LETTRE A MONSEIGNEUR ANDRÉ FRÉMIOT
Archevëgne de Bourges et frère de M"* de Chantai, SUR lA TRAIE HANIÈRE DE PRÊCHER *,
MONSEKÏNEUB,
n n^est rien d'impossible à Famour. Je ne suis qu'un chetif et malotru prédicateur, et il me fait entreprendre de vous dire mon advis de la vraye façon de prescher. Je ne sçay si c'est Tamour que vous me portés qui tire cette eau de la pierre, ou si c'est celuy que je vous porte qui fait sortir des roses de l'espine. Permettés-moy ce mot d'amour, car je parle à la chrestienne ; et ne trouvés pas estrange que je vous promette des eaux et des roses; car se sont des epithetes qui conviennent à toute doctrine catholique, pour mal ajancée qu'elle soit. Je vay commencer : Dieu y vueille mettre sa bonne main !