XIII
Gex. Saint François fit tous ses efforts pour rétablir la religion catholique dans le bailliage de Gex. I. 3^5; XIV. i^â. — Il obtint du roi Henri IV des ordres pour achever d'y rétablir la religion. IX. 86, 88, 90; XIV. i45. — Les biens et les lieux envahis par les ministres calvinistes furent restitués. X. 127, 160, 49? 128, 200, 406. Voir Chablais.
Gilles (le B.) Eu quoi fait-il consister la perfection? V. 6.
Gloire (la) ne paroît être autre chose qu'un certain éclat de réputation qui rejaillit de r.issenibiage de plusieurs louanges et honneurs. II. i[yS. — Celui qui prend une chose à gloire, outre le plaisir, il îijoute l'honneur. VI. 278. — La vraie gloire est dans la croix de notre Seigneur. IV. i3o; XI. i5. — La vaine gloire est celle qu'on se donne, ou pour ce qui n'est pas en nous, ou pour ce qui est en nous , mais non pas à nous, ou pour ce qui ej>t en nous et à nous, mais ne mérite pas qu'on s'en glorifie. II. t3i. — On peut souhaiter au Père, au Fils et au Saint-Esprit, la gloire qui leur est naturelle et essentielle, et celle qui leur est extérieure et dénominative ou appropriée. IV. 61, 64. — La gloire essentielle à Dieu ne peut être altérée. IV. 65. — La gloire extérieure à Dieu peut être augmentée par nos bonnes actions. IV. 65. — La gloire éternelle que la divine bouté nous a destinée est le comble des bienfaits de Dieu envers nous. VII. 870. — La gloire céleate durera éternellement. III. 19^; VII. 270. Voir Bienheureux j Ciel. — L'homme ne peut comprendre la gloire des saints, parcequ'il n'y a rien en ce monde qui puisse lui servir de point de comparaison. IV. 3i5. — La vue delà gloire de Jésus-Christ dans le ciel est un des principes de bonheur des élus. IV. m. — Les saints connoissent la gloire les uns des autres et ne sont pas envieux de ce que quelquesuns en ont plus et les autres moins, parceque chacuft est pleinement satisfait et rassasié. JV. 327. — La lumière de gloire est une des plus grandes choses que Dieu puisse créer. IV. 320. — C'est elle qui donne la mesure à la vue et contcm-
plation des bienheureux. VI. 227. — Selon que les élus ont plus ou moins de cette sainte splendeur ils voient aussi plus ou moins clairement , ou plus ou moins heureusement la très sainte divinité. VI, 227.
Glorifier. Se glorifier c'est s'estimer grand en quelque chose. IV. i3o. — On se glorifie des biens de l'ame, des biens du corps et de la fortîine, quoique tout cela s'oit vanité. IV. i3o. ■ — L'homme ne doit se glorifier de rien. II. 36. — Il faut glorifier par Jésus- Christ, les personnes de la sainte Trinité, pour tous les biens, et surtout pour celui de la rédemption. IV. 66.
Gltcera, la bouquetière, étoit plus habile dansTarrangement des fleurs que le peintre Pausias. II. g.
GoDEFROY de Bouillon fut un des aïeux du duc de Mercœur. V.
GouRMAKDisE. C'est Taffeclion et non pas la nature des aliments qui fait la gourmandise. XV. i54.
Gouvernement. Dans tout gouvernement il y a un chef qui réduit tout à l'unité. XII. 268, 269. — Du gouvernement des religieuses. XV. 472.
Grâce (la) embellit notre ame. II. 18. — Par sa grâce Dieu nous j veut faire bons, comme très bon, ains souverainement bonj qu'il est. VII. i44- — La grâce justifiante et sanctifiante est pour le sujet où elle est répandue par le Saint-Esprit, et y forme le caractère des enfants de Dieu. XV. 395. — Les grâces que l'on appelle gratuitement données, ne sont pas ordinairement pour le sujet qui les possède, mais pour l'édification du prochain, XV. SgS. — Les grâces spirituelles sont un bienfait de Dieu. IL lio. — Dieu veut notre consentement et notre coopération à la grâce. IV. 343. — La grâce est si gracieuse, et saisit si gracieusement nos cœurs pour les attirer, qu'elle ne gâte rien en la liberté de notre volonté. VI. i54. — Elle touche puissamment, mais pourtant si délicatement les ressorts de notrfi esprit, que notre franc arbitre n'en reçoit aucun forcément. VI. i34, i35. — La grâce céleste ne manque jamais à notre vouloir, tandis que notre vouloir ne défaut pas à noire pouvoir. VI. 195. — Le consentement à la grâce dépend beau-
coup plus de la grâce que de la volonté, mais la résistance à la grâce ne dépend que de la volonté. VI. i34. — Dieu nous donne sa grâce par justice et par miséricorde. IV. 336. — Dieu répand des grâces générales sur tous les enfants de l'Église, mais il en a de spéciales pour ses amis ; il y en a qu'il favorise plus les uns que les autres. IV. 394. — La grâce divine ne manque jamais à ceux qui font ce qu'ils peuvent, invoquant le secours céleste. VI. 246. — Le premier legs de Jésus-Christ en la croix, c'*st de donner sa grâce au pécheur. III. 396. — Dieu nous donne une suffisance de grâces, riche, ample, magnifique et telle qu'elle doit être attendue d'une si grande bonté comme est la sienne. VI. 118, 119. — Dieu parachèvera notre salut qu'il a commencé en nous, |)Ourvu que nous ne manquions pas à sa grâce. VI. 195. — Quand Dieu veut nous gratifier de quelque grâce, c'est orgueil de la refuser. II. 13^. — On peut avoir un peu de joie en la grâce divine quand les rencontres nous succèdent bien. VIII. 266. — On peut considérer sans orgueil les grâces particulières que Dieu nous fait. II. i34. — La plus forte preuve que nous puissions avoir si nous sommes en état de grâce, est si nous n'avons aucune volonté contraire à celle de Dieu. XV. 173, 334, 383. — Les hommes rejettent souvent les inspirations delà grâce divine. IV. 14. — Il faut se préparer pour l'heure où Dieu veut nous départir ses grâces. IIT. 48, 49« — Pour recevoir la grâce en son cœur il faut le vider de sa propre gloire. II. i3i. — Il faut être fidèle à correspondre aux mouvements dé la grâce. IV. 44^; VIII. 21 5. — ' Il faut vivre conformément à la grâce que notre Seigneur nous fait, et correspondre à la lumière qu'il nous envoie , par les instructions qu'il nous fait donner. VIII. iS^. — L'oubli des grâces reçues est un des plus grands péchés que les chrétiens puissent commettre. IV. 291. — L'oubli des grâces provient souvent d'ignorance. Ibid, — Il est difficile de déterminer le moment où les pécheurs commencent à manquera la grâce. III. 204, 2o5. — L e refour de là grâce rend la vie au cœur et à toutes ses œuvres.VII. 5o i . — Il ne faut jamais dire qu'on a assez de grâces du Saint-Esprit, V.207. — Ni les laisser oisives, sans
cela Dieu les ôte pour les donner aux autres.207. Le mauvais
naturel peut être corrigé parla grâce. III. 206. — La providence * sacrée est adrLirable en la diversité des grâces qu'elle distribue aux hommes. VI. 112. — La variété en la grâce, ou celte grâce en la variété, fai* une très sacrée beauté et très suave harmonie, qui réjouit toute la sainte cité de la Jérusalem célesfe. XVI. 114, 109. — Il se faut bien garder de jamais rechercher pourquoi la suprême sagesse a départi une grâce à l'un plutôt qu'à l'autre, ni pourquoi elle fait abonder ses faveurs en un endroit plutôt qu'en l'autre. VI. 1 15. — Il n'est pas possible de comprendre la conduite de Dieu dans la distribution des grâces. 256, 258.
Graisse. L'iniquité sort ordinairement delà graisse. XV. i4f|.
Grandeurs (les) du monde sont inconstantes. Vlil. 87. — Elles sont dignes de mépris par leurs illusions et leurs mensonges. m. 160; VIIL 91; XL 14, 220.
Grands. Qu'exige Dieu des grands ? VIIL 289. — Il faut être sur ses gardes quand on converse avec les grands ; il ne faut pas s'en approcher de trop près. XIV. 3i, 32. — Réflexions sur leur mort. I. 4o5.
Granier (Claude de), évcque de Genève, fut le prédécesseur de saint François. I. 44; VI. 18. — Il avoit les vertus épiscopales. Ibid. — Il proposa à son chapitre de travaillera la conversion du Chablais. I. 78, 197; IX. 72, 76; XlV. io5, 110.
Grecs (les) tâchoient par amour d'imiter leur empereur. IV.
Grégoire ( Saint ) de Nazianze quitta trois évêchés. XV. 200.
— Il rapportoit toutes choses à son profit spirituel. IL 92, 96.
— Il aimoit la solitude. IL 204. — ■ Il écrivit contre les femmes vaines. IL 18 i.
Grégoire le Grand (Saint) montre l'impossibilité où l'on est de raconter les choses merveilleuses de l'autre monde.* III. 176, 177; XIII. 27. — Il se plaisoit à caresser les pèlerins. IL 120. — Que rnconte-t-il d'un Juif ? V. 870. — Il appelle le gouvernement des âmes, l'art des arts. XV. 4oo«
Grégoire XIII n'accorda les revenus des bénéfices aux chevaliers de Saint-Maurice, qu'à condition que si les peuples re-
venoîent eu catholicisme, les revenus seroient employés àTentrelien des curés. XIV. 119, 120.
Grknade (Louis de), dans son mémorial, parle de l'amour de Dieu. VI. 8, II, 70.
Grossesse. Conseils pendant la grossesse. VIII. 188, 290, 9.95, 3oi; XI. 44?» 471' Voir Femme.
GuÉRisoN. Pour guérir de ses péchés il faut regarder Jésus- Christ en croix. III. 35 1. — Guérison miraculeuse de Jacques, fils de André Belmont. XII. 298 et suiv.
Guerres (les) de religion en France furent désastreuses. XV, 22. — Il y en a qui s'enrichissent pendant la guerre, tandis que le pauvre souffre et est dépouillé. III. 34o.
Guy Pancirole fut le maître de droit de saint François. 1.23, 26.
Habits (les) dont les homn»es et les femmes se revêtent doivent être bienséants. 1.665; II. 2o5. — La matière et la forme des habits dépend de l'âge et des circonstances. II. 2o5, 206. — Il faut que les habits soient nets et propres, et sans vilenies ou taches. II. 2o5. — Il faut être simple et modeste dans ses habits, sans «fféteries ni ma^vais agencement. IL 106,207; XIII. 120. — Prière pour s'habiller. XIIL 120, 327; XIV. 391. —
Habitudes (les) que nous acquérons par nos seules actions humaines ne périssent pas par un seul acte contraire. VI. 243; VII.38; XV.332. — Dieu donne l'accroissement aux arbres des bonnes inclinations et habitudes. VIL 1 36. — La religion tolère bien que l'on apporte dans les monastères ses mauvaises habitudes, passions et inclinations, mais non pas que l'on vive selon elles. XIII. 293. — L'habitude est le caractère duvice.II. 219.
Haine. Il faut combattre la hame et le mécontentement envers le prochain. VIII. 40.
Haire (la) mate le c^rps, mais ne convient pas à tout le monde. II. 199,200.
Hanter. Il ne faut pas hanter les personnes impudiques. IL 167. — Il faut hanter les personnes chastes et vertueuses. II. 167.
Hébreux (les) par le mot de paix entendent l'assemblage et le comble de tous biens et delà félicité. VIL 80. — La langue hébraïque est admirable dans ses expressions ; c'est celle que notre Seigneur a parlée. IV. 4?^i}432.
aSo TABLE ANALYTIQUE.
HÉLÈNE (sainte) rechercha et découvrit, par inspiration divine, la vraie croix. IV. 1 35; V. 210. — Elle purifia les saints lieux souillés par les statues du pag.misme. V. i36. Voir Croix. HÊLiE enseigna à Samuel que c'étoit la voix de Dieu qui l'ap-
peloit. XII. 54- HÉMORROissE. Sur la statue de THémorroïsse croissoit une herbe
qui guérissoit les maladies. V. 3i6, Siy. Henri de Lorraine fonda le royaume de Portugal. V. 122. Henri III. Sa foibîesse, ses mœurs, etc. I. 14. Henri IV avoit un grand respect pour la religion , et se confessoit avec larmes : il coopéroit aux bonnes œuvres qu'on lui proposoit; il étoit souvent foible , mais toujours fidèle. La veille de sa mort il pensa au jugement dernier. IV. 92, 98. — Henri IV ne crut pas les calomnies qu'on lui avoit rapportées contre le saint. IV. 89, 90; VIII. 65. — Il auroit pu vivre pour ruiner l'hérésie et le turcisme. VIII. 90. — On lui doit les missions de l'Amérique septentrionale. VlII. 90. — La guerre qu'il fut obligé de faire au duc de Savoie, pour la restitution du marquisat de Saluées, mit de grands obstacles â l'exécution de ses bons desseins sur le pays de Gex. I. 244- — Mort déplorable d'Henri IV. IV. 92; VIII. 91, 94. HÉRACLius releva la croix. XIII. 307.
IIerce (m""" de ) se mit sous la conduite de saint François. X.
7i;XL i85.
HÉRÉSIARQUES (Ics) modemcs ont violé les règles de la vraie religion pour substituer leurs systèmes à la vraie foi. XII. 108. — Ils sont une cause de scandale. XII. 10. — Ils se conver tissent rarement. I. i8r, 195. — Les hérétiques scufiennenti faussement que les hérésiarques ont reçu leur mission duj peuple, d'autres du magistrat séculier et temporel, les autres de l'Église même; enfin, qu'ils ont eu une mission extraordinaire. XII. 32, 33,36, 54. Voir Mission. HÉRÉSIES (les) n'ont qu'un tensps plus ou moins long. Elles finissent toujours par s'évanouir. XII. 32i. — En quel sens sontelles nécessaires? XII. 10. — L'esprit des pères respire partout contre l'hérésie, dans les points même ésquels ils ne disputent pas contre elle. VIII. 73. — La chute des autres dans Thé-
TABLE ANALYTIQUE. a5l
résie est triste à considérer. VIII. 78, 9T, 187; XI. A 16.
JtÊRÊTiQDEs (les) soiit hérétiqucs et en portent le nom, parce que entre les articles de la foi ils choisissent à leur goût et à leur gré ceux que bon leur semble pour les croire, rejetant les autres et les désavouant. VII. 211; XIV. 353. — Tous les hé* reliques se perdent parce qu'ils cherchent la vérité par euxmêmes. III. iio; VIII. 16Ô. — Les hérétiques sortent de l'Eglise, c'est une preuve de leur nouveauté. V. 61; XÏI. 3 18. — Les hérétiques ne pouvant dire d'où ils viennent, ni qui les a envoyés, ne doivent pas être entendus. III. 88. — Les hérétiques devroient confirmer leur doctrine par les miracles, puisqu'ils prétendent rajeunir l'Eglise. XII. 298.— Les hérétiques modernes ressemblent aux hérétiques anciens. XII. 89. — Les hérétiques poursuivent ceux qui réfutent leur doctrine après s'être soustraits à l'autorité de l'Église. Ils ne veulent pas qu'on examine leur doctrin'e. XII. 2.56. — Les enfants des hérétiques sont moins coupables que leurs pères ; leur scandale est purement passif. XII. 1 1 .— (^ye doivent faire ceux qui sont obligés de demeurer avec les hérétiques. XIV. 322. — ■ Ou de les fréquenter ? IX. 363.
Héritier (l') des biens est aimé d'un amour effectif, l'autre fils est aimé d'un amour affectif. XIII. 204.
HERMAKCE(le baron d') donna à saint François des avis pleins de prudence quand il voulut commencer la conversion du Chablais. L 86, 93, 146.
HiLARioN (saint) délivra un possédé avec le signe de la croix. V. 338, 369.
Homme (1') est d'une nature moyenne entre les anges et les bêtes; ils participent de la nature angélique en sa partie intellectuelle, et de la nature bestiale en sa partie sensitive. IV. 477; ^L Sg. — L'homme est un microcome ou un petit monde, auquel se rencontre tout ce que l'on voit au grand monde universel. IV. 3o; XIII. 37. — Il est la perfection de l'univers. VIL 174. — L'homme a été créé pour la gloire éternelle. IV. 337. — Ori peut dire que l'homme a reçu trois sortes de vie. 1° II auroit pu mourir ou ne pas mcurir's'il fût resté dans le paradis. 2" Il ne peut pas ne pas mourir actuellement. 3" La vie du ciel , si
l'on y parvient, sera la troisième. III. 356, 357- — Il y a dans l'homme deux parties, l'une animale et . terrestre, l'autre céleste. III. 73. — Il y a en lui deux hommes, l'intérieur et l'extérieur. IV. 274. •»— L'homme intérieur s'occupe de l'amour de Dieu. IV. 275. — L'homme extérieur se trouble et s'agite beaucoup dans le service de Dieu et du prochain. Il fait rarement ce service avec calme. IV. 274, 27^. — Pour réformer l'homme , il faut commencer par l'intérieur et non pas par l'extérieur. IL 196. — La réforraation de l'homme est un plus grand mystère que sa formation. XII. 81. — L'homme spirituel discerne tout. VIII. 102. — Les liommes ont diverses inclinations; les uns à la légèreté, les autre* à l'amour, les autres à la colère, etc. IL 67. — L'homme qui se conduit par la raison est maître des événements de la vie. XIII. 29. — Les hommes peuvent être liés par trois sortes de liens. 1° Par les liens et les chaînes du démon , 2° par les liens de la chair, 3" par les liens du monde. IV. 280, 281. — L'homme est à lui-même importun. VIII. 286. — Bien ne fait tant la guerre à l'homme que l'homme même. III. 4^5. — L'homme n'est jamais en nn même état. II. 285; III. 338; VII. 177; VII. 87. — L'homme le plus saint a de l'imperfection, et l'homme le plus méchant a quelque perfection. III. 326. — L'homme dompte les animaux , mais ne se dompte pas luimême, ni n'est dompté par les autres. III. 4^5, 426; V. 5; XIII. 29. — ■ Tout homme est pécheur. IV. 100. — Pendant cette vie l'homme est entre le paradis et l'enfer. IL 53; VI. 248. — Chaque homme par ses péchés est cause des maux qui affligent l'humanité. IV. 22; III. 196. — Il est rare de trouver des hommes vraiment raisonnables. II. 284. — Les hommes cherchent toujours leurs intérêts, suivent leurs caprices ou leurs passions, et jugent rigoureusement autrui. II. 234, 2t35. — Les hommes brutaux ravis en la volupté sensuelle perdent tout-à-fait l'usage de l'attention , de la raison et de l'entendement. VI. 60. — On ne gagne rien à n'aimer que les hommes, puisqu'ils sont comme nous. III. 236. — Malheur au jeune homme qui devient maître avant d'être novice. XIV. 44- — Les payens avoient tellement le désir que l'homme fût Dieu,
TABLE ANALYTIQUE, 1^?t
que quelques uns ont été jusqu'à se faire adorer comme tels. IV. 456. — Il ne faut louer aucun homme avant sa mort. XV. HoMousiON. Cette parole déplaisoit à Luther. XII. 257. Honneur (!') est une protestation ou reconnoissance de IVxcellence de la bonté de quelqu'un. IL 1^3; V. 385,386. — L'honneur n'est pas en celui que l'on honore , mais en celui qui honore. V. 3o4. — L'honneur souverain absolu appartient à Dieu, et n'a pas d'autre objet que lui. V. 161, 407. — L'honneur dû à Dieu doit t'trc tel qu'on l'honore principalement, et par conséquent, tout ce qui lui appartient. V. 164. — Pour exprimer la vénération due à Dieu seul on se sert du mot grec latrie. V. 896. — 1/honneur subalterne appartient aux créatures excellentes et dignes d'être honorées. V. 161, 162, 407. — Cet honneur doit être rapporté à Dieu comme à sa source -et à son origine. V. 162. — D'où se prend la différence de la grandeur ou petitesse entre les honneurs relatifs et la façon de les nommer? V. 408. — L'honneur relatif doit être prisé à la anesure et au poids de l'excellence à laquelle il vise, et selon la diversité avec laquelle l'excellence se trouve en la chose honorée.V. 408, 409- — Lss honneurs relatifs et imparfaits procèdent des honneurs absolus et parfaits, et s'y rapportent.V.412. — Les menus honneurs imparfaits et relatifs peuvent-ils porter les noms des honneurs absolus et parfaits de latrie, d'hyperdulie, de dulie. V. 4* i« — Nous devons aux saints un honneur consciencieux et religieux. V, 160, i6i. — L'honneur relatif ou rapporté est en certaine façon propre et particulier pour les créatures irraisonnables. V. 407. — L'honneur passe sans s'arrêter sur les choses inanimées. V. 388.— L'honneur consciencieux ne peut pas se séparer de l'honneur politique. V. i5g. — On doit à certaines créatures un honneur cisil-V. iSg, 160. — Et quelquefois un honneur autre que civil. i5o. — L'honneur des gens de bien est sous la protection de Dieu, ir peut pei mettre qu'on l'ébranlé; mai;» il la relève soudain. VIII. 2o3. — La vertu n'empêche pas d'arriver aux honneurs. IL i34. — Les honneurs sont tous remplis de dangers et de charges. XIV. 4^. — Celui qui tend à la vertu ne s'empresse
95/f TABLE A.NAT,YTIQUE.
pas pour les honneurs. II. >33; V. 386; VIII. 14 5. — La poursuite et l'amour des honneurs commence à nous rendre méprisables. II. i33.
L'honnêteté est le seul bien qui soit justement proportionné a notre volonté. III. i3i. — C'est une vertu dont toute notre vie doit être teinte. II. 118, 209.
Honorer. Il faut honorer chacun selon son mérite ou sa dignité.
XIV. 2g. — On peut honorer quelques créatures religieusement, et néanmoins donner tout honneur et gloire à un seul Dieu. II. 143; IV. 35; V. i63.. — Les choses absentes, passées, futures , peuvent être honorées au moins conditionnellement.
HosANNA. Ce mot a été conservé dans l'Évangile. XII. 1S2.
HÔTELIERS (des). Saint François les honoroit, et trouvoit que leur état pouvoit les conduire a la perfection. XV. 225.
Humanité. Les païens n'ont pas connu cette vertu. XIII. i66« — L'humanité du Sauveur noîis aide à contempler de la terre la Divinité. II. 70; IV. 462. Y o\y Jésus-Christ.
Humble. Le vrai humble ne veut point paroître tel , mais l'être.
XV. 17. — L'humble ne voit en soi aucune vertu, quoiqu'il soit grandement fructueux en bonnes œuvres. V. 11. — L'humble est d'autar\t plus courageux qu'il se reconnoît plus impuissant.II. i38. — Un bon religieux desiroit d'être humble toute sa vie comme un jeune novice. IV. 226; XIII. 232; XV. 17.
Humeur. L'égalité d'humeur est une vertu qu'il faut s'efforcer d'acquérir. IV. 452, 453. — Les mauvaises humeurs peuvent changer quand on a un bon naturel, ou qu'elles sont le produit d'une mauvaise compagnie. VIII. 106. — ■ Il ne faut pas se laisser emporter à l'inégalité d'humeur par l'inégalité des choses qui nous arrivent. XIII. 3o, 33, 36.
Huiles, On doit avoir un grand soin des saintes huiles. IV. 475; XIV. 19, 225.
Humilité. La vertu d'humilité , c'est la véritable connoissance, et volontaire reconnoissance de notre abjection et de notre néant. II. 140; XIII. 61. — C'est une mendicité spirituelle. V. 9'. — L'humilité est la base de toutes les vertus et le fondement de l'édifice de la perfection. III. 60; IV. 433. -—L'humilité
est une vertu cliérle des saints au-dessus des autres vertus morales. II. i3i. — L'humilité doit être pratiquée en tout et partout, et toujours. IL ii8, 148; III. 55 —L'humilité est la vertu qui plaît à Dieu sur toutes les autres, et il semble que Dieu ne lui puisse rien refuser. III. 174. — L'humilité qui semble nous éloigner de Dieu, nous en rapproche au contraire. IL 35; III. 253. — L'humilité doit conduire à l'amour et à l'union avec Dieu. XIIL 19, 192. — L'humilité se réjouit des opprobres dont on la couvre quelquefois à cause des actions d'une dévotion naïve ou forte. IL 189. — La vertu d'humilité reconnoit non seulement son abjection, mais elle l'aime et s'y complaît, non par découragement , mais pour glorifier Dieu et estimer mieux le prochain que soi-même. IL 140; IX. 379. C'est un profond degré d'humilité de se plaire et délec*ter dans les humiliations et abjections, comme dans les plus grands honneurs. XV. 872. — L'esprit d'humilité consiste à se plaire en l'humiliation, à rechercher l'abjection et l'humilité parmi toutes choses. XIII . 60.
Humilité. Il faut distinguer l'humilité en extérieure et intérieure. XV. 146. —L'humilité n'est pas un cérémonieux assemblage de paroles, de gestes, de baisement de terre, d'mclinations , quand il se fait , comme il advient souvent, sans aucun sentiment intérieur de sa propre abjection et de la juste estime du prochain. VIL io5. —^L'humilité intérieure se divise en celle de l'entendement, et en celle de la volonté. XV. 146. — L'humilité ne doit pas être seulement extérieure , mais intérieure. I. 598; III. 56. — L'humilité qui n'est pas dans le cœur est fausse et seulement apparente; elle se dément facilement. I. 601; IL 148, 149. — La vraie humilité cache non seulement les autres vertus, mais elle cherche à se cacher elle-même. IL i36. — L'humilité ne recherche ni la louange, ni la gloire, ni l'honneur. IL i43. — S'humilier souvent extérieurement, afin que les autres vous exaltent c'est un grand orgueil. IL i35. — La vraie humilité ne fait pas semblant de l'être, et ne dit guère des paroles d'humilité. II. i36; III. 55; XV. 17, 81. — Mais elle supporte qu'on lui en dise. III. 174. — Il ne faut pas s'amuser à une fausse et niaise humilité qui empêche de
regarder en sol ce que Dieu y a mis de bon. XIII. 63. — L'humilité qui ne produit pas la*générosité est indubitablement fausse. XIII. 63; III. 274. — L'humilité qui cache les vertus les fait paroître quand la charité le commande. IL i38. — Elle doit être accompagnée d'obéissance. XIII. i3/i; XV. 272. — Il faut s'humilier d'une humilité douce et paisible, et non pas d'une humilité chagrine et troublée. VIII. 3o5; XIII. 122; XV. 272. — L'humilité ne néglige pas le soin d'une bonne renommée. I. 610; IL 144. — Quand on est combattu par l'orgueil il faut se plier du côté de l'humilité. II, 121. — Le défaut d'humilité est cause de la perte d'un grand nombre d'hommes.
III. 58. — L'humilité doit durer jusqu'à la mort. III. 56^ 5g. — Quelque parfait qu'on soit, il ne faut jamais abandonner Texercice de l'humilité.I. 607; IL i3i, i38, 256; III. 44» 61;
IV. i4i, 226,436; V. 59; VIII. 116, 142, 282;IX. i58, 323; X. 41, 214, 325, 428; XI. 42, 67, 33o, 353, 356, 36i, 395; XIII. 59, 64;XV. 190, 271,351, 4 i5. — L'humilité de Jésus- Christ. III. 54; XII. ?/o6. Voir Jésus-Christ, — Humilité de Marie. III. 54. Voir Marie.
Hypocrisie (r) ne dure pas long-temps. IL 26t. — C'est une hypocrisie de ne pas faire aussi bien que l'on parle. X. 219.
Idolâtrie (P) a pu naître de ce que les hommes altendoient l'Incarnation du Fils de Dieu; de sorte qu'ils le cherchoient jusqu'en leur sijnulacre. IV. 4'-^/» 428. — L'idolâtrio , comme tout autre péché, dépend de l'intention de l'ame. V. 392, 393. — L'idolâtrie a deux actions; l'intérieure pac laquelle tlle croit pour Dieu ce (jui ne l'est pas. V. 43 1. — Et l'extérieure par laquelle elle fait cunnoître par des cérémonies extérieures la pensée intérieure. Ibid. — Dieu défend l'idolâtrie et la pluralité des dieux par le premier précepte. V. 4^8. — C'est une idolâtrie que de faire avec complaisance les actions que l'on fait, quoique spirituelles, III, 201, 202. Idole et image ne sont pas la même chose. V. 207, [\^q. — Idole du Mont-Voiron, XIV. 38o. — Fléchir les genoux devant une idole est un acte d'idolâtrie quand celte action est volontaire-
Ignace ( Saint) de Loyola étant invité à jouer l'accepta. IL 23o; IV. 321; XIII. 33; XV. 191.
Ignace (Saint), martyr, recommanda à un de ses amis d'honorer les vierges. V. 39, 367. — Ildisolt que son amour étoit crucifié. VII. 29, Images (les), outre lareprc-sentalion naturelle dont elles sont les images, peuvent encore être employées à une autre représentation par l'institution des hommes V. 233, 424* — Les images ne sont pas idoles si Dieu permet de les vénérer. V. 509, 434- — La prohibition de ne faire aucune image ou similitude n'est pas le projet et le but de tout le premier commandement. V. 428, 433, 434. — Les images de Dieu le Père en forme de ■vieillard, du Saint-Esprit en forme de colombe ou de langues de feu, et les images ou figures mystiques, comme d'un agneau pour représenter le Sauveur, sont permises. V. 242, 3i3, 40B, 43 1. — Il ne faut pas trop multiplier les images des choses invisibles. V. 271,431. — Les hérétiques avouent qu'on peut faire des images, mais ils prétendent faussement qu'il est défendu de les exposer dans les Églises. V. 428, 4^9' — L.es vérités spirituelles ont besoin d'images pour être saisies. VI. Imagination (1') n'est autre chose qu'une conjecture ou prévoyance de ce qui peut arriver le long de la journée. XIII. 35o; XIV. 7. — L'imagination cause souvent les troubles que nous ressentons. III. 43 1. — L'imagination est d'un grand usage dans l'oraison. IX. 34 1; X. 297; XIV. 7. Imitation (!') de la vie des saints est un bon moyen pour avancer dans la vertu.
Immortalité. La négation de l'immortalité de l'ame entraînolt chez les Juifs la négation de la résurrection des corps. XII, Impatience. Il ne faut pas se troubler de ses impatiences. VIII. 68. — L'impatience a toujours son œuvre imparfaite. XV. 457. — Quand on n'est pas affligé on n'est pas impatient, mais non pas patient. VII, 280.
ImpÉnitence (1') est le péché fondamental qui nous entretient en
guerre. IV. 25.
Imperfections (les) sont proprement des mouvements défectueux qui préviennent le plein consentement de la volonté.