‹ Œuvres complètes, Volume 3Chapitre 8 sur 28 · François Courtois, marchand apothicaire à Paris · texte numérisé non relu

François Courtois, marchand apothicaire à Paris

Qu'il n'a été dans la maison dudit défunt sieur Gruyn que le 18 ou le 20 août 1721 9 qu'il l'envoya chercher, et qu'il lui dit, dans la chambre où il était, attenant son cabinet, si madame était grosse, ayant tel et tel signe; et , après l'avoir entendu, ledit défunt sieur Gruyn se retira dans son cabinet, et laissa lui déposant dans ladite chambre avec madame Gruyn pour entendre d'elle-même si elle avait quelque circonstance à lui dire sur le fait de la grossesse; le déposant fut joindre ledit sieur Gruyn dans son cabinet, en lui disant que sur ce que madame venait <le lui dire et déclarer, il n'avait rien de positif à lui dire ; que dans ce temps-là ledit sieur Gruyn était vêtu et habillé, et aTait un bonnet sur la tête, et qu'il parut à lui déposant comme un homme allant et venant ; et ajouta que le

-déposant a été requis par le président et par IL Gruyn,

garde du trésor royal , de donner un extrait de son journal des remèdes fournis audit déluut sieur Gruyn jusqu'à jsa mort, ce qu'il a donné et certifié comme véritable; qu'il n'a en aucune connaissance , dans le temps porté par la sentence , des faits quiy sont articulés; mais que, sur la lin du mois de septembre, le déposant a cru que ce pouvait être ceUe mâladie-là ; qui est tout ce qu'il a dit savoir.

3u Noël Falconnet, écuyer, médecin consultant ordinaire du roi y dépose

Que sur la fin du mois de juillet 1731 il vit le sieur Gruyn enrhumé, et que, dans la suite, au commencement du mois d'août, il dit au déposant de Ib venir voir, que son i\hume continuait toujours, et qu'il lui dit que, puisque M. Leauté était son niédecin ordinaire, il devait le faire avertir pour se trouver ensemble chez lui, et qu'il s'y trouva dans la suite avec ledit sieur Leauté dans le cours du mois d'août , sur la fin duquel mois ledit sieur Gruyn commença à se plaindre d'une oppression pendant la nuit ; que quelques-uns de ses ami^ lui dirent que ce pouvait être un asthme; que le sieur Leauté «t lui déposant firent quelques remèdes pour le soulager, lesquels remèdes n'empêchèrent pas qu'à la fm du mois d'août l'oppression ne revînt par intervalle, et qu'elle ne redoublât

agS OEUVRES de cochin.

dans le mois de septembre. Mais, comme rerum simiUum dis-^ similitudines , et dissimilUim similitudines eruditioribus imponunt, ils ne purent assurer que ce fût une hydropisie de poitrine , quoique Touyerture de son corps ait fait voir qu'il y avait de l'eau dans sa poitrine; qui est tout ce qu'il a dit savoir.

4. Camille Falconnet/ëcuyer, mëdecin consultant du roi , dëpose

Que dans les mois de juillet et août 17219 il a vu le sieur Gruyn six à sept fois indisposé de rhume d'oppression , sans pouvoir assigner la vraie cause de ces accidens , pour le temps dans lequel il lui rendait lesdites visites , et de plus ' convient d'avoir assisté à l'ouverture du corps dudit défunt sieur Gruyn, dont il a signé le procès verbal; qui est tout ce qu'il a dit savoir.

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