‹ Œuvres complètes, Volume 3Chapitre 11 sur 28 · Martin Guërin, maître chirurgien à Paris, dépose · texte numérisé non relu

Martin Guërin, maître chirurgien à Paris, dépose

Qu'au commencement du mois d'août 1721 il a été appelé en coosultation chez le sieur Gruyn, demeurant rue Chapon, où le déposant l'a trouyé, tantôt dans un faulcjuîl , tantôt dans son lit ayant les jambes fort enflées , et ayant de la peine à se tenir couché tout à plat , par rapport au rhume qu'il ayait; et que le déposant s'est trouyé fAusieurs fois avec défunt Thibault, chirurgien de THôtel-Dieu , et ordonnèrent ce qui était nécessaire pour l'enflure de ses jambes; qui est tout ce qu'il a dit sayoir.

11. Messire Nicolas Môreau, prêtre du diocèse de Parb, dépose t

Que le 8 juillet 172T il s'est trouyé à Tigery, distant de Parisde six lieues, avec M. et madame la présidente de Fourcy, M. l'abbé de Fourcy , M. et madame Talon , et M. et madame Berthier, où se trouva le défunt sieur Gruyn, qui paraissait se lïien porter, et le déposant y resta jusqu'au 16, et au retour du sieur Gruyn ; et que , dans le cours du mois d'août , le sieur ^ujn se trouva incommodé , et que , vers le 6\0u 7 septembre, la maladie du sieur Gruyn augmenta de telle sorte, qu'il ne pouyait supporter la promenade dans son carrosse qu'avec peine, et que le déposant y a été deux fois avec lui sur le boulevard, où il était obligé de descendre de son carrosse, et se lûettait sur le coussin de son carrosse au pied d'un arbre. Depuis, la maladie a encore augmenté, et le déposant n'en a pa$ su les suites , ayant été en campagne ; qui est tout ce qu'il a dit savoir.

Page 1