‹ Œuvres Completes Volume 16Chapitre 169 sur 188 · XVI · texte numérisé non relu

XVI

DÉVOTION (la^ n'est autre chose qu'une vivacité et agilité spirituelle, par le moyen de laquelle la charité fait ses actions en nous, ou nous par elle, promptement et affectionnément. II. 19; YIII. 5j IX. 171. — La dévotion , de soi , et de sa nature, est une vertu morale et acquise, non divine et infuse. XV. 296. — C'est une ferveur douce et tranquille. XV.276.^ — La dévotion est une vertu extrêmement agréable à la divine majesté. II. 17. — Chacun peint la dévotion selon sa fantaisie. 18. — Il y a une vraie et de fausses dévotions. 17. — La vraie dévotion présuppose Tamour de Dieu; elle n'est même pas autre chose. 18. — Belle peinture du royaume de la dévotion. II. 56. — La dévotion nous fait opérer soigneusement, fréquemment et promptement. II. 19. — Elle donne de la douceur aux choses les plus amères, aux tourments, et à la mort même. II. 21. — Elle ajoute l'exercice des conseils à celui des commandements de Dieu. II. 20. — Elle est le vrai sucre spirituel qui ôle l'amertume aux mortifications.

'■'■ II. 21. — La dévotion est bonne dans la joie et l'adversité. VIII. i58. — Propriété et excellence delà dévotion. II. 20, 22. — La dévotion vraie perfectionne tout. II. 23. — La dévotion vraie et solide consiste, non dans les larmes , mais dans une volonté constante, résolue, prompte et active d'exécuter ce que l'on sait être agréable à Dieu. II. 288. — La vraie dévotion se renferme dans les devoirs de l'état. XV. 3o. — La dévotion généreuse ne cesse de crier à Dieu , tirez-moi, nous courrons. XIII. 14. — Elle ne méprise rien et voit sans inquiétude chacun courir diversement selon ses inspirations, et selon la grâce divine qu'il reçoit. Ibld. Elle ne cherche pas à attirer les autres à son train : mais elle suit simplement, humblement et tranquillement son chemin. i5. — La dévotion sans la charité est une vraie dévotion, mais morte. XV. 298. — La dévotion morte est une vraie dévotion, comme un corps mort est vrai corps , quoiqu'il soit privé de son ame. XV. 297, 298. — Le don de la dévotion est libéralement accordé à tous ceux qui de bon cœur veulent consentir aux inspirations célestes. VI. 194. — Le monde ne discerne pas entre la vraie dévotion et l'indiscrétion de ceux qui pensent

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être dévots. II. 23. — Le monde diffame la dévotion et en fait des portraits tristes et sombres. II. 20. — Le monde ne juge de la dévotion que par les actions extérieures qui lui paroissent rudes et âpres comme le jeune, etc., mais il ne juge pas de sa douceur intérieure. IL 21. ■ — La dévotion est possible, quoique difficile dans le monde. IL 10. — La dévotion purement contemplative, monastique et religieuse , ne convient pas aux séculiers. Mais, outre ces trois dévotions, il en est d'autres qui peuvent perfectionner les séculiers. II. 24. — Chaque chrétien doit produire des fruits de dévotion selon sa qualité et vocation. II. 23. — La dévotion jointe à la vocation rend celle-ci plus agréable. II. 24. — La vocation à la dévotion opère en notre ame de bons changements. IL 307 , 3o8.

— La dévotion, qui non seulement contrevient, mais qui n'est pas conforme à la légitime vocation d'un chacun, est sans aucun doute une fausse dévolion.XV.298. — lifaut faire honneur à sa dévotion , en la rendant aimable à ceux qui nous connoissent, et surtout à sa famille. VIII. 11. — Il faut, s'il se peut , nous empêcher de rendre notre dévotion ennuyeuse.

— VIII. 227. — Il faut rendre la dévotion aimable, utile et agréable à chacun. VIII. 2 32. — Il faut vivre selon la dévotion et la raison et non pas selon les humeurs et les inclinations. VIII. 116. — La dévotion est convenable à toutes sortes de vocations et professions. IL 23. — C'est une erreur de vouloir bannir la vie dévole de la compagnie des soldats ou des autres étals de la vie. IL 24. —La dévotion est également bonne pour les hommes et pour les femmes. VI. 14. — La dévotion de la femme est plus utile que celle du mari. — IL 246. — Un mari sans dévotion est un animal sévère, âpre et rude. IL 246. — Une femme sans dévotion est grandement fragile et sujette à décheoir ou ternir la vertu. IL 246. — Il est bon pour édifier le prochain de se porter aux prières et dévotions publiques. IL 100. —La grande œuvre de la dévotion gît en l'exercice de la retraite spirituelle et des oraisons jaculatoires. IL 96. — On peut perdre la dévotion dans la solitude et on peut la conserver dans la multitude. IL 24. — Les dévotions particulières ne doivent pas retirer les fidèles de leurs paroisses.

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I, 68. — Considérations pour obtenir la dévotion. "VIIÏ. 6* — Le Saint-Esprit nous assure que la vie dévote est une vie douce, heureuse et aimable. II. 21. — II faut aller à la bonne foi, à la dévotion. VIII. i54. — Le chrétien qui entreprend la vie dévote ne doit pas seulement quitter le péché , mais il doit émonder son cœur de toutes les affections au péché. II. 32. — La dévotion n'est pas une chose qu'il faille avoir à force de bras, il faut y travailler en se confiant en Dieu, VIII. 208. — Dieu ne donne pas toujours la vocation ou la parfaite dévotion selon les conditions naturelles et les inclinations des esprits qu'il appelle. VIII. 180. — Les exercices nécessaires pour être introduits dans la vie dévote ne sont pas trop nombreux, pourvu qu'on les fasse en temps et lieu, et selon l'occurrence. II. 325. — Pour faire un excellent progrès en la dévotion, il faut au commencement de notre conversion, et tous les ans, destiner notre vie et toutes nos actions à Dieu. VII. 362. — Dans la vie dévote il faut : i* Renouveler tous les mois la protestation qu'on a fait de servir Dieu de la sorte. 2° Il faut faire profession ouverte de vouloir être dévot. 3° Enfin marcher ! courageusement dans cette voie jusqu'à la fin. IL 32^; VIL 362.— Il faut considérer chaque année les protestations qu'on a faites à Dieu de le servir avec dévotion en présence des saints, attiré par la grâce de Saint-Esprit dans la fleur de l'âge. IL 3o6, 307. — Avant de s'examiner sur ses progrès dans la vie dévote, il faut invoquer le Saint Esprit et protester qu'on veut marcher avec courage pour réparer la perte qu'on a faite en reculant un peu. IL 309, 3 10. — Pratique pour avancer dans la dévotion. 1" Méditer. 2° Faire gaiement les choses les plus fâcheuses. 3° Penser que ce qu'on fait tire sa valeur de la conformité que l'on a avec la volonté de Dieu. 4° Invoquer Dieu pendant la journée afin qu'il donne l'amour de la vocation. 5° Imiter les saints qui ont été en notre état et vocation. Lecture de piété; entendre la messe; examen de conscience; oraisons jaculatoires ; confession tous les huit jours. YIII. 9, 10, 11; XIII. 327. — Il y a des signes pour connoitre si les sentiments de dévotion que l'on a viennent de Dieu ou de l'esprit malin. IX. 119, 378.— De la dévotion scnsible.XV,

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388. — Les douceurs de la dévotion valent mille fois mieux que celles du monde. II. 262, 263. — La dévotion et la sensibilité ne sont pas la même chose. IL 287. — Les dévotions sensibles qui ne font faire aucune bonne œuvre pour Jésus-Christ sont de fausses dévotions. IL 288, 289. — Lois pour servir à la dévotion. VIII. 208. — Avis divers sur la dévotion. X. igS; XL 38o. — Quels sont les écueils où donnent assez ordinairement ceux qui commencent à s'abandonner à la dévotion ? XV. 453. — Toutes les religions et toutes les assemblées de dévotion ont un esprit qui leur est général, et chacune en a un qui lui est particulier. Le général, est la prétention qu'elles ont toutes d'aspirer à la perfection de la charité; mais l'esprit particulier, c'est le moyen de parvenir à cette perfection de la charité. XIII, 182. — C'est une tentation dangereuse pour une religieuse de préférer des dévotions particulières à celles qui sont de la règle. XL 52. — Le temps des fêtes qui est laissé ea liberté pour faire ce que l'on veut , chaque religieuse le peut employer selon sa dévotion. XIlI. 191 . — Quels livres de dévotion conseille de lire S. François ? II. 102. — Traité de l'Introduction à la vie dévote. IL i. — A quelle occasion fut composée l'Introduction à la vie dévote. II, 10 , 11.

Diacres. Les sept premiers diacres furent proposés par le peuple et sacrés par les apôtres. XII. 37.

Diète. Le saint invité à la diète de Ratisbonne s'excuse de ne pouvoir y assister. X. 248.

Di£u signifie le souverain être et l'infini. V. 266. — Dieu est au-dessus de toute intelligence. XL 124. — C'est un esprit infini; il est dans le monde sans que nous le voyions; il donne le mouvement à tout ; il est le principe et la cause de tout ce qui est bon. XL i25. — -Dieu est si grand que nul ne peut assez imaginer sa grandeur. XL 148. — Dieu est un. IV. 196. — Le sens extérieur n'est pas capable d'appréhender par aucune connoissance la nature de Dieu infinie et invisible. V. 43o. — Dieu est notre souverain Seigneur, absolu, naturel, créateur de tout ce qui existe. V. 53. — Dieu est le père de toute lumière, souverainement bon et beau. VIL 22. — En la souveraine beauté de notre Dieu , nous reconnoissons l'union

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airis l'unité de l'essence en la distinction des personnes avec une infinie clarté. VI. 27. — Dieu seul se connoît, tel qu'il est : aussi : les anciens ont dit que nul n'étoit vrai théologien que Dieu. VI. 89. — Les hommes parlent de Dieu sur la terre, non tant selon ce qu'il est en lui-même que d'après ses œuvres. VI. 88. — Tout ce qui est en lui n'est que lui-même; et toutes les excellences que nous disons être en lui en une si grande diversité, elles y sont en une très simple et très pure unité. VI. 8g. — Nous attribuons à Dieu une grande diversité de perfections suivant la variété de ses œuvres. VI. 89. — En Dieu il n'y a ni variété ni différence quelconque de perfections, mais il est lui-même une très seule, très simple et très uniquement unique perfection. VI. 88, 89. — En Dieu il n'y a qu'une très simple infinie perfection, et en cette perfection qu'un seul très unique et très pur acte, qui est sa divinité propre. VI. 92. ■ — Encore qu'en Dieu il n'y ait pas multitude d'actions, mais un seul acte qui est la divinité même : cet acte toutefois est si parfait qu'il comprend excellemment la force et la vertu de tous les actes, qui sembleroient être requis pour toute la diversité des effets que nous voyons. VI 93. — Nous sommes forcés, pour parler aucunement de Dieu, d'user d'une grande quantité de noms, disant qu'il est bon, sage, tout-puissant, vrai, juste, saint , infini , immortel, invisible. VI. 90. — Dieu seul a le repos en son mouvement, parcequ'il est souverainement un acte pur et substantiel. VI. 287, 323 — Dieu seul est en soi, de soi et par soi-même excellent. V. lioQ. — Il faut distinguer en Dieu deux sortes de biens, l'un intérieur, l'autre extérieur. XV. 337. Dieu ne veut pas faire tout ce qu'il pourroit faire. V. 169. — Il fait tout ce qu'il veut, mais il ne veut pas tout ce qu'il peut. Ibih. *— Dieu n'a pas besoin de plusieurs actes, puisqu'un seul divin acte de sa toute puissante volonté suffiit à la production de toute la variété de ses œuvres. VI. 96. — En tant que Dieu a créé toutes choses et fait plusieurs miracles, nous l'appelons tout-puissant. VI. 8g. — Dieu montre admirablement la richesse incomprékensible de son pouvoir en cette sr grande variété de choses que nous voyons en la nature. VI.

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log. — Dieu, cause de toute perfection, veut que toule gloire lui revienne. V. i57. — Dieu ne peut et ne doit pas prier. V. 6. — Tout lui appartient et il n'a besoin de rien. r.

— Dieu se sert des choses foibles pour confondre les fortes. VI. 9. — Dieu peut faire passer un cliameau parle trou d'une aiguille. IV. 79. — Ce qve Dieu fait est bien fait. VIII. 161.

— Dieu fait toutes choses en parfaite bonté. VIII. i3i. — En tant qu'il fait toutes choses en un si bel ordre nous l'appelons tout saore. VI. 89. — Dieu est le principe de toutes choses. III. 322. — Quand la divinité opère au-dehors, les trois personnes divines concourent à cette opération. IV. 5.

— La création est attribuée au Père, les œuvres de sagesse ou la rédemption au Fils, et la sanctification au Saint-Esprit. IV. 5. — Dieu n'éprouva pas de résistance dans la création du monde; il en éprouve au contraire dans la réformation ou justification des pécheurs. IV. 11. — Dieu dit: Faisons l'homme à' notre image. IV. 5. — Dieu s'e^t repenti d'avoir fait l'homme. IV. i4- — Dieu nous a doiiné la lumière de la raison par laquelle nous le pouvons connoître comme auteur de la nature. VI. 226. — Dieu seul est celui qui, par son infinie science , voit, sonde et pénètre tous les tours et contours de nos esprits. VI. 326. — Dieu connoit tout; rien ne peut se soustraire à sa présence et à sa connoissance. IV. 4o3. — Dieu est partout, son immensité remplit tout. IV. 6. — Saint Paul dit que nous vivons, que nous mourons et sommes eu Pieu. II. 74» — Comment faut-il entendre que Dieu est dans le temple et qu'il n'y est pas ? V. 96, 97. — En tant que Dieu pratique exactement ses promesses nous le publions véritable. VI. 89. — Dieu ne peut être auteur ou confirmateur du mensonge. XII. 285.

Dieu par sa providence conserve avec soin tout ce qu'il a créé. XII. 78, 79. — Dieu manie les rênes du cours de notre vie; nous n'avons d'autre fortune que sa providence. VIII. 95. — Dieu veille toujours sur nous. XIII. 325. — Dieu pense plus souvent à l'homme que l'homme ne pense à Dieu. II, 88. — Dieu prend soin de ceux qui le suivent avec fidélité. III. ii.66, — C'est une agréable et profitable loi de ne rien faire que pour

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Dieu, et lui laisser tout le soin de nous-mêmes I XIII. 88. — Quand le secours humain manque, Dieu accède. III. 271.

— Quoique Dieu vienne au secours de ceux qui ont une entière confiance en son secours, il veut néanmoins qu'on se serve des voies ordinaires pour arriver à la perfection.III.271.

— Dieu pratique sa providence et rédemption en fournissant à un chacun toutes les grâces et assistances requises à son salut. VII. 370. — Notre témérité nous presse toujours de rechercher pourquoi Dieu donne plus de moyens de salut aux uns qu'aux autres. VI. 54. Voir Grâce. — Si nous regardons Dieu entant qu'il punit les méchants, nous le nommons juste. VI. 88. — Dieu est innocent à l'innocent, bon au bon , cordial au cordial, tendre envers les tendres. VII. 354. — Dieu hait souverainement le péché , et néanmoins il le permet trèssagement pour laisser agir la créature raisonnable selon la condition de sa nature, et rendre les bons plus raisonnables,quand, pouvant violer la loi, ils ne la violent pas. VII. i4i- — Par sa juitice il veut châtier le péché, parce qu'il le hait ; or il le hait, parce qu'étant .souverainement bon il déteste le souverain mal qui est l'iniquité-VIl. i44- Voir Péché. — Il faut adorer, aimer et louer à jamais la justice vengeresse et punissante de notre Dieu , comme nous aimons sa miséricorde. VII. i44- — Dieu nous punit quand il nous laisse entre les mains des ennemis de notre salut. III. 417. — Entant que Dieu délivre le pécheur de sa misère, nous le prêchons miséricordieux. VI. 88. — Dieu souvent fait connoître aux hommes sa miséricorde, quand ils ne devroient plus attendre que la fureur de la justice à cause de leurs péchés. IV. 444» 5. — Dieu, qui est charité, conduit les doux en ses jugements, et enseigne ses voies aux débonnaires. XV. 4.

DiEo est jaloux de nous. VIL 221. — Il a dit : Je suis le Seigneur ton Dieu, fort, jaloux.VII.221. — La jalousie néanmoins que Dieu a pour nous, n'est pas une jalousie de convoitise, mais de souveraine amitié. VII. 222. — Dieu a un amour éternel envers nous. II. 322. — Dieu nous regarde avec amour, pourvu que nous ayons bonne volonté, quand même nous serions de graads pécheurs. X. 379. — Dieu vient dans l'enten-

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dément par la foi. IV. 112. Voir Foi. — Dieu s*est incarné pour se faire counoître des hommes. IV. 476, 477* — Dieu nous a rachetés d'un grand prix. V. 54. — Notre Seigneur a donné tout son sang pour nous. Ibid. — Dieu pouvoit sauver le genre humain par des moyens autres que la mort de son Fils.III.352. y o\v Jésus-Christ. — Dieu nous trouve bons et beaux quand il nous regarde à travers son Fils. III. 64. — La gloire de Dieu est la fin de notre salut.XV. 454- — Dieu, dans sa miséricorde, fit de toute éternité dessein de nous sauver. XIII. 32o. — Les moyens d'inspirer dont Dieu use sont infinis. VII. gS. Voir GracCf Inspiration .'—Quant au souffle de Dieu, non seulement il échauffe, ainsil éclaire parfaitement. VII. 94. — Plusieurs ne font aucune différence entre Dieu et le sentiment de Dieu; c'est un grand défaut. XIII. 126. — Dieu présent partout, n'occupe ni lieu ni place. IV. 78. — Quoique Dieu soit partout, il laisse néanmoins toujours quelque sainteté , vénération et dignité , là où il comparoît avec quelque particulier effet. V. 195. — Dieu remplit le ciel et la terre, il fait néanmoins sentir sa présence spécialement dans les lieux qui lui sont consacrés , tels que les temples. V. 93, 94. — Dieu habitolt invisiblement avec les Juifs en la synagogue , mais il habita visiblement et il conversa quand le Verbe se fit chair. III. 284. — On oublie facilement que Dieu est présent partout. II. 73. — La foi nous avertit de la présence de Dieu. II. 7 3.— C'est un grand honneur pour nous que Dieu nous souffre en sa présence. VIII. 240. — Il doit donc s'y tenir, quoique Dieu semble ne lui rien dire. II. 84. — La présence de Dieu est le premier point de la préparation à l'oraison mentale. II. 73. — II faut se mettre et rester en la présence de Dieu. XV. 325.— II faut avoir le sentiment de sa présence. XIII. 127. — Il faut distinguer entre Dieu et le sentiment de Dieu ; on peut être en sa présence sans le sentir. XIII. 3o5, 3o6; XV. 277. — Il y a de la différence entre se tenir et se mettre en la présence de Dieu.Onpeutse tenir en la présence de Dieu même en dormant. X. 55. — La résolution que nous avons faite le matin de tenir notre esprit uni à Dieu, et attentif à sa présence, fait que nous y demeurons toujours. XIII. I25j XIV. 434. — C'est une

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bonne façon de se tenir en la présence de Dieu , d'être et de vouloir toujours et à jamais être en son bon plaisir. VI. 370. — Il faut plus de soin pour se mettre en la présence de Dieu que pour y demeurer lorsqu'on s'y est mis. VI. 369. — Pour se mettre en la présence de Dieu, il faut avoir une attentive appréhension de la toute-présence de Dieu. II. 78. ^ — Il faut penser que Dieu non seulement est partout, mais qu'il est pailiculièremerit dans notre cœur et dans notre esprit. II. 74. — Il faut considérer que Jésus-Christ regarde du ciel non seulement tous les hommes, mais les chrétiens, et spécialement ceux qui sont en prières. II. 74. — Il faut se représenter le Sauveur en son humanité sacrée comme s'il éloit près de nous. II. 76. Dieu doit devenir le seul objet de nos pensées. II. 38. — Sitôt que l'homme pense un peu attentivement à la Divinité, il sent une certaine douce émotion de cœur qui prouve que Dieu est Dieu du cœur humain. VI. 76. — Dieu souverainement bon et b«îau, par sa beauté attire notre entendement à le contempler j et par sa bonté, il attire notre volonté à l'aimer, VII. 20, 22. — Dieu ne nous tire pas par des liens de fer, comme les taureaux et les buffles; ains par manière d'allècheiuent, d'attraits délicieux, et de saintes inspirations, qui sont en somme les liens d'Adam et d'humanité. VI. i33. — Dieu a des liens de fer et des liens d'or pour enchaîner les âmes. IV. 281, 282. — Dieu seul peut délier le pécheur de ses liens. IV. 281. Le sentiment de notre foiblesse doit nous pousser à chercher le secours de Dieu. VIII. 32i. — Il faut se jeter entre les bras de Dieu pour qu'il nous reçoive à l'heure de la mort. II. 45. — Pour aller à Dieu , il faut souffrir qu'on nous délie de nos habitudes dépravées et de nos cupidités. III. 336. — Pour aller à Dieu et arriver à la perfection, il y a deux pas à faire. Le 1" est de mourir et de renoncer à toutes les choses du monde qui sont hors de nous. Le 2." est de renoncer à soi-même, qui est le plus difficile. IV. 296. — Il n'y a point de signe plus assuré pour trouver Dieu que Dieu lui-même. IV. 40^- — Les enfants de Dieu se remettent à lui avec un entier abandon dans les orages et les tempêtes. VIII. 120. — On ne peut aller à Dieu le Père que par Jésus- Christ. II. 70. — En se donnant

à Dieu, on fait un contrat admirable avec lui, on le gagne pour la vie éternelle. II. 62. — Il est bon de ne vivre, de ne travailler et de ne se réjouir qu'en Dieu ! XV. a88. — L'ame cherche quelquefois Dieu au dehors quand il est au milieu du cœur, AI. 354- — On trouve Dieu là où on se laisse soimême; et où on se trouve soi-même c'est là où l'on perd Dieu. XV. i3i. — Quand on ne cherche que Dieu, on le trouve partout, en quelque lieu quel'onsolt. IV. 265. — Toutes les choses que l'on méprise et quitte pour Dieu ne sont presque rien. Vlir. 186. — Quels que soient les évènemcns du monde ou la situation de notre ame, il faut tendre continuellement à l'amour de Dieu et nous diriger vers lui. II. 286. — Il faut se donner tout à Dieu, car c'est l'unique bonheur. X. 1 10. 45o.

— Il faut vouloir Dieu absolument et inviolablement, et quant aux moyens de le servir il les faut vouloir paisiblement et foiblement. XI. gS. — Nous sommes l'ouvrage des mains de Dieu. II. 36. — Ufaut offrir à Dieu l'être qu'il nous adonné. II. 36. — L'homme tout entier se doit à Dieu. V. 319. —Mon Dieu est pour moi toutes choses. VII. 193. — Quand Dieu nous raviroit tout, s'il nous reste, c'est assez. VIII. 56. — On peut être tout à Dieu sans être totalement à lui. IV. 396. — Il ne faut pas s'en tenir au désir qu'on a d'être tout à Dieu, et au goût que l'on sent pour l'oraison, mais avec cela travailler à l'acquisition des vertus. X. 125.

Dieu est l'objet le plus aimable et le plus excellent que nous puissions choisir pour l'aimer. V. 80, 81. — Comme jamais personne ne verra Dieu autant qu'il est visible, aussi oncques nul ne le peut aimer autant qu'il est aimable. VI. 179. — Non seulement nous devons préférer Dieu à toutes choses, mais encore nous ne devons rien aimer à l'égal de Dieu. XV. 334.

— Il faut tâcher de ne chercher en Dieu que l'amour de sa beauté, et non le plaisir qu'il y a en la beauté de son amour. VII. 149. — Il y a bien de la différence entre s'occuper en Dieu qui nous donne du contentement et s'amuser au contentement que Dieu donne. VI. 365. — On ne peut guère aimer la vanité du monde quand on considère la bonté et l'éternité de Dieu. VIII. 262. Voir Aûner, Amour. — La dédicace

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que nous faisons de notre cœur à la divine Majesté se fait par rameur. V. 79. — Nous devons servir Dieu par droit de création, de conservation, de rachat, et de donation faite au baptême. V. 55, 54, 55. — Nous devons servir Dieu, parceque nous nous servons des créatures qui nous servent à intention que nous servions Dieu pour elles. V. 56. — C'est une grâce rare de commencer à servir Dieu tandis que la jeunesse de l'âge nous rend susceptibles de toutes sortes d'impressions. VIII. i36, 137. ^ — Il faut se présenter à Dieu dès son enfance, ou si l'on a tardé, il faut réparer le temps perdu par une grande ferveur à bien employer le présent. IV. 3^i, 372. — Presque tous les hommes abandonnent Dieu dès leur enfance. IV. 371. — Il faut rapporter à Dieu tout le service que nous pourrons, comme un cheval qui sert son maître. V. 36. — La bonne manière de servir Dieu, c'est de le servir autant qu'on le peut de la façon qu'il est servi en paradis. V. 56. — Dieu veut être servi ainsi que Ton est, et par les exercices convenables à cet état et par les actions qui en dépendent. VIII. 60. — Il faut servir Dieu généreusement, sans goût, ni sentiment. III. 44- — Le service deDIeu faitsans goût, sans sentiment, sans tendresse de cœur, est aussi agréable et souvent pins, que le service fait avec une grande abondance de consolations spirituelles. II. 298. — Le service de Dieu dans les incommodités du corps est moins agréable à notre esprit età notre cœur, mais il est plus agréable à Dieu. VIII. 189 . — ■ Le service de Dieu a des consolations, préférables mille fois à celles du monde. VIII. 245. — Il faut servir Dieu avec plus de ferveur à mesure que l'éternité approche. VIII. 264.

— Les grandes occasions de servir Dieu se présentent rarement, mais les petites sont ordinaires. II. 233. — Il ne faut avoir aucune contrainte au service de Dieu. VIII. 63. — Il doit nous être tout un de servir Dieu en méditant ou en servant le prochain. VIII. 3o. — Ou veut servir Dieu à sa volonté non à la sienne, quoiqu'il l'ait fait connoître. VIII. 7.

— Il faut servir Dieu selon son gré, non pas selon le nôtre, et ne se point regarder soi-même, mais le bon plaisir deDieu et la providence. X. 198, 269} VIIL 253. — Quand on marche

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en simpiicîtë par ^observance des règles, on sert parfaitement Dieu sans s'épancher ou rechercher de savoir autre chose. XIII. 117. — Parmi les personnes qui veulent se donnera Dieu, il y en a qui veulent néanmoins toujours se réserver quelque chose. IV. 3g5. — Il y en a qui veulent être tout à Dieu, mais non pas totalement. 396. — Quand tout ce que nous possédons a été employé au service du monde, il faut l'employer au service de Dieu. IV. 228, 229, 23o. — Il faut faire tout au nom de Dieu. II. 233. — Protestation authentique pour graver en l'ame la résolution de servir Dieu, et conclure les .nctes de pénitence. II. Sg, 60, 61. Dieu n'est capable que de l'honneur absolu, indépendant et souverain. V. 407* — Les honneurs subalternes se rapportent à Dieu en deux façons , ou comme à leur premier principe et dernière fin, ou comme à leur objet et sujet. V. 4i4. — Les premiers ne peuvent pas être appelés de latrie imparfaite; les seconds le<peuvent. V. 4i4j 4^5. — Nous devons autant d'honneur à Dieu qu'il y a de distance du rien à l'infini. V. 55. — L'honneur que les schismatiques rendent à Dieu est stérile et chétif , celui des païens est absurde et impie, puisqu'ils égalent les créatures à Dieu. L'Église seule Thonore dignement. Son culte ne se borne pas à Dieu ; mais à tout ce qui lui appartient. V. 167. — Dieu veut être adoré en esprit et en vérité. III. 255. Voir Adoration, Honneur. — On ne peut sur la. terre louer Dieu continuellement en paroles, mais on le peut de cœur et d'affection. IV. 357. — Louer Dieu dans ses saints est un acte de bienveillance pour eux. IV. 258. — Il n'est pas utile de sortir tout-à-fait de devant Dieu sans actions de grâce, sans offrande, sans prière expresse. VIII. 85. — Si l'on s'éveille pendant la nuit il faut élever son cœur à Dieu. XIII. 324 , 325. — Il faut invoquer Dieu contre les événements du jour. XIII. 329. — Dieu se donne à lui-même une souveraine louange , nous devons exercer la bienveillance en cette louange. VI. 32o. — ^ Quand nous avons rencontré une louange si glorieuse, comme est celle que le Sauveur donne à son Père, nous ne laissons pas de reconnoître que la Divinité est encore infiniment plus louable, quelle ne peut être

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louée ni par toutes les créatures, ni par rhumanité même du Fils éternel. V. 32 1. — Il est plus grand que notre cœur, mais pourtant que tout esprit loue le Seigneur, le nommant de tous les noms les plus éminents qui se pourront trouver. VI. 91. — Dieu choisit parmi les chrétiens des personnes spécialement chargées de le louer et de le bénir. III. 269. Dieu veut quelquefois qu'on le contraigne par amour à nous accorder nos demandes. VIII. i63. — Nos demandes à Dieu sont grandement impures et imparfaites et ne tendent qu'à notre satisfaction et non à la gloire de Dieu. IV. 143. — Dieu nous exauce souvent selon ses pensées, beaucoup mieux que s'il nous exauçoit selon les nôtres. VIII. 210. — De quelle manière peut-on demander à Dieu les nécessités temporelles ? III. 43. — Il faut demander à Dieu qu'il illumine notre cœur par les rayons de sa gracè. XIII. 326. — Il faut demander à Dieu qu'il nous éclaire et nous enseigne à faire sa sainte volonté. VIII. 243. — Il faut qu'en f Sates les prières et demandes que nous faisons à Dieu, nous ne les fassions pas seulement pour nous. XIII. 261. — On ne sait ce qu'on demande quand on demande à Dieu de nous accorder ce que nous desirons. IV. i44- — Dieu, qui n'ignore rien, fait quelquefois des demandes aux hommes pour leur bien faire confesser leurs fautes, pour les éclaircir de leurs doutes et les instruire des mystères de la foi; pour provoquer leur amour envers sa divine bonté. IV. 4o3, 4o5. — Dieu ne rejette rien de ce où la malice ne se rencontre point. XIII. 295. — L'on ne doit pas se retenir de parler de Dieu dans les occasions où cela peut être utile, il ne faut point avoir à cet égard de respect humain. X. 219. — Il ne faut jamais parler de Dieu ni des choses qui regardent son culte , où la religion , tellement quellement, et par manière de devis et d'entretien ; mais toujours avec un grand respect , une grande estime, et un grand sentiment, de dévotion. II. 208; XV. 3 14, Voir Dévotion^ Prière. Dieu nous a signifié en tant de sortes et par tant de manières qu'il vouloit que nous fussions sauvés que nul ne le peut ignorer. Vil. 69. — Dieu qui veut le salut de tous les hommes a mis à notre disposition son royaume et les grâces

nécessaires pour y parvenir. IV. 355. — Dieu dontie à tous une grâce suffisante pour être sauvé. III. lyS. — Il veut le salut de tous ceux qui veulent contribuer leur consentement aux grâces et faveurs qu'il leur prépare , offre et départ. VI. ig8. — Il fait magnifiquement paroître les trésors infinies de sa bonté en la différence nonpareille des biens que nous reconnoissons en la grâce. VI. log. — Dieu n'abandonne jamais ceux qu'il a une fois justifiés, sinon qu'euxmêmesles premiers l'abandonnent. VI. 246. — Dieu et sa grâce ne nous abandonnent jamais, en sorte que nous pouvons recourir à sa bonté , et protester que contre tout le trouble de notre ame nous voulons être tous à lui. XIII. 70. — Dieu ne rejette pas les misérables, il leur fait du bien et fait le sujet de sa gloire de leur abjection. VIII. i53, i54. — Dieu n'exerce pas une simple suffisance de remèdes pour convertir les obstinés, mais emploie à cela les richesses de sa bonté. VI. 119. Voir Grâce» — Nous ne devons pas prescrire à Dieu les moyens dont il veut nous rendre saints. VIII. 234- — Ce que Dieu envoie est plus parfait que ce qu'on choisit soi-même. III. 75.

Dieu. La volonté de Dieu se peut entendre en deux façons. Il y a la volonté de Dieu signifiée, et la volonté du bon plaisir. XIII. 21 5. — La volonté signifiée est distinguée en quatre parties qui sont les commandements de Dieu et de l'église, les conseils, les inspirations, les règles et constitutions. XIII. 21 5.

— Il y a de plus la volonté du bon plaisir de Dieu , laquelle nous devons regarder en tous les mouvements, je veux dire en tout ce qui nous arrive en la maladie, en la mort , en l'affliction, en la consolation , es choses adverses et prospères, bref en toutes choses qui ne sont point prévues. XIII. 216.

— Les effets de la volonté du boa plaisir procèdent purement de sa providence; et sans que nous les fassions, ils nous arrivent. VII. 162. — La volonté de Dieu signifiée, se joint quelquefois avec sa volonté de bon plaisir. XIII. 22.— La volonté de Dieu se manifeste par la nécessité et par la charité. VIII. 3i.

— Si la volonté de Dieu nous est témoignée par ses ordonnances ou commandements , il n'y a rien à délibérer , il faut

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faire simplement ce qui est ordonné. Vil. 109. -^Dieu nous fait connoître sa volonté par la déclaration et manifestation de ses intentions. VII. 66. — Rien ne se fait , hormis le péché, que par la volonté de Dieu qu'on appelle volonté absolue et de bon plaisir. VII. 11 3. — Rien ne nous arrive, hormis le péché, que par la volonté de Dieu, soit bien , soit mal. XV. 121. — La vie est en la volonté de Dieu. VII. 82. — Il ne faut pas chercher à connoître les motifs de la volonté divine. VI. aSS, 254. — Il ne faut pas penser de trouver une meilleure raison de la volonté de Dieu, que sa volonté même, laquelle est souverainement raisonnable, ains la raison de toutes les raisons , la règle de toute bonté, la loi de toute équité. VI. 254. — • L'esprit humain est si foible, que quand il veut trop curieusement rechercher les causes et raisons de la volonté divine, il s'embarrasse et entortille dans les filets de mille difficultés, desquelles par après il ne se peut déprendre. VI. 254. — Dieu fait la volonté de ceux qui le craignent. IV. 4^3. — Nous ne sommes en ce monde que pour faire la volonté de Dieu. VIII. 6. — Nous devons nous rendre pliables et maniables au bon plaisir divin, comme si nous étions de cire. VU. 164. — Il nous faut attacher le plus fort qu'il nous est possible à la volonté de Dieu, qui nous est manifestée ou signifiée. VII. i3 1. — Nous devons toujours être prêts de nous soumettre à la volonté de Dieu en toutes occurrences et choses désagréables en la mort comme en la vie. XIII. 216. — La détermination de suivre la volonté de Dieu en toutes choses, sans exception, est contenue dans l'oraison dominicale. XIII. 214. — Il faut unir amoureusement sa volonté avec celle de Dieu. XIII. 32 1. — Dieu nous a donné l'être pour pouvoir nous unir à lui. II. 35. — Dieu s'unit à nous par une conjonction incompréhensible.

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