. V. g6, 96.

Adoration. L'adoration est une spéciale manière et sorte d'honneur. V. 889. C'est la reconnoissance de l'excellence de la bonté éminentc et supérieure à l'endroit de celui qui honore. Ibid. — La vraie et pure essence de l'adoration, gît en l'action intérieure de la volonté, par laquelle on se soumet à celui qui est adoré. V. 890, 3g4.' — Entre toutes les espèces d'honneur, l'adoration est la plus digne. V. 398. — L'adoration qui appartient à Dieu est incomparablement la plus grande et la plus précieuse. ïbid. 898, 599. — C*est l'excellence de tout honneur. Ibid. — L'adoration se fait à Dieu et aux créatures. V. 395.— L'adoration n'appartient aux créatures que par analogie et proportion éloignée. V. 399. — Elle trouve en Dieu toute l'étendue et la perfection de son objet. V. 399. — Le fnot d'adoration est aussi presque demeuré pour Dieu, comme pour son principal objet. YI. 73. — On ne peut pas établir Tessence et les différences des adorations d'après les actions extérieures. V. 4o3. — L'adoration ne doit pas être jugée selon les actions et démonstrations extérieures, mais selon l'intention. V. ^[Oi. — La volonté donne et l'essence et les différences aux adorations. V. 4^4 • — J^^s différences des adorations viennent de la diversité des excellences; et de la diversité des façons dont les excellences sont possédées par les objets adorables. V. 404. — Ainsi que de la diverse manière de participer aux excellences. V. 406. — L'adoration souveraine ou de latrie est due à rexcellence infinie ou divine. V. 404, 4o5. — Elle n'appartient qu'à Dieu.V. 4o5. — Dieu seul peut simplement être adoré de l'adoration de latrie simple. V. 412. — L'adoration d'hyperdulie appartient à la mère de Dieu. V. 4o5' ' — L'adoration de dulie appartient aux saints. V. 4o5. — L'adoration de latrie imparfaite et relative peut être attribuée à la croix de Jésus-Christ. V. 412 — L'adoration absolue, indépendante, souveraine et suprême appartient à l'objet qui possède l'excellence pour laquelle on l'adore en soi-même et de soi-même. V. 406. — L'adoration absolue

mais dépendante et subalterne est due à l'objet qui a en soi, mais non de soi, l'excellence pour laquelle on l'adore. V. 406. — L'adoration moyenne entre la civile et suprême appartient à l'excellence créée surnaturelle. V. 4o5. Cette adoration peut s'appeler religieuse ou de dulie. V. /jo5. — L'adoration civile , humaine , simplement morale , appartient à l'excellence naturelle créée. V. 4o5. — L'adoration subalterne et inférieure est due à une excellence finie, dépendante et créée. V. 4o5. — L'adoration respective, rapportée, ou relative , est due aux objets qui n'ont ni eu soi ni de soi, mais seulement par imputation l'excellence pour laquelle on les honore. V. 407. — L'adoration relative des appartenances de Jésus-Christ, s'appelle latrie imparfaite. V. 4i3. — Celle de Notre Dame hyperdulie imparfaite, celle des saints dulie relative. V. 4ï5, 4io> II, etc. — La différence des honneurs ou adoration gît en l'action de la volonté. V. 401. — L'égalité de la soumission externe, n'infère pas la même égalité d'honneur ou d'adoration. V. 401, 408.— Le fléchissement du genou, l'encensement, l'inclination ne sont des actes d'adoration que quand le cœur est d'accord avec eux. V. 390, 392. — L'adoration de Dieu en esprit et en vérité ne doit pas faire rejeter les cérémonies de l'église. V. 33 1. ^ — L'adoration en esprit et en vérité est opposée à l'adoration des Juifs qui se faisoit en figures, et à l'adoration fausse et schismatique des Samaritains. V. 333. — Les plis et postures du corps étant plus restreints que les sentiments de l'ame, on est obligé de les employer indifféremment pour l'adoration de Dieu et la vénération des saints. V. 402. — Le mot adoration ne doit pas être employé simplement pour signifier l'adoration relative. V. 409- — Comment nomme-t-on les adorations relatives selon leurs différences.»* V. 409, 4iO' — L'adoration portée au crucifix rejaillit à la croix. V. 417. — Quand est-ce que l'adoration delà croix est impropre et représentative? V. 4^6. Voir Croix. — L'adoration privée pouvoit se faire partout avant Jésus-Christ, mais on ne pouvoit sacrifier qu'à Jérusalem. III. 264. AnoRO TE dévote latens deitas. Oraison de saint Thoraas-d'Aquin, en rimes, qui peut être dite indifféremment devant ou après la

communion , par forme d'acte de foi et d'adoration. XIV. 199. Sa traduction. 200.

Adultère. La femme adultère fut amenée à notre Seigneur pleine de honte et de crainte. IV. 219, 220, — L'histoire de la femme adultère est retranchée de l'évangile de saint Jean par des hérétiques. XII. 144.

Aerius, le premier attaqua la doctrine du purgatoire. XII.

395. — Et d'autres vérités. 102. Notice sur sa vie. 423. Aeschilus. De quelle façon mourut ce poète, au lieu même où

il croyoit être hors des prises de sa destinée? VI. 100. Affabilité (l'jrépand une certaine suavité dans les affaires et communications sérieuses que nous avons les uns parmi les autres. XIII. 4. — Il faut avoir soin d'être affable à tout le monde, surtout au logis, VIII. i38.

Affaire. Les affaires de ce monde paroîtront inutiles dans l'éternité, de même que les amusements d'enfance le paroissentdans un âge avancé ; il est donc inutile de s'empresser beaucoup pour elles. VIII. 69, 70. — S'il faut soigner fidèlement les affaires de la terre, il faut soigner avec plus de soin l'affaire du salut la plus essentielle de toutes. VIII. 70. — Les embarras des affaires sont des occasions de pratiquer les vertus. VIII. 68. — La multitude des affaires domestiques, auxquelles on est tenu par sa vocation, ne nuit pas à l'union avec Dieu. VIII. io3. — On peut vivre avec piété au milieu des affaires temporelles de ce monde. II. 10. — Il faut traiter des affaires avec soin et sans empressement ni souci. II. i55, i5f>. — Il ne faut point se troubler de la multiplicité et de la difficulté de ses affaires, mais les expédier l'une après l'autre tout doucement. X. 112; XI, 167. — La multitude des affaires est un martyre continuel. VIII. 6g. — Dans toutes ses affaires il faut s'appuyer sur la providence de Dieu et coopérer néanmoins par son travail avec elle. II. 167. — Les affaires réussissent plus à souhait, quand Dieu nous y assiste. VIII. 260. — Laisser tout le soin de nous-mêmes et du succès de nos affaires à notre Seigneur, sans recours ni répliques, ni craintes quelconques de ce qui nous pourroit arriver. XIII. 42- — H est bon de prendre du temps pour arranger ses affaires avant

TABLE ANALYTIQUE. l3

de se faire religieuse. XI. 173. — Il ne faut pas négliger les affaires domestiques. VIII. 160; XI. 41 5. — Il faut savoir conserver la paix parmi ses affaires. XI. 252. Affection. Chaque affection qui se retrouve en nous , a sa particulière différence d'avec les autres. VI. 40, 41; VIII. 19. — II y a des affections en nous qui procèdent du discours que nous faisons, selon l'expérience des sens. VI. ^o. — Il y en a d'autres formées sur le discours tiré des sciences humaines. Ihid. Il y en a d'autres qui proviennent des discours faits selon la foi; ibid. Il y en a enfin qui ont leur origine du simple sentiment et acquiescement que l'on fait à la vérité et volonté de Dieu. Ibid. Les premières sont nommées affections naturelles. VI. 40. — Les secondes affections sont nommées raisonnables. VI. 40. — Les affections du troisième rang se nomment chrétiennes, parce qu'elles prennent leur naissance des discours tirés de la doctrine de notre Seigneur. VI. 40- — ^^^ affections du suprême degré sont nommées divines et surnaturelles. VI. 4i« — Ces affections que nous sentons en notre partie raisonnable sont plus ou moins nobles et spirituelles, selon qu'elles ont leurs objets plus ou moins relevés et qu'elles se trouvent en un degré plus éminent de l'esprit. VI. 40. — Les affections sensibles procèdent quelquefois de la nature , ou du démon qui nous amuse par une apparence de piété, et nous laisse dans le même état sans nous améliorer. II. 289. — La nature déchoit si aisément de ses bonnes affections qu'il faut les lui rappeler souvent pour la remonter un peu plus haut. IL 5o4- — II faut examiner les affections de son arae ; la haine envers le péché ; la crainte des dangers de pécher, l'espérance trop grande dans les biens du monde; la tristesse, la joie, etc. IL 3i4, 3i5. — . Il faut examiner quelles affections tiennent notre cœur empêché, quelles passions le possèdent, en quoi il s'est principalement détraqué. IL 3i5. — Quelles affections faut- il faire ou produire après l'examen? IL 3 1 5, 3 16. — Des affections de remerciement, d'humilité, de promesse, d'offrande de soi-même, et de demande de ses grâces, enfin d'invocation des saints. IL 3i(i. — Quelles affections générales faut-il faire sur les considérations qui doi-

lf^ TABLE ANALYTIQUE,

vent exciter en nous de bons propos? II. 322. — Les affections ne doivent point prévenir le jugement et la raison dans le choix des objets qu'on doit aimer. VIII. 99. — Quand l'affection a pris la course elle traîne le jugement comme une esclave des choix impertinents. VIII. 99. — On peut détruire les affections en l'ame , mais comme elles peuvent renaître facilement il faut veiller sur soi avec un grand soin. II. 62. — Il faut laver les affections de son ame pour recevoir l'hospitalité de Dieu en son paradis. VIII. 14. — Celui qui a le temps doit à l'aise dire ses adieux au monde^ et retirer petit à petit ses affections des créatures. VIII. 14. — Les Gentils étoientsaus affection les uns pour les autres. IL 187. — Il faut affectionner ses amis d'une amitié sainte qui dure éternellement. II. 46. — Nos affections sont si précieuses qu'il faut bien prendre garde de ne les pas loger en des choses inutiles. XIII. 106. Il faut se purger de l'affection aux choses inutiles et dangereuses, parce que cette affection est nuisible à la dévotion. IL 65, 66. — On peut user avec précaution des choses dangereuses, mais il est dangereux de s'y affectionner. IL 66. — Il faut se purger des affections qu'on a au péché véniel. IL 63. — Elles sont directement contraires à la dévotion. II. 64. — Elles rendent l'âme extrêmement malade. Ibid. '—- Les affections au péché mortel sont directement contraires à la charité. II. 64. — On peut sortir du péché sans perdre l'affection au péché. IL 3i. — Les affections et les résolutions sont la troisième partie de la méditation. IL 78. — Les affections dans l'oraison sans discours ni considérations, sont une grande grâce. VIII. iSg. — Si les affections se présentent avant la considération, ou avec elle, il faut les suivre, et ne pas les détourner de son cœur. IL 82. — Il est bon d'user de colloque parmi les affections et les résolutions. IL 83. — Il faut convertir les affections générales en résolutions spéciales et particulières pour sa correction et son amendement. IL 7g. ■ — L'affection de compassion sur les souffrances du Sauveur est moins utile que l'affection d'imitation. IIL 388. — Utilité de la modération des affections ménagères. VIII. 40. — Les petites affections de tien et de mien sont des restes du monde, où il n'y

TABLE ANALYTIQUE. l5

a rien de si précieux que cela. XIII. loi. «r—Cequi nous rend affectionnes à ce qui est nôtre, c'est la grande estime que nous faisons de nous-mêmes ; car nous nous tenons pour si excellents, que dès qu'une chose nous appartient nous l'en estimons davantage. XIII. loi. — Il faut tâcher de rendre à autrui autant que nous pourrons les témoignages extérieurs de notre affection, conformément à la raison. XIII. 53. — On ne peut jamais parvenir à la perfection, tandis que l'on a de l'affection à quelque imperfection, pour petite qu'elle soit. XIII. io5. Afflictions. L'affliction donne intelligence à l'ame. VII. 9 5. — Un cœur libre reçoit les afflictions avec douceur. VIII. 29. — Quand on éprouve quelque affliction il faut reconnoître qu'on la mérite et ne pas attaquer la justice divine. IH. 596. — Il faut être patient non seulement pour le principal des afflictions qui arrivent, mais encore pour les circonstances. II. 127. — Les meilleures afflictions sont celles qui nous humilient. XI. 492. — Notre Seigneur nous fait souvent plus de bien par les travaux et afflictions, que par le bonheur et consolation. VIII. 195. — Il faut être prêt à souffrir beaucoup de grandes afflictions pour notre Seigneur, même le martyre. II. 23i. — Il faut offrir à Dieu les mêmes afflictions ; injures, incommodités qui arrivent journellement; Dieu les accepte quand on les lui offre avec amour. II. 282. — Les afflictions ne doivent pas nous séparer de Dieu. II. 286. — Il faut unir notre volonté au bon plaisir divin, es afflictions spirituelles, par la résignation. VII. 121. — Les croix, les affliction s sont les marques du pur amour : elles tirent leur mérite du sang de Jésus-Christ. VIII. 273. — Les vertus qui naissent au milieu des afflictions sont les plus solides. XI. 423. — Il n'y a point de temps plus propre pour marquer à Dieu notre fidélité, que celui des afflictions dont celte vie est toujours pleine. XI. 519. — La volonté de Dieu doit se faire dans les afflictions que nous éprouvons. VII. 1 16. — Soutenir le Seigneur, c'est supporter les afflictions qui nous arrivent de la part de Dieu, avec une fermeté de courage qui nous fasse espérer contre toute espérance. XV. 432, — Les afflictions qui nous arrivent de la part de Dieu, ou de la part des hommes, par la permission

if) TABLE ANALYTIQUE.

de Dieu, sont toujours plus exquises que celles qui viennent

de notre choix, et qui sont filles de notre volonté. XV. 439.

Il est important de se conformer au dessein de Dieu dans les afflictions qu'il nous envoie. XI. 609. — Le peuple dévot ne se tourmente guère des afflictions. II. 56. — Il ne faut pas s'affliger de ses imperfections d'une affliction fâcheuse ; mais d'une affliction courageuse et tranquille. VIII. 40. — Les afflictions qui viennent des procès sont plus dangereuses pour l'ame que celles qui regardent les personnes propres. VIII. 96. — Les afflictions du cœur auxquelles il y a du remède il faut le lui appliquer doucement et paisiblement. VIII. 1 13. — Il faut donner passage aux afflictions dans nos cœurs et ne pas leur permettre d'y séjourner. VIII. 1^6. — Maximes pour persévérer dans la piété au milieu des afflictions. VIII. 222. — Motifs ordinaires de se consoler dans les afflictions. X. 396. — Il faut bénir ceux qui nous affligent. VIII. 68.

Agneau. Son sang servoit chez les Juifs à oindre les poteaux de leurs maisons. V. 346.

Agonisants. Il ne faut pas les tourmenter par de longues exhortations. Ce n'est pas alors le temps de prêcher, ni môme de leur faire faire de longues prières. Il faut seulement les maintenir dans ia soumission à la divine volonté. XV. 52.

Aigle. Affection admirable d'un aigle, pour une jeune fille qui l'avoit nourri. VII. 34- — C'est le roi des oiseaux par sa générosité. IV. 283. — Son bec lui cause la mort. IV. 1 74, 175. —

Aimer. En général, c'est vouloir le bien, soit absent, soit présent. XV. 446. — Aimer quelqu'un n'est pas seulement lui vouloir et souhaiter du bien, mais lui en faire quand on en a le pouvoir. XV. 149. — C'est l'homme qui aime, mais il aime par la volonté, et partant lafin de son amour est de la nature de sa volonté. VI. 57. — Toute volonté bien disposée qui se détermine à vouloir plusieurs objets également présents aime mieux, et avant tout, celui qui est le plus aimable. VI. 106. — Celui qui aime ne trouve rien de fâcheux , de difficile ou de trop pénible. III. 243. — Il faut avoir un désir continuel d'aimer. VII. 348. — Aimer souverainement c'est aimer totalement. VU. 222, — Il ne faut aimer rien trop ardemment, pas

même les vertus que Ton perd en passant les bornes de la modération. VIII. 38. — ' Le danger de mal aimer est altaclié à la facilité d'aimer. VII. 347- — Chacun aime selon son goût : peu de gens aiment selon leur devoir et le goût de notre Seigneur. VIII. 284. — Dieu commande que nous aimions les créatures pour l'amour de lui. V. 166 ; XIII. 106. — Cette maxime qu'il faut aimer comme ayant un jour à haïr , et haïr comme ayant un jour à aimer, doit nous être en horreur. XV. 214. — On cherche toujours celui qu'on aime toujours. VI. 288. L'inclination d'aimer plus les uns que les autres est naturelle. XIII. 228. — On estime et l'on aime plus ce qui -vient de soimême que ce qui vient d'autrui. III. 120. — Souvent nous pensons aimer une personne pour Dieu, et nous l'aimons pour nousmêmes. XIII. 108. — Ilfaut haïr d'être aimé autrement qu'en Dieu et pour Dieu. XV. 252. — Vouloir être aimé autrement qu'en Dieu est une espèce de larcin. Ibicl. — Ceux qui aiment d'un amour naturel pensent toujours à l'objet qu'ils affectionnent et en parlent continuellement. II.92. — On souffre et on meurt avec ceux qu'on aime par la dilection qui nous tient à eux. VIII. 170, 171. — Il n'appartient qu'aux vraies veuves d'aimer tant leur mari, qu'après sa mort elles ne veulent pas le remplacer. 11.255. — Quand on aime les pauvres, loin de les fuir on se mêle avec eux. II. 1^3. — 'Il faut aimer les sœurs sans user de familiarité indécente. XIII. 53.— -Quand on ne peut s'éloigner de l'objet qu'on aime follement, il faut rompre vivement avec lui sans ménagement. IL 192. Aimer dieu. Dieu nous aime et désire notre amour. V. 8r. — ]Sous pouvons commencer à aimer Dieu dans ce monde, mais nous ne l'aimerons parfaitement que dans l'autre. VI. 201. — Delà douceur du commandement que Dieu nous a fait de l'aimer sur toutes choses. V. 81; VIL 174- — La cause pour laquelle on aime Dieu, c'est Dieu même. VII. 216. — La bonté divine considérée en elle-même n'est pas seulement le premier motif de tous, mais le plus grand, le plus noble et le plus puissant d'aimer Dieu. VIL 369. — Le second motif est celui de la providence naturelle de Dieu envers, nous de la créaiign et conservation. VIL 370. — Le troisième XVI, 2

jg TABLE ANALYTIQUE.

motif est celui de la providence surnaturelle de Dieu en- Ters nous, et de la rédemption qu'il nous a préparée. VIL 3^Q, — Dieu veut être aimé d'un amour de dilection et dominant sur tous les autres. V. 80. — Il faut aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toutes ses pensées, de toutes ses forces, de tout ce que l'on estj enfin l'aimer d'un amour de dilection. V. 88.^ — Nous devons aimer la divine bonté souverainement plus que nous-mêmes. VII. 212. — Nous avons une inclination d'aimer Dieu sur toutes choses. VI. 79, 80. — Cette inclination n'est pas inutile. 85. — Elle agit dans nos cœurs. VI. 86. — Désirer d'aimer Dieu est un grand avancement vers cet amour. XV. 44 6. — Nous n'avons pas naturellement le pouvoir d'aimer Dieu sur toutes choses. VI. 81. — La science n'est pas nécessaire pour aimer Dieu. Une simple femme est capable d'aimer Dieu autant que les plus doctes hommes du monde. V 19; XIII. 117. — Aimer Dieu communément c'est être dans la disposition de mourir plutôt que de l'offenser. V. 83, 84. — Passer plus avant, c'est l'aimer plus parfaitement. Ibid. — Il ne faut pas se contenter d'observer les commandements pour aimer Dieu, il faut encore accroître cet amour autant que possible. V. 85, 86. — On connoît qu'on aime Dieu quand i°on se plaît en sa présence ; 2° quand on n'aime pas beaucoup d'autres choses avec lui ; 3° quand on aime bien le prochain. V. 89^ 90, — Celui qui aime Dieu pense toujours à lui, aspire vers lui, et parle de lui. IL 92. — Quand on aime Dieu on se plaît à le considérer souvent, à parler à lui et de lui, et à s'unir à lui dans le saint sacrement. VIII. 63. — Quand on aime bien Dieu on en parle avec ses domestiques, amis et voisins. IL 207. — En cette vie mortelle, nous ne sommes pas nécessités de l'aimer si souverainement que dans le ciel, d'autant que nous ne le connoissons pas si clairement. VIL 21 3. — Nous repoussons bien souvent l'inspiration, et refusons d'aimer Dieu. VI. 124. — Nous ne pouvons cesser de l'aimer sans commencer de nous perdre. VIL 223. — Entre ceux qui aiment Dieu de tout leur cœur, il y en a qui l'aiment plus, et les autres moins. VIL 182. — 'Bienheureux est le cœur qui aime Dieu sans aucun autre plaisir que celui qu'il prend à plaire à

Dieu. VII. i5i. ^ — Ce ne nous est pas assez d'aimer Dieu plus que notre propre vie, si nous ne l'aimons généralement, ab-« solument, et sans exception quelconque, plus que tout ce que nous affectionnons ou pouvons affectionner. VII. 206. — — On ne peut pas dire qu'on l'aime sur toutes choses, quand on préfère les petites vanités à sa grâce. 210. — C'est le vrai signe que nous n'aimons que Dieu en toutes choses, quand nous l'aimons également en toutes choses. XV. 112. I — Quand un cœur aime Dieu en considération de son infinie bonté, pour peu qu'il ait de cette excellente dileclion, il préfère la volonté de Dieu à toutes choses. VII. 201. — Notre cœur aimant Dieu savoure les délices de cet amour, et prend un contentement nonpareil d'aimer un objet tant aimable. VIL 146. —Il y a bien de la différence entre le contentement que l'on a d'aimer Dieu, parce qu'il est beau, et celui que l'on a de l'aimer parce que son amour nous est agréable. VII. i^g. — On aime Dieu d'un amour de complaisance et môme en un sens d'un amour de bienveillance. IV. 35o. — Il y a bien de la différence entre cette parole : J'aime Dieu pour le bien que j'en attends ; et celle-ci : Je n'aime Dieu que pour le bien que j'en attends. VII. i52.' — Dire qu'on aime Dieu pour l'amour de soi-même , c*cst comme si Ton disoit : l'amour que je me porte est la fin pour laquelle j'aime Dieu. VI. i53. — Les degrés de la plus grande perfection avec lesquels nous pouvons aimer Dieu sur toutes choses se forment quand nous aimons Dieu non seulement sur toutes choses , mais en toutes choses ,et toutes choses en Dieu. VII. 189, 190. — ' Ou encore quand c'est Dieu seul que nous aimons en tout ce que nous aimons, quand nous l'aimons également partout, selon que le bon plaisir d'icelui le requiert , pour toutes choses et sans toutes choses. VIL 191. — Aimer Dieu parmi les prospérités, c'est un bon amour, pourvu qu'on n'aime pas les prospérités autant ou plus que Dieu. XV. 1^21 ; VIL 1 18. — Aimer la volonté divine en ses commandements , conseils et inspirations, c'est un second degré d'amour plus parfait. VII, 1 18 — Il faut aimer Dieu dans les choses les plus insupportables. VIIL 55, 56. — On ne peut aimer Dieu sans aimer les tribulations. VIII,

168. — Aimer les souffrances et afflictions pour l'amour de Dieu c'est le haut point delà très sainte charité. VII. 118. — Les déplaisirs qui nous arrivent se convertissent en bien , si notre âme aime bien Dieu. VIII. 223. — Aimer Dieu et lui être fidèle dans les tracas des tribulations.VIII. i()d>,igg.YoirJ/fliction. — Dieu ne peut être suffisamment aimé que par lui-même. V. 86. — Il est impossible de voir la Divinité et de ne l'aimer pas. VI. 234. — L'entrevue, c'est-à-dire la connoissance naturelle de la Divinité , produit infailliblement l'inclination et tendresse à l'aimer plus que nous-mêmes. VII. 214. — Le cœur qui aime, sans savoir qu'il plaît au bien-aimé, est dans la perplexité. VII. :i5i. — Les bienheureux dans le cielaiment Dieu non en lui de-

• sirant du bien ,mais en se^ réjouissant de celui qu'il possède. V. 57, 58. — Les bienheureux sont ravis et nécessités, quoique non forcés, d'aimer Dieu. VIL 21 3. — La claire vue de la Divinité produit infailliblement la nécessité de l'aimer plus que nous-mêmes. VIL 2 1 3. — Ils aiment si souverainement cette souveraine volonté queson vouloir arrête le leurjCt le contentement divin les contente. VI,38i. Voir Bienheureux. — Tout revient au

- bien de ceux qui aiment Dieu, môme leurs anciens péchés. VIII. 222. — La manière dont on aime Dieu peut se comparer à la manière dont trois archers lancent leurs flèches. V. 83. — Il y a des chrétiens qui aiment Dieu qui commande et non la chose commandée; d'autres aiment la chose commandée et n'aiment pas Dieu qui commande. IV. 897, 398.

Aimer le prochain. On n'aime pas Dieu si l'on n'aime pas le prochain. V. 90, — Quand on aime parfaitement Dieu 011 aime parfaitement le prochain. IV. 277. — Aimer le prochain par charité, c'est aimer Dieu en l'homme ou l'homme en Dieu. VIL 217. — Il ne faut aimer le prochain et les autres choses qu'en Dieu et que pour Dieu. III. 434 ; XV. 248. — Cet amour est très rare parmi les hommes , parce qu'ils cherchent leurs intérêts avant tout. XV. 248. — En aimant le prochain en Dieu et pour Dieu , loin de l'aimer moins on l'aime beaucoup plus , et bien plus parfaitement. XV. 248. — Nous devons aimer le prochain parce qu'il est l'enfant de Dieu et l'image de Dieu , ainsi que nous le sommes. IIL 21 5. — Tous ks hommes ayant

TABLE AKALYTIQUE. 11

la même nature, nous devons les aimer comme nous-mêmes, c'est-à-dire en qualité de très- saintes et vivantes images de la Divinité. VII. 216. — Il faut aimer le prochain de l'amour même que Dieu nous aime, c'est-à-dire, d'un amour pur, solide, ferme, constant et invariable, qui ne considère pas les qualités et conditions des personnes ; mais l'image de Dieu que nous portons tous. V. 90. — -Nous devons aimer le prochain pour le ciel; nous ne devons pas aimer ses imperfections. V. 91; III. 223. — Il faut aimer le prochain raisonnablement, c'est-à-dire, plus l'ame que le corps. III. 229. — On aime le prochain quand on est disposé non seulement à lui rendre service, mais encore à employer ses biens et sa personne pour lui. III. 22$. — Pour bien témoigner que nous l'aimons , il faut lui procurer tout le bien qne nous pouvons , tant pour l'ame que pour le corps. XIII. 56. Bien que nous soyons obligés d'aimer davantage ceux qui sont plus vertueux de l'amour de complaisance, nous ne les devons pas pourtant plus aimer de l'amour de bienveillance, et ne leur devons pas témoigner plus de signes d'amitié. XIII. 54- Voir Prochain. — Nous devons aimer les saints d'un amour d'imitation,c'est-à-dire que nous devons avoir de la sympathie avec ceux que nous aimons. IV. SSg. Voir Ami^Amîtié et Amour,

AiNÉ.Notre Seigneur a été appelé aîné de toute créature. VI. 106.

Albe royale^ qui avoit été prise par Soliman, fut reprise par le duc de Mercœur. V. i37, 1 38. — Plusieurs combats eurent lieu devant cette ville. iHg, 140.

Alcawtara, auteur ascétique, bon pour l'oraison. VIII, 229.

Alcyons. Ces oiseaux font leurs nids sur la mer. II. ifiS.

Aldobrandin ( cardinal ) mande au nonce ap^^'^lique archevêque de Bari , que le remède poi^»^ ^^s usures proposé par saint François de Sales étoit -g^éé du pape, et qu'il lui éloit permis d'en faire usî»d~* ^^' 7^* — ^ lui mande encore que le pape accord" ^'»spense aux Thononois pour les mariages contI.ap^Jo aans les degrés prohibés. IX. 7g.

Alexatîdre VII. Donne de grands éloges à saint François. I. 5^4.-11 approuve ses ouvrages. I. 56i; II. 3. Il déclare qu'il doit sa correction des mœurs à Philothée. II. 3.

Alexandre-le-Grand^ n'eut pas la force et le courage de vaincre ses passions d'intempérance. IV. 5o, 5i. Cinglant en haute mer il découvrit à son odorat l' Arabie-Heureuse, VIII. i6 ; II. 290. — Il donna Compaspé à Apelles. II. i5. — Il se désoloit de n'avoir pas conquis un seul monde. III. 254. — Il pleuroit comme un enfant de n'en avoir pas d'autres à conquérir. V. 36. — Ses courtisans lui demandant quand il vouloit qu'ils le fissent Dieu : il leur répondit : Quand vous serez bienheureux. IV. ^^6,

Alexandrie. L'éminence de ce siège patriarchal vient de ce qu'il a été fondé par saint Pierre. XII. 246*

Alexis (saint). Ce saint pratiqua l'abnégation de soi-même avec une grande perfection. VI.

Aliments. Quels aliments peut -on permettre à des soldats en carême, et en cas de nécessité ? XV. i54.

Alipius, ami de saint Augustin , étoit chaste. II. 162.

Alliance spirituelle que contractent ensemble l'évêque consécrateur avec le consacré. XL 23 1.

Allinges (château des). Ce fut le lieu où saint François commença la mission du Chablais, en convertissant la garnison qui s'y tenoit : il y venoit coucher tous les jours, y disoit la messe, et puis il faisoit ses excursions aux environs pour ramener le peuple à la foi de l'Église. I. 99. 100.

Alpes. Saint François repasse les Alpes, et se rend à Thonon par un temps des plus rudes. I. 169, 1 70.

Albuquerque vit une apparition de la croix. V. 252 ; XII. 292.

Amandier. On a trouvé le moyen de changer les amandiers amerc en amandiers doux. II. 67.

Amasser. Il y «./les personnes qui n'ont pas l'avidité d'amasser, mais on en trouvera j^^n qui quittent franchement ce qu'ils possèdent. III. 201.

Ambassadeur (un) est quelquefois hono.^ comme ambassadeur et d'autres fois en guise de roi. V. 4^3- — ^-^^bassade que reçut saint Jean-Baptiste mit au jour sa grande venu. Voir ndLint Jean-Baptiste. ÎV. 4^4, 4^3. Les ambassadeurs suisses et genevois n'obtiennent rien du duc de Savoie relative«ient à la liberté de conscience en Chablais. I. 21 3.

TABLE ANALYTIQUE. a3

Ambition (r) est un excès de courage qui nous porte à poursuivre des gloires et deshonncjirs sans et contre la règle de la raison. yill. 98. — L'ambition fait que l'on vent avoir les honneurs avant que de les avoir mérités. VIII. 98. — Elle ne marche pas à découvert mais en cachette. III. !5i. — L'ambition et l'orgueil se trouve en tous états, et en tous lieux; c'est la plus forte tentation qui soit parmi le monde. IV. 421. — Les femmes semblent plus ambitieuses d'honneur et d'estime (|ue les hommes. III. Sq. — La nourriture spirituelle rend fort contre la vanité et juste contre l'ambition. VIII. 98. — C'est un bon remède contre l'ambition, de considérer ceux qui sont audessous de nous. XV. 556.

Ambroise (saint) fut admirable par sa douceur et sa fermeté; des abeilles volèrent sur sa bouche pendant qu'il étoit au berceau; il refusa l'entrée de 1 église à Théodose. IV. 419» 420* ' — Ses sentiments sur l'adoration. VI. 398. — Il aimoit sainte Bionique à cause de ses vertus. II. 186. — Ce saint docteur et père de l'Eglise d'amour. VII. 89.

Amédée, III. duc de Savoie, mort en odeur de sainteté. Saint- François représente à sa sainteté le pape Paul V, qu'il est de sa justice de le canoniser. X. i34- — Il supplie les prélats de la congrégation des rits d'être favorables à cette cause. X. 129. — Il représente au duc de Savoie qu'il est dans l'obligation de procurer cette canonisation, ibid.

Ame. L'ame est le premier acte et principe de tous les mouvements vitaux de l'homme. VII. 289. — Elle est spirituelle , indivisible, immortelle, entend, veut librement, et est capable de juger, discourir, savoir et avoir des vertus. VI. 76. — L'ame est une; elle est invisible, il y a en elle divers degrés de perfection, elle est vivante, sensible, raisonnable. VI. 63. — Elle est le principe par lequel nous vivons, sentons et entendons.VII. 28. — L'entendement, la mémoire et la volonté sont les qualités qui donnent à l'ame quelque ressemblance avec Dieu. VL76,77. — Ily a plusieurs portions en l'ame, quoiqu'elle soit indivisible. VI. 64, 65. — ^EUe a deux parties ; l'inférieure et la supérieure ; par l'inférieure elle se plaît quelquefois en la tentation, et par la supérieure elle y résiste. II. 265. VI, VII. —

La supérieure portion de l'ame est celle par laquelle nous adhérons et nous nous appliquons à Tobéissance de la loi éternelle. VI. 65. Cette portion peut discourir, ou selon la lumière naturelle, ou selon la lumière surnaturelle. Ibid. — La portion supérieure est appelée communément esprit et parité mentale de l'ame ; l'inférieure est appelée communément le sens, ou sentiment, et raison humaine. VI. 65. — Il est bon de dis" tinguer tous les jours les effets delà partie supérieure de notre ame d'avec les effets de la partie inférieure. On ne doit s'estimer jamais d'après les productions de l'inférieure. VIII. 2o8. — Il y a plusieurs degrés de raison dans ces diverses portions de l'ame. VI. Q^f 69. — Notre ame réside toute en son corps, et toute en chacune des parties d'icelui. IV. 6; VI. 79. — Notre ame et notre corps sont deux tabernacles, l'un extérieur, l'autre intérieur. IV. 384, 385. — L'union du corps avec l'âme, fait qu'on attribue au corps les affections de l'ame ; comme la joie , la douleur. IV. 477, 478. On parle des deux substances comme s'il n'y en avoit qu'une. 478. — L'union de l'ame avec le corps est si excellente que les philosophes ce cessent de l'admirer. IV. 196. — Il y a en notre ame quatre étages, le premier est la connoissance que nous acquérons par les sens ; le deuxième, la connoissance qui nous vient par la raison et considération des choses j le troisième est la connoissance que nous avons de la foi, par une lumière surnaturelle; le quatrième est la fine pointe de l'esprit, où se font les acquiescements. V. 27, 28. — La création de l'ame prouve la grande science de Dieu. III. 93. — L'ame de l'homme est un petit monde, et l'abrégé de toutes les perfections du monde. III. 93. Elle est toute en puissance. Ibid. — L'ame de l'homme est une belle ville par nature, sujette à Dieu ; mais souvent par ses révoltes elle est rendue sous l'obéissance du péché. III. 92 — Il faut considérer la noblesse et l'excellence de notre ame qui brille par l'entendement et la volonté. IL 317; XIV. 477* — Pour la beauté de la nature humaine, Dieu a donné le gouvernement de toutes les facultés de i'ame, à la volonté. VI. 25. — Elle a ses figures, par ses habitudes et inclinations, et ses bornes, par sa propre volonté. VI» 372.

TABLE ANALYTIQUE. !i5

Ame. Notre ame pense peu à la fin pour laquelle Dieu l'a créée. II ^38. — Elle doit s'appliquera la connoissance deDieu.II.41.

— Dieu est la place de notre ame. II. 88. — Notre ame doit se connoître indigne dedemeurer devant la majesté divine. II. 75. Elle doit lui demander la grâce de ne pas être rejetée de sa présence. II. 75.— L'ame dévote enfante Jésus-Christ en son cœur, mais non sans douleur. II. 129; VIII. 249. — Les plaies de notre Seigneur, ou le calvaire^ sont le refuge de notre ame. II. 88. — L'ame est épouse de notre Seigneur, quand elle est juste. VI. i85. — Le céleste époux ne manque jamais aux âmes qui espèrent en lui. VIII. 46. — L'ame qui tient par amour son Sauveur entre les bras de ses affections, sent délicieusement les parfums des perfections infinies qui se retrouvent en lui. VI, 283. — L'ame qui aspire à l'honneur d'être l'épouse du Fils ' de Dieu, doit quitter le péchés et se purger des humeurs peccantes. II. 28. ■ — La première purgation de l'ame est celle du péché. II. 3o; la seconde celle des affections au péché. Ibid. — Pour purger son ame des affections au péché, il faut appréhender vivement le grand mal que le péché nous apporte, afin d'exciter en soi un vif repentir. II, 33. — L'exercice de la purgation de l'ame doit durer toute la vie. II. 29.

— L'ame n'a pas le pouvoir de né pas sentir de tentations , mais elle a celui de ne pas y consentir. II. 265. — L'ame peut s'éloigner de Dieu, i® par affection et par désir, 2° en fuyant ses grâces et les moyens de salut. IV. 99. — L'ame a été vendue au diable par le péché. III. 93. — Le sang de Jésus, Christ est le vrai purgatoire des âmes pécheresses; lui seul les purifie. XII. 871. — L'ame qui est en péché, peut faire des biens, qui, étant naturels, sont récompensés de salaires naturels. VII. 253. — L'ame se corrompt dans l'abondance des biens du monde; elle se purifie dans la tribulation. III. 3oi.

— Il y a des âmes qui remarquent les défauts d'autrui, pour les commettre et les faire commettre. III. 829. — Les âmes corrompues attaquent les hommes irrésolus pour les réduire à leur train. VIII. 99. — L'ame doit se confondre en sa misère. II. 43. — Les âmes qui après être sorties du péché conservent encore l'affection au péché font le bien avec lassi-

a6 TABLE ANALYTIQTTE.

tude spirituelle. II. 33. — Les âmes délivrées des liens du péché, par l'effet de la miséricorde divine, ne se défont que très difficilement de la vanité. IV. 285. — Quand elle est arrêtée à ses inclinations et ses volontés propres, nous disons qu'elle est dure, c'est-à-dire opiniâtre, obstinée. VI. 372. — C'est un grand bonheur que de posséder son ame. II. 126. — Il f.iut toujours la tenir en paix devant Dieu. XI. 422. Il faut la tenir entre ses mains. II. 281. — Il ne faut remplir son ame de désirs ni mondains ni spirituels. IL 238. Ame. Une ame généreuse ne peut se plaire à déplaire à Dieu. IL 65. — Une grande ame pousse ses prétentions jusque dans l'infini de l'éternité. VIII. 127. — L'ame généreuse estime pour rien ce qui n'est pas éternel. VIII. 127. — Dieu peut seul contenter notre ame. III. 235. — L'ame est heureuse quand elle prend son plaisir à savoir et connoître que Dieu est Dieu, et que sa bonté est une infinie bonté. VI. 278. — Heureuses sont les araes qui se dédient véritablement et absolument au service de Dieu, car Dieu ne les laisse jamais stériles ni infructueuses. XIII. 82. — Les pieds de l'ame sont ses affections qui la portent partout où elle va. XIII. 358. — H y a des araes qui ne pensent point assez, et qui ne réfléchissent presque point sur leur conduite; et d'autres qui y pensent trop, et qui à force d'y penser s'embarrassent l'esprit. XV. 371. — La volonté gouverne diversement les puissances de l'ame. VI. 28. — Heureuses les puissances de notre ame d'obéir au Roi du ciel. VIII. 260, 261. — Les ennuis de la vie servent à rendre l'ame plus vertueuse, quand elle s'exerce à les supporter avec un esprit de patience et de douceur. VIII. 68, 69. — C'est un bonheur pour une ame dédiée à Dieu, d'être exercée par la tribulation avant qu'elle parte de cette vie. VIÏI. 2^3. — Dieu éprouve notre courage, en nous privant quelquefois des choses qui nous semblent très bonnes à Tame. VIII. 241- — Les âmes qui sont fidèles au milieu des assauts du monde sont agréables à Dieu. VIII. 11 3. — Plusieurs âmes affligées de sécheresses trouvent que les secours ordinaires sont peu de chose. III. 273. — Quand l'ame est tranquille au milieu des accidents de la vie, elle représente notre Seigneur; quand elle est agitée,

TABLE ANALYTIQUE. ^y

ellene le représente pas.XIII. 45, 4^. — L'ame peut chercher les moyens d'être délivrée de son mal pour l'amour de Dieu, ou par l'amour propre. II. 280. La paix de Tarae ne se trouve pas dans le monde. I. 17 ; X. 349- Que faut-il faire, quand on sent que l'inquiétude pénètre dans notre ame? II. 281,282. — L'émotion de l'ame se répand dans tout le corps. V.332.--I1 ne faut pas laisser amollir son ame entre les affections de ses parents DÎ la laisser s'attrister parmi leurs passions et la diversité des humeurs avec lesquelles il faut vivre. VIII. 71. Il y a des âmes trop tendres pour elles-mêmes, XV. 422. — Le commerce des âmes bien dressées nous sert à dresser la nôtre ou à la tenir bien dressée. VIII. 100. — Les affections de l'ame commandent la contenance extérieure. V. 33o. — L'ame fait prier avec elle l'homme extérieur. V. 529. — C'est par Toreille qu'on empoisonne les âmes. II. 244. — Les tentations d'arrogance ne nuisent pas aux âmes qui s'anéantissent devant Dieu. VIII. 214. — Dieu ne rejette pas une ame qui ne veut pas être hypocrite, quelques tentations qui lui arrivent» VIII. 214. — H y a des âmes que Dieu disposa de laisser pour un temps exposées, non au péril de perdre le salut, mais bien au péril de perdre son amour. VI. m. — L'égalité d'ame est une vertu très nécessaire dans la vie spirituelle. IV. 4 19* — Les paroles sont les vrais indices des qualités de nos âmes, II. 207. — Trois sortes de glaives peuvent percer une ame : le glaive de la parole de Dieu , le glaive de la douleur , le glaive de l'amour. IV. 241. — C'est une bonne roarquepourune ame quand elle plaît à entendre la parole de Dieu. III. 267. — L'ame qui trouvant sa louange petite, invite toute les créatures à louer Dieu , voudroit se sacrifier, et va cherchant quel sacrifice de louange elle pourroit lui offrir. V. 69. Ame. Quand l'ame est disposée dans l'entendement, la mémoire et la volonté, elle fait un fruit admirable dans la communion. V. 107. — L'ame, à force d'adorer et de manger la beauté, la bonté et la pureté même dans la divine eucharistie, devient belle, bonne et toute pure. II. 116. — Sans l'inspiration, nos âmes vivroient paresseuses, percluses et inutiles. VII. 91. — L'assistance spéciale de Dieu est requise à l'ame qui a le samt amour

28 TABLE ASrALYTÏQCE.

es entreprises signalées et extraordinaires. XI. 188.^ — L'ame qui a la parfaite simplicité, n'a qu'un amour, qui est pour Dieu. XIII. 175. — L'ame qui aime Dieu est tellement transformée en la volonté divine qu'elle mérite plutôt d'être nommée volonté de Dieu, qu'obéissante ou sujette à la volonté divine. VII. 81. ■ — C'est une faveur extrême pour nos âmes qu'elles puissent croître sans fin de plus en plus en l'amour de Dieu, tandis qu'elles sont en cette vie caduque. VI. 17g, 180. — Les âmes qui désirent tout de bon d'aimer Dieu, ferment leur entendement aux discours des choses mondaines pour l'employer plus ardemment es méditations des choses divines , et ramassent toutes leurs prétentions sous l'unique intention qu'elles ont d'aimer uniquement Dieu. VII. 35 1. — Il y a des âmes qui ayant déjà fait quelque progrès en l'amour divin, ont retranché tout l'amour qu'elles avoient aux choses 'dangereuses, et néanmoins ne laissent pas d'avoir des amours dangereux et superflus. VII. 187, 188.^ — Il y a d'autres âmes qui n'aiment ni les superfluités , ni avec superfluité ; ains aiment seulement ce que Dieu veut, et comme Dieu veut. VIL 189. — • L'ame qui n'aime Dieu que pour l'amour d'elle-même, s'aime comme elle dévroit aimer Dieu, et elle aime Dieu comme elle se devroit aimer elle-même. VI. i52. > — En l'ame charitable, non seulement les œuvres excellentes de leur nature, mais aussi les petites besognes se ressentent de la vertu du saint amour, VL 180, 181. — Il y a de grandes âmes d'élite, que Dieu par une très spéciale faveur maintient et confirme tellement en son amour , qu'elles sont hors le hasard de jamais le perdre. VI. a3o. Voir Âîmer et Amour. — Repos ou sommeil de l'ame en Dieu. Voir Quiétude. — Union de l'ame avec Dieu. Voir Union, Ame. Dès le réveil que l'ame se jette toute en Dieu par quelque sainte pensée. XIII. 327. — Exercice de la préparation par lequel l'ame se dispose le matin à toutes sortes d'événements qui peuvent arriver la journée. XIII. 529. — Les araes qui commencent à s'exercer dans la dévotion ne doivent pas se troubler de quelques imperfections. II. 28.— -Elles ne doivent

pas se livrer à divers desirs.XIII. 90. — Il y a des âmes qui ne connoissent point de dévotion, si elle n'est sensible. XV. 384. — L'ame dévote doit se confesser humblement tous les huit jours, et toujours s'il se peut quand elle doit communier. II. 107. Il faut examiner son ame sur son avancement dans la vie dévole relativement à Dieu, au prochain, à soi-même, et aux passions. II. 3o8; XIV. 469- — Quand on examine l'état de son ame envers Dieu il faut considérer quelles sont ses dispositions relativement 1" au péché mortel; 2° aux commandements de Dieu ; 3° aux péchés véniels ; 4" aux exercices spirituels. II. 3 10; 5° envers Dieu même; 6° à l'égard de Jésus - Christ. I. 3ii; 7" à l'égard de Notre Dame; 8" à l'égard de sa langue; 9° aux œuvres et aux motifs qui les font faire. II. 3i2;XlV. 470« — Comment faut-Il examiner l'état de son ame envers le prochain? II. 3i3; XIV. 473. — Quand on examine l'état de son ame envers soi-même, il faut considérer l'ordre qu'on tient en l'amour de soi-même. II. 3i2; relativement à son cœur, II. 3i3;à l'estime qu'on fait de soi devant Dieu; à la manière dont on parle de sa personne et aux œuvres qu'on entreprend. II. 3i3; XIV. l^-ji. — Comment faut-il conclure l'examen de l'état de son ame pour la faire avancer dans la vie dévote? II. 322, 323; XIV. 474* — Après l'examen de son ame il faut se considérer comme appartenant à Dieu et à Jésus, et non pas à soi-même. II. 324- — Quels souvenirs ou ressentiments faut-il garder après l'exercice de l'examen de son ame? II. 324; XIV. 475. — Protestation authentique pour graver en l'ame la résolution de servir Dieu, et conclure les actes de pénitence. II. 59. Ame. La conversion des âmes est une œuvre plus miraculeuse que la résurrection d'un mort, puisque c'est un passage de la mort du péché à la vie de la grâce. XV. 364. ' — La conduite des âmes est l'art des arts, et en son exercice on peut rendre plus de service à notre Seigneur que partout ailleurs. XV. 96, 234,400. — Ceux qui gouvernent les âmes doivent se faire tout à tous pour les attirer tous à Jésus-Christ; agir avec discrétion dans la distribution de la doctrine céJestç. IV. 409. — La

Sty TABLE ANALYTIQUE.

charge des âmes n'est pas de porter les forts, mais de supporter les foibles. XV. 38. — Il est pénible et consolant tout à la fois de conduire quelques âmes en particulier. II. i5, 14.

— Pour le bien de l'arae il faut croire les directeurs et médecins spirituels. VIII. 226. — Un bon directeur connoit les araes qui s'adressent à lui, pour peu qu'elles lui ouvrent leur cœur. C'est un grand avantage d'en être bien connu XI. 442* — li est plus utile de découvrir Fétat de son ame de bouche que par écrit. XI. 386. — Les supérieures doivent avoir une grande charité et une grande condescendance pour les âmes imparfaites qui ont bonne volonté et dont le mal vient d'une trop grande vivacité : moyens de les tempérer et de les encourager. XI. 81.

Ami, et amitié. L'ami fidèle est un médicament de vie et d'immortalité, ceux qui craignent Dieu le trouvent. II. 26. — L'ami fidèle est une forte protection: celui qui l'a trouvé a trouvé un trésor. II. 26, — L'ami qui veut conduire au péché est pire qu'un ennemi. II. igS. — Les aigreurs des amis sont des douceurs, les douceurs des ennemis sont des aigreurs. VII. 256. — Être ami de tous et familier avec peu de gens; surtout dans les liaisons et converi-ations. XIV. 3o. — Il ne faut être ami, que jusqu'à l'autel, et jusqu'où le service de Dieu et la liberté de la conscience ne sont point offensés. Qu'on demande cequiest juste, si l*on veut être écouté. XV. 21. — La mutuelle correspondance entre amis consiste en trois points: il faut que les amis s'entr'aimentjsachent qu'ils s'entr'aiment, et qu'ils aient communication, privante et familiarité ensemble. VI. 70. — Si on préfère l'ami aux autres, alors cette amitié s'appelle dilection. VI. 73 — Si l'estime et préférence que l'on fait de l'ami quoiqu'elle soit grande, et n'en ait point d'égale, ne laisse pas néanmoins de pouvoir entrer en comparaison et proportion avec les autres, l'amitié s'appelle dileclion éminente. VI. 73.

— Quand, au contraire, on préfère grandement et beaucoup un ami aux autres, alors cette amitié s'appelle dilection d'excellence. VI. 93. — Si nous aimons simplement l'ami sans le préférer aux autres, l'amitié est simple. VL 73. — Les amis de Dieu allant de vertu en vertu, sont renouvelés de jour en jour;

TABLE ANALYTIQUE, 3ï

c'est-à-dire, croissent par bonnes œuvres en la justice qu'ils ont reçue parla grâce divine, et sont de plus en plus justifiés. VI. 176. — On aime foiblemcnt ou méchamment quand on laisse son ami dans le péché. II. ig5. — Ilnefaut pas recevoir pêle-mêle les imperfections d'un ami avec son amitié. II. 194. — A mesure que l'ami nous est plus cher, nous avons plus de plaisir en son contentement, et son bien entre plus avant dans notre ame. VI. 292. — Si le bien est excellent, notre joie en est aussi plus grande. VI. 292. — Du choix des amis. 1.632. . — Le mal de ce monde nous devroit plutôt faire louer Dieu quand il en ôte nos amis que de nous en fâcher. VIII. 3. — Il faut considérer nos amis comme devant vivre éternellement avec eux pour ne pas être trop affligé deleur séparation. VIII. Amitié (r), est un amour mutuel connu de chaque partie qui s'affectionnent réciproquement, et qui communiquent entre elles. II. 178. — L'amitié diffère de l'amour, II. 178. — L'amitié est l'amour le plus dangereux à cause de sa communication. II. 178. — De l'amitié, et premièrement de la mauvaise et frivole. II. 177. — Des vraies amitiés. II. 184. — Delà différence des vraies et des vaines amiiiés. II. 187. — L'amitié est l'ennemie mortelle de l'oubli. III. 107. — Il y a peu de vraies amitiés parmi les hommes. XIII. 48, 49- — Les amitiés qui ne sont pas fondées sur la piété, la dévotion ou les choses spirituelles ne sont rien comparées aux amitiés chrétiennes. IL i85;X. 344" — Les amitiés fondées sur J.-C. sont respectueuses,quoique simples et de bonne foi. VIII. i3. — L'amitié répand sa grâce et faveur sur toutes les actions de celui que l'on aime, pour peu qu'elles en soient susceptibles. VIL 256. — L'amitié aussi bien que l'amour, a un bandeau sur les yeux, et nous empêche de discerner entre les défauts et les perfections d'une personne aimée, XV. 193. — L'une des principales propriétés de l'amitié est la constance. X. 344- — 'La chaste amitié est toujours également honnête, civile et aimable. II. 189. — La sainteté doit paroître en notre familiarité et témoignage d'amitié. XIII. 53- — ]\otre amitié doit être si ferme, cordiale et solide, que nous ne refusions jamais défaire ou de souffrir quoi que ce soit pour

notre prochain et pour nos sœurs.XIII. 5i. ^ — La perfection des vraies amitiés ne se trouve qu'au ciel.YIII. 2. — L'amitié qui peut finir ne fut jamais une vraie amitié. VIL i5; Vliï. 3 10. — L'amitié la plus vraie est celle des frères entre eux.XIIL /19.' — Les personnes sincères sont extrêmement propres à l'amitié. XV. 21 5. — Les amitiés particulières qui nuisent dans une communauté ne nuisent pas dans le siècle quand c'est pour la vertu qu'on les forme. IL i85, 1S6. — L'amitié nuptiale, entière et parfaite, est la marque certaine de la bénédiction de Dieu dans le mariage. VIII. 177. — La diversité des opinions ne doit point altérer la charité et l'amitié des chrétiens. XI. 239. — Quand on recommande on use d'amitié pour induire et provoquer. VIL 76. — Quand on ne tire point les amitiés de leur source elles ne tarissent jamais. XIII. 107. — L'amitié fondée sur la vraie vertu n'engendre pas la jalousie. IL 242. — La vraie amitié requiert la communication du bien et non pas du mal. IL 194. — L'amitié loin de nous faire adopter les imperfections d'un ami doit nous aider à nous affranchir même des nôtres. II. 195. — L'amitié qui se termine en belles paroles n'est pas grand chose, XIII. 56. — L'amitié est d'autant plus parfaite que les vertus qu'on met en ce commerce le sont. IL 184.

— Il ne faut avoir d'amitié qu'avec des personnes vertueuses. IL 184. — L'amitié est vraie ou fausse selon que les biens qu'on s'entre-communique sont vrais ou faux. IL 173. — La communication entre les amants alimente l'amitié. II. 198. — Les amitiés dont Jésus est le lien combien pures et saintes. VIII. 270.' — Les amitiés particulières servent à avancer dans la vertu par le conseil et l'exemple. IL i85. — L'amitié particulière est une vertu, mais pour cela elle doit être bonne, sainte et sacrée. 11.187.

Amitié (r) de ce monde est ennemie de Dieu. IL 196. — L'amitié mondaine conduit par les privautés qu'elle inspire à la perte de la chasteté. IL 188. — L'amitié mondaine loue les qualités extérieures du corps ou de l'esprit, l'amitié sacrée ne loue que la vertu et la grâce de Dieu. IL 188. — L'amitié mondaine diffère de l'amitié vraie et spirituelle par le langage et les actions. IL 188. — L'amitié mondaine fait tourner l'esprit et avçugle le

jugement. IL i88. — Les anaitiés sensuelles sont vaines et frivoles. IL 179. — Elles fondent comme la neige au soleil. Ibid, — La communication des voluptés charnelles n'est pas une vraie amitié. IL 178, 179. — L'amitié corrige le mal de l'ami. II. J95. -— La société entre marchands n'est qu'un simulacre d'amitié. IL igS. — Avis et remèdes contre les mauvaises amitiés. IL 190. — On peut guérir les mauvaises amitiés en se réfugiant au pied de la croix ; en leur refusant l'oreille et le cœur, et en n'entrant dans aucune sorte de composition avec elles. IL 190. — Ce n'est pas être ingrat que de rompre impétueusement des amitiés folles et vaines. IL 193. — Il faut prendre garde que l'estime qu'on a pour un ami ne fasse passer dans notre cœur ses affections illégitimes où ses imperfections avec son amitié.

Amour. L* amour n'est autre chose que le mouvement et écoulement du cœur, qui se fait envers le bien, par le moyen de la complaisance que l'on a en lui. VI. 274* — ^1 se termine à l'union. VI. 45, 52. — L'amour est le premier acte et principe de notre vie dévote et spirituelle, par lequel nous sentons, vivons et nous émouvons. VIL 28. — L'amour est l'abrégé de toute la théologie. VIL 63. — L'amour est la première, ains le principe et l'origine de toutes les passions. VI. 377. — L'amour est une vertu unitive; c'est-àdire qui nous porte à la parfaite union du souverain bien VIL 5. — L'amour est le moyen universel de notre salut, qui se mêle partout, et sans lequel rien n'est salutaire. VI. 1 15. — L'amour étant la première complaisance que nous avons au bien, il précède le désir. VI. 35. — L'amour est représenté lançant des flèches dans le cœur des mortels. V. 83. — Platon a dit que l'amour étoit pauvre, déchiré, nu d, deschaux, chétif, sans maison, couchant dehors sur la dure es portes, toujours indigent. VI. 386. — Le bien est le premier objet de l'amour. V. 89. — Il ne faut pas dissiper son amour en plusieurs objets. V. 90. — Plus le sujet de l'amour est relevé et spirituel, plus ses affections sont vives, subsistantes et permanentes. VI. 63. — L'amour est comme le feu , duquel plus la matière est délicate, plus les flammes en sont claires et belles.

VI. 63." — L'amour tend au bien de la chose aimée, ou en s*y complaisant , si elle l'a, ou en le lui désirant et pourchassant si die ne l'a pas. ^VII. 219. — Il y a peu de différence entre l'objet de l'amour et celui de l'honneur. V. 386. — Le nom d'amour n'est pas moins sacré que celui de dilection : l'un et l'autre signifie parfois une affection sainte, et quelquefois une passion dépravée. VI. 74. ■ — L'amour précède la haine, la délectation et l'espérance. VI. 35. -^ Le divin commandement de l'anjour tend au ciel, mais est toutefois donné aux fidèles de ce monde. VII. 178. — L'amour cherche ce qu'il a trouvé, non afin de l'avoir, mais pour toujours l'avoir. VI, 288. — Qui désire ardemment l'amour aimera bientôt avec ardeur. VII. 35g. — L'amour tend à l'union. VI. 52.

— L'union à laquelle l'amour prétend est spirituelle. VI. 55. .— L'union étend bien souvent et agrandit l'amour. VI. 56, Quand l'union est naturelle elle produit l'amour j et l'amour qu'elle produit nous porte à une nouvelle union naturelle. \I. 56. Voir Union. — La conversation nourrit souvent et accroît l'amour. VI. 56i-^^ Quand on veut inspirer l'amour aux autres on en prend soi-même. II. 182. — La connoissance est requise à la production de l'amour. VI. 340. — La connoissance de la bonté divine applique notre volonté à l'amour. VI. 343. — En ce monde l'amour prend sa naissance , mais non pas son excellence, de la connoissance de Dieu. VI. 340. — Une connoissance obscure, environnée de beaucoup de nuages , comme est celle de la foi, nous affectionne infiniment à l'amour de la bonté qu'elle nous fait apercevoir. VI. 342. ' — Nous devons reconnoître que nous tenons de Dieu tout l'amour que nous lui portons. VI. 249.

— Tout amour qui ne prend pas son origine de la passion du Sauveur, est frivole et périlleux. VII. 87. — Ceux-là n'ont pas bien rencontré, qui ont cru que la ressemblance étoit la seule convenance qui produisît l'amour. VI. 5o. — L'amour ne se fait pas toujours parla ressemblance et la sympathie; mais par la correspondance et proportion qui consiste en ce que par l'union d'une chose à une autre, elles puissent recevoir mutuellement de la perfection et devenir meilleures. VI. 5i.

La volonté peut rejeter son amour quand elle veut, appliquant l'entendement aux motifs qui l'en peuvent dégoûter et prenant résolution de changer d'objet. VI. 37. — L'amour en voulant faire quelque entreprise hardie, ne se sert pas seulement de ses propres motifs, mais aussi des motifs de la crainte servile et mercenaire. VIL 322. — L'amour emploie la crainte au combat , et s'en sert pour repousser l'ennemi VII. 321. — Les tentations que Tamour ne défait pas, la crainte d'être damné les renverse. VII. 322.

Amour (1') qui naît emmi les épines et répugnances d'un naturel âpre et sec, est brave et glorieux ; mais celui qui naît d'un cœur naturellement doux est plus délicieux et gracieux. VIL 347. — L'homme se donne tout pour l'amour, et se donne tout autant qu'il aime. VII. 180. — Il n'y a point de douleur erarai l'amour; ou s'il y a de la douleur, c'est une bien-aimée douleur. VI. 385. — On ne manie pas l'amour à son gré. IL 182. — L'amour est fort comme la mort qui sépare l'ame du corps. VIL 243, 36. — L'amour fait exécuter une résolution comme les menaces de la mort. XIII. II. ' — Rien ne presse tant le cœur de l'homme que l'amour. VII. 32. — L'amour aiguise notre goût, et notre goût affine notre amour. VI. 542. — L'amour est la vie -de l'âme. VIL 28. — • Les autres passions et affections sont bonnes ou mauvaises, vicieuses ou vertueuses , selon que l'amour duquel elles procèdent, est bon ou mauvais. VI. 35. — L'amour égale ceux qui s'aiment. VIII. i3. — L'amour ne nous trouvant pas égaux, fi nous égale ; ne nous ■ trouvant pas unis, il nous unit. VI. 222. — L'amour est la vie de notre cœur. VIL 334- — L'amour rend tellement propre ce qu'on aime, qu'on dit ordinairement que les biens de la chose aimée sont plus à celui qui aime , qu'à celui qui les possède. IV. SSg. — L'amour et la fidélité, jointes ensemble, engendrent toujours la privante et la confiance. IL 244. — La volonté change de qualité selon l'amour qu'elle épouse; s'il est charnel elle est charnelle; spirituelle s'il est spirituel : et toutes les affections de désir, de joie, d'espérance, de crainte, de tristesse , comme enfants nés du mariage

de l'amour avec la volonté, reçoivent aussi par conséquent leurs qualités de l'amour. VI. 36. — L'umour est un lien de perfection. V. 89. — Il ne tient pas à la divine bonté que nous n'ayons un très excellent amour. VI. 128. — Ce seroit une impiété effrontée de vouloir rejeter le défaut d'amour qui est en l'homme ingrat sur le manquement de l'assislance et grâce céleste. VI. 245. — Il faut tout faire par amour et rien par force, il faut plus aimer l'obéissance que craindre la désobéissance. VIII. 2.5. — L'amour ou il trouve, ou il fait la ressemblance. VII. 61. — Nous n'avons pas d'amour à beaucoup près de ce que nous en avons besoin, c'est donc folie de le dépenser parmi les créatures. II. i85. — L'amour tient le premier rang entre les passions de l'ame. II. 177. — L'amour domine sur toutes les affections et passions, et même il gouverne la volonté, bien que la volonté ait aussi domination sur lui. VI. 35. — L'amour est l'étendard en l'armée des vertus: elles doivent toutes se ranger à lui. VII. 3i3. — Pour avoir un amour non seulement noble et généreux, mais fort, vigoureux et actif, il en faut retenir la vertu et la force dans les limites des opérations spirituelles. VI. 58. L'amour de Dieu est le grand commandement de la loi. V. yg. ,80. — Il s'appelle tantôt grâce, tantôt charité, et tantôt dévotion. II. 18. — L'amour de Dieu est la fin, la perfection, et l'excellence de l'univers. VII. 174. — L'aœour de Dieu est cette perle pour laquelle on a de tout. Pour l'obtenir les saints observent les préceptes et les conseils. V. 38, 59. — Il n'est pas impossible d'observer le commandement de l'amour de Dieu. V. 81. — La vie sans l'amour de Dieu est toul-à-fait pire que la mort. VIII. 255. — L'amour de Dieu est plus agréable que celui des créatures. III. 238. — Dieu est le plus digne amour de notre cœur et le plus digne objet de notre amour. VIII. 125. — L'amour de Dieu est l'amour sans pair, parce que la bonté de Dieu est la bonté nonpareille. VII. 19^. . — Pour parvenir à l'amour de notre Dieu il faut employer des moyens, des exercices, des pratiques. VIII. 60. — Le vrai moyen d'atteindre à l'amour de Dieu c'est la considération de ses

bienfaits. II. i3/j. — L'araour des hommes envers Dieu tire son origine , son progrès et sa perfection de l'amour éternel de Dieu envers les hommes. VI. 249. — Le prix de l'amour que nous portons à Dieu, dépend de Téminence et excellence du motif pour lequel et selon lequel nous l'aimons. VII. 1 85. — La félicité pour laquelle tous les hommes sont créés ne se trouve que dans le pur amour de Dieu. V. 35. — La gloire du saint amour de Dieu consiste à brûler et consumer tout ce qui n'est pas lui-même, pour réduire et convertir tout en lui. VIII. 219. — Un seul petit profit en l'amour de Dieu est digne de grande considération. VIII. 182. — L'amour de Dieu est doux, paisible et tranquille. II. 172. — Il faut compter pour rien ce qu'on donne pour acquérir l'amour de Dieu. — V. 4i.

— Le véritable amour de Dieu veut régner seul dans nos cœurs. V. 40. Il ne veut pas de rival. — L'amour de Dieu est notre poids, et plus il y en a dans nos œuvres, plus elles sont de prix. XV. 347* — L*amour de Dieu dure éternellement à moins que l'ame ne le quitte volontairement. III. i3. — Quand nous donnons notre amour à Dieu il nous donne le sien. III. 239. — Il ne faut jamais dire qu'on a assez d'amour de Dieu, il faut y faire des progrès continuels. V. 86. XI. i85. — L'obligation de servir Dieu, et faire progrès en son amour, dure toujours jusqu'à la mort. VIL 157. — Nous ne saurions parvenir à la p.-irfaite union d'amour avec Dieu en cette vie mortelle. VI. 200. — Nous pouvons perdre l'amour de Dieu tandis que nous sommes en cette vie mortelle. VI. 2 3o.

— On ne connoît pas toujours clairement ni jamais tout-àfait certainement, au moins d'une certitude de foi , si on a le vrai amour de Dieu requis pour être sauvé : mais on ne laisse pas pourtant d'en avoir plusieurs marques. VIL 198. — L'inégalité de notre amour envers Dieu ne peut avoir origine que de la considération de quelque chose qui n'est pas Dieu. VII. 191. — Dieu nous regarde continuellement avec un amour incomparable. IL 88. — Dieu désire fortement que nous l'aimions. VI. 116. — L'amour éternel de Dieu envers

38 TABLK ANALYTIQUE.

nous prévient nos cœurs de son inspiration, afin que nous raimions. VI. 120. — Le cœur de Dieu est si abondant en amour, son bien est si fort infini^, que tous le peuvent posséder, sans que chacun pour cela le possède moins. VII. 227. — C'est pour l'amour de nous qu'il veut que nous l'aimions. VII. 223. —La mesure de l'amour de Dieu est de n'en point avoir, parceque son objet étant infini, il ne peut avoir de bornes. XV. 32g. — Le moyen le plus propre, le plus aisé , le plus court, le plus utile pour aimer Dieu de tout son cœur : c'est d'aimer Dieu de tout son cœur. XV. lii. — Ce n'est pas mal de trembler quelquefois devant Dieu, mais il faut que l'amour prédomine. VIII. i35. — Le trouble empêche de se joindre lout-à-fait par amour avec Dieu. VIII. i4i. — L'amour de Dieu ne consiste pas en consolation, ni en tendresse. XV. 385. — li s'entretient par les croix. X. ^5. — L'amour de Dieu rend notre ame constante parmi l'inconstance des consdlations et afflictions tant spirituelles que temporelles, tant intérieures qu'extérieures. II. 287. — Le pur amour de Dieu est bien phis aisé à pratiquer dans les adversités que dans les aises. XV. 379. — L'amour de Dieu rend douces les souffrances. VIII. 3 18. — Le vrai amour de Dieu ne consiste pas dans les consolations. 379. — Nos imperfections ne doivent ni nous plaire ni nous étonner, ni nous décourager; Dieu aime Thomme imparfait, quoiqu'il n'aime pas ses imperfections. Ibùl. — Les saints ont conservé l'amour de Dieu au milieu des variétés des affaires humaines. VIII. 67. — Entre tous les amours Celui de Dieu tient le sceptre, et a tellement l'autorité de commander inséparablement unie, et propre à sa nature, que s'il n'est le maître, incontinent il cesse d'être et périt. VI. 41» — L'amour de Dieu qui nous porte jusques au mépris de nousmêmes , nous rend citoyens de la Jérusalem céleste. VI. 24îi- — Pour faire vivre et régner l'amour de Dieu en nous, il faut que nous amortissions l'amour propre. VI. 37. — L'aihoui" de la volonté de Dieu, signifié es commandements, nous porte à l'amour des conseils. VII. 80, — L'amour qui tire cheriiin devers la volonté de Dieu en l'affliction j marche en assurance. VIL 120.

li'AMOtJR sacré, comme roi des vertus, n'a rien, petit ou grand, qui ne soit aimable. VI. 184. — Tout le cœur étant employé en r.imour sacré, on peut néanmoins aimer Dieu différemment, et aimer encore plusieurs autres choses avec Dieu. VII. 180. — Quand l'amour sacré fait son œuvre, il le fait si éminent qu'il . surpasse tout : car il fait préférer Dieu à toutes choses sans réserve. VII. 201. — L'amour sacré rend les vertus excellemment plus agréables à Dieu qu'elles ne le sont de leur propre nature. VII. 1x55. — Parmi les tribulations et regrets d'une vive repentance, Dieu met bien souvent dans le fond de notre cœur le feu sacré de son amour. VI. i63. — L'amour sacré sépare l'ame de l'amant d'avec son corps et d'avec toutes les choses du monde. VII. 3, 6. — L'amour sacré comme surnaturel doit présider, et régner sur toutes les affections, voire même sur Tentendement et la volonté. VI. [\i. — L'amour sacré est un enfant miraculeux , que la volonté humaine ne peut concevoir si le Saint-Esprit ne le répand dans nos cœurs. VI. 42. — L'amour sacré comprend le doux fruit du Saint- Esprit avec les huit béatitudes de l'Évangile. VII. 33i. — L'amour sacré mêle sa dignité parmi les autres vertus, en perfectionnant la leur particulière. VII. a66. — L'amour sacré donne un prix excellent aux actions issues de lui-même, et à celles qui procèdent des autres vertus. VIL 270. — Pour avoir le désir de l'amour sacré, il faut retrancher les autres désirs. VIL 35o. — Histoire mémorable pour faire bien concevoir en quoi gît la force et excellence de l'amour sacré. VII. 202. — Toutes les vertus tirent leur perfection de l'amour sacré. VIL 286. — Voir Ferai. Les forces de la nature humaine ou angélique ne peuvent pas produire l'amour sacré. VI. 174- — L'amour sacré peut être augmenté de plus en plus en un chacun de nous. VI. 176. — Le refroidissement de l'ame en l'amour sacré vient du péché véniel ou de l'affection au péché véniel. VI. 234- — La seule cause du refroidissement de l'amour sacré est en la volonté des créatures. VI. 245. — • L'amour sacré se perd en un moment. VI .242. — L'amour sacré doit prévaloir sur tous nos amours et régner sur nos passions. VII. 196.

L'amour divin donne au cœur humain la chaleur intérieure qui

4o TABLE ANALYTIQUE.

lui manque sans lui. III. 245. — Le divin amour emploie toutes les passions et affections de l'ame, et les réduit à son obéissance. VII. 334. — Le divin amour sanctifie encore plus excellemment les vertus, quand elles sont pratiquées par son ordonnance et commandement. VII. 262. — II nous rend conformes à la volonté de Dieu, et nous fait soigneusement observer ses commandements en qualité de désir absolu de sa majesté à laquelle nous voulons plaire. VII. 76. — Quand le divin amour trouve dans les araes humaines plusieurs empêche ments et résistances, il y fait des violences en combattant les mauvaises inclinations. VII. 56. — Quand le divin amour règne dans nos cœurs , il assujettit royalement tous les autres amours de la volonté, et toutes leurs affections. VII. 335. — Quelle méthode doit-on tenir pour ranger les affections et passions au service du divin amour? VII. 337. — La perfection de l'amour divin est si souveraine^ qu'elle perfectionne toutes les vertus, et ne peut être perfectionnée par aucune d'elles. VII. 289. — On quitte trop souvent le divin amour pour celui des créatures. VI. 238. — C'est une erreur manifeste dépenser que les occupations légitimes nous désunissent du divin amour. XV. 467. — • Les occupations légitimes ne nous empêchent point de pratiquer le divin amour, VII. 352. — Il faut employer toutes les occasions présentes en la pratique du divin amour. VII. 355. — Notre vie doit être rapportée à l'amour du souverain bien. VIII. 6S. — Le royaume intérieur est heureux quand le divin amour y règne. VIII. 260. Le saint amour fait son séjour sur la plus haute et élevée région de l'esprit, où il fait ses sacrifices et holocaustes à la Divinité. XI. 43. — Si le juste a le saint amour, il n'a pas besoin qu'on le presse par la rigueur de la loi. VII. 62.- — L'amour est le plus pressant docteur et solliciteur pour persuader au cœur qu'il possède l'obéissance aux volontés et aux intentions du bien-aimé. VII. 62. — Là haut tous les saints pratiquent leur amour incessamment, sans remise quelconque; tandis qu'ici-bas les plus grands serviteurs de Dieu, tirés et tyrannisés des nécessités de cette vie mourante, sont contraints de souffrir mille et mille distractions qui les ôlent souvent de

TABLE ANALYTIQUE. 4ï

l'exercice du saint amour. VI. 204. — Le progrès au saint amour ne dépend pas de la complexion naturelle. VII. 846. — Le saint amour, revenant en Tame, fait revivre toutes les œuvres que le péché avoitfait périr. VII, 3oi. — Trop souvent on prend le change au sujet du saint amour. VII. 121, 147. — La pureté du saint amour est le comble de la perfection du chrétien en celte vie et en l'autre. XV. 270. — On connoît l'égalité du saint amour quand on aime également Dieu en toutes choses. V. 112. — Il importe peu que l'on soit naturellement disposé à l'amour , quand il s'agit d'un amour surnaturel et par lequel on n'agit que surnaturellement. VII. 347. — Le céleste amour a cette souveraine propriété, qu'étant plus pur il rend l'action qui en provient plus pure. VIL 3 10. — ■ Notre vie nouvelle c'est l'amour céleste qui vivifie et anime notre ame , et cet amour est tout caché en Dieu, et es choses divines avec Jésus- Christ. VII. 27. — Celui qui est bien attentif à plaire amoureusement à l'amour céleste n'a ni le cœur ni le loisir de retourner sur soi-même; son esprit tendant continuellement du côté où l'amour le porte. XV. 255. Amour, ses diverses espèces. VII. 196. • — On partage l'amour eu deux espèces, dont l'une est appelée amour de bienveillance , et l'autre amour de convoitise. VI. 72. — L'amour de bienveillance est celui par lequel nous aimons quelque chose pour son bien. VI. 72. — L'amour de convoitise est celui par lequel nous aimons quelque chose pour le profit que nous en prétendons. Ihid. — Nous desirons, par l'amour de bienveillance, que tous les amours qu'il est possible d'imaginer soient employés à bien aimer cette bonté. VII. 64. — Quand l'amour de bienveillance est exercé sans correspondance de la part de la chose aimée, il s'appelle amour de simple bienveillance. Vf. 72.^ — L'amour de bienveillance désire à celui qu'on aime plus de bien qu'il n'en possède. IV. 35o. — L'amour de bienveillance, qui veut tout soumettre à Dieu, soitmet par conséquent nos désirs et nos volontés à celle-ci que Dieu nous a signifiée. VIL 78. — L'amour de bienveillance jette notre cœur en Dieu, et avec lui toutes nos actions et affections. VIL 64. — L'amour de bienveillance nous fait désirer d'agrandir

en nous de plus en plus la complaisance que nous prenons en la bonté divine. VI. !^oi. — Nous pouvons pratiquer l'amour de bienveillance es louanges que notre Rédemoteur et sa Mère donnent à Dieu. VI. 3i5. — Nous exerçons l'amour de bienveillance envers notre Seigneur par manière de désir. VI. 298. —La conformité de soumission procède de l'amour de bienveillance. VII. 63. — L'amour que nous portons en Dieu prend son origine de la première complaisance que notre cœur sent, soudain qu'il aperçoit la bonté divine, lorsqu'il commence à tendre vers elIe.VI. 284. — Notre amour envers Dieu commence par la complaisance que nous avons en la souveraine bonté et infinie perfection que nous savons être en la Divinité j puis nous venons à l'exercice de la bienveillance. VI. 298. — L*amour de bienveillance peut s'exercer envers Dieu , quant au bien intérieur et infini qu'il possède, qui est lui-même en nous réjouissant de ce qu'il est ce qu'il est. XV. 338. — A. regard du bien extérieur, nous pouvons aussi exercer envers Dieu l'amour de bienveillance. XV. 337. — En l'amour que Dieu exerce envers nous, il commence toujours par la bienveillance, voulant et faisant en nous tout le bien qui y est, auquel par après il se complaît. VI. 298. — L'amour de bienveillance se change dans les saints en amour de complaisance. V. 58. — L'artiour de complaisance est celai par lequel on se plail au bien que possède celui qu'on aime.IV. 35o. — L'amour de complaisance tire Dieu dedans nos cœurs. VIII. 64. — L'amour de complaisance regardant ce désir divin , veut complaire à Dieu en l'observant. VIL 73. — C'est une vérité indubitable que le parfait amour, tandis que nous sommes en ce monde, est un mouvement ou au moins une habitude active et tendante au mouvement. VIL 5. Amour parfait et imparfait. L' amour parfait est celui qui joint plusieurs âmes en une. VI. 55. — L'amour imparfait est celui qui a égard à notre utilité. VI. i52. — Quand l'esprit divin veut exprimer un amour parfait, il emploie presque toujours les paroles d'union et de conjonction. VI. 54. — Entre tous les essais de l'amour parfait, celui qui se fait par l'acquiescement de l'esprit aux tribulations spirituelles est sans aucun

douJe le plus fin et le plus relevé. VIT. 121. — Il n'appartient qu'à l'amour parfait de recevoir les maux et de les aimer, d'autant plus, qu'ils ne sont aimables que pour le respect de la main qui les donne. VII. 120. — L'amour est en son excellence, quand nous ne recevons pas seulement avec douceur et patience les afflictions , mais encore que nous les chérissons, nous les aimons et les caressons à cause du bon plaisir divin duquel elles procèdent. Vil. 121. — L'amour d'excellence ou l'excellence de l'amour est commandé à tous les mortels en général et à chacun d'eux en particulier. VII. 198. — Il ne faut pas prétendre à l'amour extrêmement parfait en cette vie mortelle. VII. 17g. — Du grand sentiment'd'amour que nous recevons par la sainte espérance. VI. 144. — L'amour se pratique en l'espérane ou le désir de posséder Dieu. VI. 147» — L'amour d'espérance est fort bon, quoique imparfait. VI. i52. — Cet amour que nous appelons espérance, est un amour de convoitise, mais d'une sainte et bien ordonnée convoitise, par laquelle nous ne tirons pas Dieu à nous, ni à notre utilité j mais dous nous joignons à lui, comme à notre finale félicité. VI. i53.' — L'amour que nous pratiquons en l'espérance, va à Dieu, mais il retourne à nous: il a son regard en la divine bonté, mais il a de l'égard à notre utilité. VI. i52. — L'amour qui est en son déclin, et qui va périssant et défaillant, est encore appelé amour imparfait. VI. 264. — L'amour imparfait est dangereux. VI. 26^,269. — Il est aisé de reconnoitre cet amour imparfait. VI. 270. — L'amour qui précède le repentir, est pour l'ordinaire imparfait; mais étant détrempé dans l'aigreur de la péniteice, il se renforce et devient amour excellent. VI. 16 5. — Quoique l'amour imparfait soit bon en soi il nous est néanmoins périlleux, pour autant que souvent nous nous contentons de l'avoir lui seul. VI. 269. — L'amour imparfait désire et requiert Dieu; la pénitence le cherche et le trouve, l'amour parfait le tient et le serre. VI. i65. Amour affectif et effectif. VI. 325. — Le premier est désiré de tous à cause de ses consolations; le second est plus excellent à cause des bonnes œuvres qu'il produit. IV. 292, 298; VI. 325, XIII. 2o3. — L'amour affectif affectionne Dieu; se plaît à

Dieu; se joint à la bonté de Dieu. Ibid. — L'amour effectif exécute la volonté de Dieu et embrasse avec courage tout ce qui vient de son bon plaisir. Ibid. — On peut encore aimer Dieu d'un amour de dileclion et d'élection. V. 82, 83. — Si celui à qui nous voulons du bien ne l'a pas encore, nous le lui desirons, el partant cet amour se nomme amour de désir. VI. 72. ■ — Quand l'amour est avec mutuelle correspondance, il s'appelle amour d'amitié. VI. 72. — L'amour intellectuel et cordial, qui est ou doit être le maître en notre ame, refuse toutes sortes d'unions sensuelles, et se contente en la simple bienveillance. VI. 61. — L'amour cordial des uns envers les autres est un don des plus grands et plus excellents que la divine bonté fasse aux hommes. III. 399. — Cet amour cordial doit être accompagné de deux vertus, dont l'une s'appelle affabilité, et l'autre bonne conversation. XIII. 5i. — L'amour spirituel est dangereux, si l'on ne veille pas sur lui il peut facilement se changer en amour charnel, surtout entre personnes de différent sexe. II. 187. — Quoiqu'il y ait divers degrés d'amour entre les vrais amants, il n'y a néanmoins qu'un seul commandement d'amour qui oblige généralement et également un chacun d'une toute pareille et totalement égale obligation. VII. igS. — L'amour entre les affections raisonnables est la première et la plus noble production de la volonté. XV. 446. — L'amour de Dieu domine sur les autres amours. VI. 4i« Amour. Effets de l'amour divin dans les cœurs. XI. 385. — Les commandements deviennent très-aimables quand l'amour les ordonne. VII. 94. — Pour exciter ce saint et salutaire amour des commandements, nous devons contempler leur beauté, laquelle est admirable. VII. 73. • — Le cœur amoureux aime les commandements, et plus ils'sont de chose difficile, plus il les trouve doux et agréables. VII. 76. — Le cœur amoureux ne reçoit pas le conseil pour son utilité ; ains pour se conformer au désir de celui qui conseille, et rendre l'hommage qui est dû à sa volonté. VII. 77. — Chacun doit aimer, quoique non pas pratiquer tous les conseils évangéliques ; néanmoins chacun doit .pratiquer ce qu'il peut. VII. 89. — Le cœur

TAP.l.E ANAr.YTIQlIE. /, 5

vraiment amoureux aime le bon plaisir divin, non seulement es consolations, mais aussi es afflictions. VII. 117. — Il ne faut pas reclierclier son repos au préjudice de l'amour de Dieu. XI. 36 1. — Le langage des amants est si particulier que nul ne l'entend qu'eux-mêmes. VI. 328. — L'amour ne parle pas seulement par la langue, mais par les yeux, les soupirs et contenances. Oui même le silence et la taciturnité lui tiennent lieu de parole. VI. 33o. - — Tous les vrais amants sont égaux, en ce que tous doniient tout leur cœur à Dieu et de toute leur force. II. 173 ; VII. i8/|. ^ — Quels sont les premiers sentiments d'amour que les attraits divins font en l'ame avant qu'elle ait lafoi? VI. J 3^, 14 i . — Jésus-Christ est notre amour, et notre amour est la vie de notre ame. VII. 28. — Quand nous avons colloque notre amour en Jésus-Christ, nous avons mis en lui notre vie spirituelle. VIL 28. — Les liens d'or de notre Seigneur sont les liens d'amour et de dilection par lesquels il lie plusieurs araes. IV. 282. — La considération de l'amour que Jésus-Christ nous porte doit exciter nos bons propos. II. 32o. — L'amour et la mort sont tellement mêlés ensembl-e en la passion du Sauveur, qu'on ne peut avoir au coeur l'un sans l'autre. VII. 374. — Rien ne contente le cœur comme l'amour de Jésus-Christ. III. 234. — La fidélité de notre amour approche plus Jésus-Christ de notre cœur que la tranquillité. VIII. 104. — Le tracas des affaires n'éloigne pas Jésus-Christ si Ton consent à sa sainte volonté. VIII. 104. — Il n'y avoit pas de plus pressant aiguillon pour nous avancer dans le saint amour, que la considération de la nîori et des souffrances de notre Seigneur. XV. 235. — Comme la mort du divin rédempteur est le plus haut effet de son amour envers nous, ce doit être ainsi le plus fort de tous les motifs de notre amour envers lui. XV. 236. Les attraits amoureux de noire Seigneur nous aident et accompagnent jusques à la foi et à la charité. VI. 168. — Il faut offrir notre amour à notre Seigneur. IV. 467. — Il faut imiter l'amour de notre Seigneur. V. 4 5 — Il faut craindre Dieu par amour, et non pas l'aimer par crainte. XV. 106. — L'amour de confonuilc provient de la sacrée complaisance. VI f. 60.

La sacrée complaisance de l'amour en quoi consiste-t-elle?VI. 274- — On ne peut dire combien le Sauveur désire d'entrer en nos âmes par l'amour de complaisance douloureuse. VI. 297. — Jamais aucun amour n'ôte nos cœurs à Dieu, sinon celui qui lui est contraire. VII. 180. — Quand nous demandons l'amour de Dieu nous comprenons toutes les vertus ; elles ne sont point séparées l'une de l'autre. XIII. 3o5. — L'amour donne le prix à nos oeuvres. XV. 347. — On peut demeurer par amour où l'on est entré de force. VIII. 281. — En l'amour la jalousie est l'extrémité de la peine. XIII. 44. — L'amour de Dieu doit l'emporter sur la crainte. VIII. i35. Exhortation à l'amour de Dieu. VIIL 62, 260; XI. 254? ^56. — Il faut servir et aimer Dieu parfaitement, sans s'étonner des difficultés. X. 332. — Il faut faire souvent des actes d'amour. VIII. 142. — Il faut appliquer cent et cent fois le jour notre vie au divin amour par la pratique des oraisons jaculatoires , élévations de cœur et retraites spirituelles. VII. 362. — Le souverain amour a la souveraine bonté. VU. 197. — L'amour divin assis sur le cœur du Sauveur comme sur son trône royal, regarde par la fente de son côté percé tous les cœurs des enfants des hommes» VI. 319. — L'amour divin du Père éternel envers son Fils est pratiqué en un seul soupir élancé réciproquement par le Père et le Fils, qui en cette sorte demeurent unis et liés ensemble. VI. 223. — Le co«ible de l'amour de la divine bonté du Père céleste consiste en la perfection de l'amour de nos frères et compagnons. VIL 218. — L'amour jaloux ne reçoit aucun mélange d'autre affection, voulant que tout soit pour le bienaimé. VIL 224. — Le véritable amour n'est jamais ingrat, il tâche de complaire à ceux èsquels il se complaît. VIL 60. — Amour. Sa blessure. VI. 376. — Quels sont les moyens par lesquels le saint amour blesse les cœurs. VI. 558, 38i. — - Les douloureuses blessures de l'amour sont de plusieurs sortes. VI. 37g. — Quand les blessures et plaies de l'amour sont fréquentes et fortes, elles nous mettent en langueur et nous donnent la bien aimable maladie d'amour. VI. 389. ■ — L'amour nous blesse quelquefois par la seule considération de là

multitude de ceux quiméprisent l'amour de Dieu. VI. 384.— Quelquefois celte blessure d'amour se fait par le seul souvenir que nous avons été jadis sans aimer Dieu. VI. 384» — C'est encore une autre blessure d'amour quand l'ame sent bien qu'elle aime son Dieu , et que néanmoins Dieu la traite comme s'il ne savoit pas d'être aimé, ou comme s'il éloit en défiance de son amour. VI. 382. — Ceci est admirable es blessures reçues par le divin amour; que la douleur en est agréable, et tous ceux qui le sentent y consentent, et ne voudroient pas changer cette douleur à toute la douceur de l'univers. VI. 385. — Celte douleur provient de l'amour, et partant c'est une aimable et agréable douleur. VI. 378. — Plusieurs amants sacrés furent présents à la mort du Sauveur, entre lesquels ceux qui eurent le plus d'amour eurent le plus de douleur. VIL 53. — ^Dela sainte persévérance en l'amour sacré.

Page 1