‹ Œuvres Completes Volume 6Chapitre 42 sur 145 · npT-SCTTT.nS · texte numérisé non relu

npT-SCTTT.nS

Je parle donc de ce que i';n \ u , et pour ainsi dire , de ce que mes mains onf touché.- eu sorte qu'il faudroit que j'eusse perdu tout honneur si je ne disois pas la vérité , ou que je n'eusse pas l'ombre du bon sens si j'en ignorois la moindre circonstance

Nous n'eûmes pas plus tôt mis le pied dans ces champs évangéliques , que nous aperçûmes de .toutes parts les ravages de l'hérésie. Dans toute l'étendue de soixante-cinq paroisses , qui contenoient bien des milliers d'âmes , l'on n'eût pas trouvé seulement cent catholiques, si l'on excepte cependant les officiers de son Altesse, qui n'en vouloit point avoir à sou service qui ne professassent la véritable religion.

On ne voyoit que des églises désertes, pillées ou détruites, que des croix abattues, pulvérisées, anéanties, que des autels profanés et renversés : à peine pouvoit-on trouver quelque vestige de l'ancienne religion et de la foi orthodoxe: les ministres, c'est-à-dire les docteurs de l'hérésie , n'étoienf occupés partout qu'à troubler les familles, en y introduisant leur doctrine , et s'emparant des chaires dans la vue d'un gain sordide et d'une infâme avarice.

Les Bernois et les Genevois , et autres semblables enfants

Jam ergô de eo quod vidi loquor, et quod , ut ità dicam , manus mese contrectaverunt, ut sim impudentissimus si mentior, imprudentissimus si rem nescio.

Igitur cùm balliagia illa ingressi sumus, misera ubique rerum faciès apparebat. \idebamus enim sexaginta quinque parochias^ in quibus, exceptis duels oflicïariis, quos semper habuit catholicos, ne centum quidem ex toi hominum miliibus catho-''''i inveniebantur.

Templa partim diruta, partini nuda; nulUbi crucis signa, nullibi altariaj ac ubique ferè omnia antiquœ et verœ fidei deleta vestigia., ubique ministri, ut vocant, hoc est, haeresis doctores , domos evertentes, sua dogmata ingerentes, cathedras occupantes, turpis lucri grali:!.

Berneases, Genevenses, et id genus perditionis fiiii, per suoi

de perclition , menaçoient Iv- pciîpÎG [)ar leurs émissaires, à aessein de le détourner d'entendre nos prédications. Ils cnoient incessamment que les trêves n'avoient rien de solide ni de durable ; que la paix n'étoit point faite ; que bientôt on chasseroit du pays et le duc et les prêtres ; que leur parti enfin prendroit le dessus avec plus de force que jamais , et seroit désormais à couvert de toute insulte.

Loin que nos missionnaires fussent découragés par tant d'etïorts de l'enfer, ils redoublèrent leurs soins et leurs travaux ; et s'attachant d'abord aux plus qualifiés et aux principaux seigneurs des contrées infectées , ils vinrent à bout , avec le secours de Dieu, d'en retirer quelques-uns du gouffre ile l'hérésie , et de les ramener au port de la communion catholique. Au moyen de cela, on parvint à ériger six paroisses seulement , à savoir, trois dans le pays de Thonon , et trois dans celui de Ternier , tant à cause du petit nombre des ouvriers évangeliques , que parce qu'il ne se trou voit pas assez de fonds pour en faire subsister davantage ; mais surtout parce que, la paix n'étant pas affermie, les choses paroissoient être encore dans l'incertitude.

Deux années se passèrent de la sorte , après lesquelles l'ordre des pères capucins envoya dans le champ du Sei-

exploratores minis populum deterrere ab audiendis nostrorum concionibus : inducias nimirùm istas inducias esse, pacem nondùm constitutam, mox ducem alque sacerdotes expellendos armis, hœresim sartam tectam remansuram.

Nostri tamen rem pro virili promovent, ac primarios primùm viros aliquot ex hœresis vorticibus in communionis catholicee portum reci'piunt; sexque variis locis erectce catholicae parochi*, très in Thononensi , très item in Terniensi agro. Cur autem plures non erigerentur, in causa erat parum operariorum paucitas, partim quôd non suppeteret undè commode sustentari possent^ partim quia, pace nondùm lirmâ, res adhuc incertae videbantur.

Atque ilà biennium traducitur, et è patrum capucinorum ordine

gneur, à nostre secours, de nouveaux moissonneurs, sî zélés et si ardents, que l'un d'entre eux faisoit l'ouvrage de plusieurs. Mais, malgré cela, le prince n'étoit pas content, il ne supportoit qu'avec la dernière impatientée le moindre retardement à une affaire qu'il avoit si fort à cœur ; c'est ce qui lui fit prendre le parti de se transporter à Tlionon , poui* traiter lui-même en personne avec ceux qui paroissoient être les principaux et les plus distingués du parti.

Ce fut en l'année 1598 qu'il entreprit ce voyage, et il réussit avec tant de bénédiction , que l'illustrissime et révérendissime cardinal de Florence, légat à latere du saint-siége apostolique , y arrivant quelques jours après , fut témoin de la conversion de plusieurs milliers de personnes. Son Eminence eut la bonté de recevoir l'abjuration de plusieurs; pour les autres , il les envoya à l'évêque, mon prédécesseur, et à moi-même, le nombre des pénitents étant si grand qu'il ne pou voit y suffire. Il étoit même nécessaire qu'il y eût toujours quelque ecclésiastique tout prêt pour réconcilier ces pauvres brebis qui revenoient en foule à la bergerie de Jésus-Christ.

novi ac strenui advenerunt messores , qui alacritate ac zelo multorum opéras supplebant : cùm dux^ in re quam suis gerebat prsecordiis impatiens morarum, ipsemet venire, Thononenses qui prœcipui videbantur convenire, ac cum eis coràm agere , constituit.

ïdque accidit anno millesimo quingentesimo nonagesimo octavo, adeôque féliciter successit^ ut illustris«'miis ac reverendissimus cardinalis Florentinus^ à latere sanctœ spdis apostolici» legatus, dîebus aliquot interpositis adveniens, multa jam horainum millia vjderit conversa esse; quibus quidem ipse partîm absolutionera contulit, partim ab episcopo prœdecessore meo, partim etiam à me dari voluit, cùm scilicet^ in tantâ pœnitentium copia, omnibus diei lioris paratus esse deberet aliquis, qui ad caulas Christi redeuntes Teciperet.

S'il est juste de rapporter cet événement admirable et ce prodigieux changement des cœurs et des esprits à la bonté toute-puissante du Créateur, qui change tout quand il veut, sans être changé en lui-même , on ne peut au moins se dissimuler que le duc de Savoie fut son instrument, et que son zèle fît des miracles. En effet , pendant le temps que son Altesse travailla à cette conversion , et séjourna à Thonon , son cœur, par une grâce smgulière , sembloit être entre les mains de Dieu , vu qu'il en suivoit tout les mouvements et toutes les impressions. Tantôt il faisoit publiquement des exhortations au peuple , et disoit des choses vraiment dignes d'une grande âme et d'un prince orthodoxe ; tantôt il conféroit en particulier, d'une façon toute paternelle, avec ceux que l'on regardoit comme les colonnes de l'hérésie; surtout il prêchoit d'exemple, s' efforçant d'attirer les âmes à l'Eglise catholique par une infinité de bonnes œuvres; ou bien il entroit en lice, devant tout le peuple, avec tous ceux qui se présentoient, faisant tète à tous dans des disputes réglées, où il ne manquoit pas de convaincre ses adversaires par la force de ses raisons, et de gagner les cœurs par la douceur et l'éloquence de ses discours. Enfin il parloit comme un homme envoyé de Dieu pour gouverner son peuple et pour lui annoncer ses vérités.

Quem profectô tam insignem et ingentem animorum motum^ ut in supremum rerum omnium motorem immobilem referre dignum et justum est, sic quoque ingénue fatendum, illum ducis zelo, tanquàm optimo instrumento , vel maxime usum fuisse. Illis enim afiquot mensibus, quibus dux huie conver.sioni procuranda; incubuit, atque adeô Thonone moratus est, cor ejus, pecuUari quâdam gratiâ, in manu Dei esse videbatur, ut ad quodeumque veliet converteret illud, cùm, si\e publicis cohortationibus ac vocibus catholico principe dignis, sive privatis monitis ad eos qui vid^bantur hseresis majores columnaB, sive exemplis bonorum operum, omnibus animi dotibus ac viribus cum populo illo universo contenderet ut illum Ecclesiœ catholicœ inferret referretque, constitutus scilicet à Deo ^lux super plebem illam , prœdicans praeceptum ejus.

i68 OPUSCULES

Ce grand prince ne se donna point de relâche qu'il n'eût fait replanter de toutes parts l'arbre vivifiant de la croix, qu'il n'eût entendu retentir les airs du chant de l'Eglise , cette chaste tourterelle , dans cette terre désolée , oA que ces vignes renouvelées et refleurissantes ne rendissent partout une odeur de salut. En un mot, il eut la satisfaction de voir les affaires changer de face , comme un beau printemps qui f'uccède à un affreux hiver.

Je puis dire avec assurance qu'il n'y a point eu de nos jours en aucun endroit du monde un si grand nombre d.^ personnes converties^, la vraie foi, avec tant de douceur et plus d'efficacité. Néanmoins il y a toujours eu jusqu'à ce temps quelques hérétiques de l'un et l'autre sexe mêlésavec ces nouveaux catholiques. Ces gens-là , plus obstinésque les autres , croupissent dans leurs erreurs. Or son Al* tesse, craignant qu'ils n'infectassent le reste de leurs compatriotes , ne trouva point d'expédient plus propre pour empêcher ce désordre , que de rendre un édit par lequel il leur commanda de sortir du pays. Quelques-uns , redoutant la sévérité de cette ordonnance , se sont enfin reconnus ; et il leur est arrivé la même chose qu'au Prophète royal, lorsqu'il disoit : Je me suis converti à Dieu au milieu de mes peines^

Née destitit unquàm, donec immutatâ rerum facie, veluti exactâ hieme, et redeunte vere, ubique appareret arbor décora et fulgida viviticœ crucis^ ubique Ecclesiœ cantus, ut vox turturis, audiretur in terra illâ, et vineae illis instaurata? recenterque florentes dareni odorem suum.

Dicam intrépide, nusquàmsuaviùs, nusquàm efficaeiijs hoc nostro tempore hœreticorum tanta copia ad sacram fidem adducta est : hucusque tamen pars ista inaxima illorum popuiorum ad Ecclesiam reversa aliquot habebat immixtos utriusque sexûs heereticos, qui^ cœteris obstinatiores in errore permanebant ; quibus cùm mederi aliter non posset dux , ne rrliquam plebem inficerent, eos demiim edicto publico discedere praecepit. Hujus edicti terrore perculsi^

tandis que les épines me faisoient sentir leurs pointes. En effet, comme dit Isaïe , l'affliction donne de l'intelligence.

Pour revenir à notre propos , il est aisé de concevoir que ce duc si religieux n'a rien épargné de tout ce qui étoit en sa puissance pour la conversion de ces pauvres peuples, soit caresses , ^oit menaces ; mais ce qui mérite encore plus nos éloges , c'est qu'il agissoit de la sorte lorsque ses ministres lui conseilloient le contraire. Car je me souviens qu'assistant par son ordre à son conseil pour cette affaire , et les entendant opiner, plusieurs jugèrent pour des raisons d'état qu'il n'étoit pas temps de rien entreprendre , ni de mettre au jour ce dessein. Cependant il passa outre, préférant les intérêts de Dieu et l'avancement de la foi à toute autre considération ; et il le fît à la face même des députés du canton de Berne, qui avoient été envoyés, avec toutes les solemnités requises , à dessein de parer ce coup , et qui demeurèrent interdits et tremblants de la résolution du prince.

aiiquot etiam conversi sunt : nimirùm dura configitur spina * , et ajflictio dat intellectum auditui ^.

Ut niillum lapidera reliquerit dux religiosissimus, quem ipsemet suis, ut ità dicam , manibus non moverit, per blanditias, per minas, ut, quoad per eum fieri posset, populi illi converterentur; et, quod laude dignius est, magna sui consilii parte contra sentiente et consulente. Nam et rectè memini interfuisse me consilio super eâ re habito, speciali nimirùm mandate principis accersitus, in quo plerique consiliariorum rem illam tùm aggrediendi tempus non esse, resque non ferre, mordicus asserebant; neque sanè sine probabili illaruro, quas status appellant, rationum momento : quibus tamen omnibus unam religionis rationem dux. sanctissimè prœposui*: a 3 prœtulit; idque videntibus, spectantibus, ac trementibus Bernensium legatis, qui illis ipsis diebus, ut id averterent, solemnem egerunt legationem.

» Psal. XXXI , 4. — * Isaïe, XXVIII, 1».

Î70 OFUSCCLE^

Selon les articles de la trêve , le bailliage de Gaillard ^emeuroit encore sous la puisance des Genevois , et par conséquent la foi catholique ne pouvoit y avoir d'entrée ; mais comme , par le traité de paix, il fut rendu au duc de Savoie, ce prince envoya à ses dépens des missionnaires de la compagnie de Jésus et des prêtres séculiers, qui en peu de temps, et par un travail infatigable et un ôèle enflammé , mais surtout par l'efFet de la grande miséricorde du Seigneur, ont porté les choses presque à leur perfection.

Pour en faire le récit en peu de mots , il n^ a que douze ans que l'hérésie étoit enseignée publiquement dans soixanteeinq paroisses aux environs de Genève , en sorte que la religion romaine en étoit tout- à-fait bannie; et maintenant l'Eglise a étendu ses branches en autant de lieux, et y a tellement pris racine que l'hérésie n'ose plus s'y montrer. En effet , on auroit assez de peine à trouver cent hérétiques en ces lieux où auparavant on n'auroit pas trouvé cent catholiques. Il n'y en a pas un où l'on ne célèbre aujourd'hui le saint sacrifice de la messe et tout le reste du service divin ;

Verùm balliagium Galliardense remanebat in potestate Genevensium ex induciarum coiiditionibus ; atque adeô ad illud nullus catholicae fidei patebat aditus. At cum paiilô post per pacis décréta redditum etiam fuisset duci , in illud iiiimisai operarii, duels expensis, ex societate Jesu, et cleri siccularis sacerdotes, qui exiguo lempore, magnis laboribus, maximâ Dei gratlâ, rem propemodùm oninem perfecerunt.

Itaque , ut rem magnam paucis d'icam , ante duodecim annos in sexaginta quinque parochiis urbis Genevœ vicinioribus, murlsque illius, ut ità dicam adjacentibus, hœre&is publiée docebatur, ac ità universa occupabat, ut nullus catholicoe religioni locus superesset. Nunc autem totidem, lisdemque loeis, Ecclesia eaihollca extendit palmites suos^ac itàviget, ut nullus hceresi locus sit relictus; cùmque anteà ne centum quidem viri in tôt parochiis catholici appalerent, nunc ne centum quidem hœretici videntur : sed ubique catholicœ fidei sacra fiunt^ celebranturque^ adhibitis unieuique

et chaque paroisse est desservie par son curé. Enfin ces trois bailliages , qui par le traité de paix appartiennent à présent sans contradiction au duc de Savoie, sont entièrement convertis et revenus à l'Eglise ; et ce qu'il y a de mieux encorcj» c'est qu'ils ont persévéré constamment dans leur résolution, malgré les persécutions qu'ils ont souffertes et les horreurs de la guerre. Voilà sans doute un grand avantage que ce iléau a procuré à ce diocèse ; aussi est-il presque le seul.

Il n'y a plus qu'une; chose à désirer, très-saint Père , c'est que le Saint-Siège prenne à cœur cette affaire, et y apporte tons ses soins , n'y ayant rien de plus grand , de plus digne et de plus important ; et que votre Sainteté donne toutes sortes de marques de bienveillance et de tendresse à son Altesse sérénissinie monseigneur le duc de Savoie , qui a été l'instrument de la bonté divine , et qui a travaillé si effica- <;ement au salut de son peuple ; en un mot, que votre charité se signale envers ce diocèse , pour le consoler, et lui faire perdre, s'il est possible , jusqu'au souvenir de ses malheurs : grâces que je demande avec toutes sortes d'instances et la plus profonde humilité, et que j'attends de votre clémence avec une confiance parfaite, suppliant notre Seigneur Jésus-Christ de vous être toujours propice.

parochicG propriis curionibus : sicque factum, ut illa tria balliagia, quœ ex pacis conditionibus duci obtigerunt, omninô Ecclesiœ restituta siiit^ ac, quod caput est, ità in lide et religione receptâ persévèrent, at nuUis extremorum bellorum persecutionibus, nullis haereticorum minis ab eâ se dimoveri passi sinl. Qui sanè unicus et ferè solus bellorum exactorum fructus huic diœcesi contigit.

Superest ve'>, Pater beatissime, ut opus hoc, magnum profectô «t acceptione dignum, ducem tanti operis instrumentum eflicax, diœcesim liane universam , multis nominibus miserandam, Sedes Apostolica intima sollicitudine ac gratiâ complectatur ac foveat. Idque imis summisque precibus humiiiimè à vestrœ sanctitatis clementiâ expeto pariter et expecto, Chrisiumque semper illi propitium precor.

Mais, pour donner une entière créance à ce que j'avance dans cette lettre, comme ne contenant rien que de très-avéré, j'ai souscrit mon nom au bas , et j'y ai fait apposer le sceau de l'évêché de Genève. Outre cela , plusieurs chanoines de mon église cathédrale , et autres personnages d'une probité reconnue , ayant été témoins oculaires des choses que je viens de raconter, et même avant travaillé à l'instruction des mêmes peuples avec autant de succès que de gloire , j'ai cru qu'il étoit à propos qu'ils signassent aussi , aiûn que la vl^rité des faits étant constatée par le témoignage de plusieurs, il ne put rester aucun doute dans les esprits.

J'ai l'honneur d'être avec un très-profond respect, trèsfiaint Père , etc.

Ut autem omnia quse hîc scripta sunt , omninô ex veritate et sincerâ religions narrata esse non sit dubium , ils subscripsi, sigillumque hujus episcopatûs Gebennensis imprimendum curavi : et quia plerique meee ecclesise cathedralis canonici , et alii spectatfe fidei et doctrinae viri ea ipsa viderunt, imô etiam tetigerunt, cùip illis populis erudiendis operam suam in Domino coliocaverint, rtrumque rectè gestarum pars magna fuerint; eos quoque subscripsisse opéras pretium duxi, ut veritati plurimorum testiraonio roboratee plurima quoque ac constans iides adhibeatur.

DF S. rPANCOTS T)E SALES. 173

LETTRE

SUR L'IMMUxNlTÈ PERSONNELLE ECCLESIASTIQUE.

(L'criginal appartient maintenant à la maison Clerici de Milan, après avcir appartenu au monastèrede la Visitation de Turin.)

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