‹ Œuvres Completes Volume 6Chapitre 80 sur 145 · INSCRIPTION · texte numérisé non relu

INSCRIPTION

DE LA PREMIÈRE PIERRE DU BATIMENT DE LA VISITATION, QUI FUT COMMENCÉ L'aN '1(M4.

A Dieu très-bon et très-grand, à Jésus-Christ, et à sa très-sainte Mère, sous le titre de la Visitation.

Charles- Emmanuel étant duc de Savoie, Henri de Savoie étant duc de Nemours et de Genevois, l'an mil six cent quatorze, le dix-huitième jour du mois de septembre, sous la protection de Marguerite, Injante de Savoie, veuve du duc de Mantoue, et .sous l'épiscopat de monseigneur François, présent et officiant à cette cérémonie, a été jetée et bénie cette première pierre, monument consacré à la dévotion de la congrégation des sœurs oblates de la Visitation.

Deo optimo maximo, Jesu Christo, sanctissimœ Matri Virgini Marine Yisitanti.

Carolo Emmanuele Sabaudiœ, Benrico Gebennensium ducibus,

anno millesimo sexcentesimo decimo-quarto ^ decimâ-octavâ sep*

iembris, Margaride infante Sabaudiœ, viduâ ducis Mantuœ ,

protectrice, Francisco episcopo, congregationi sororum oblatarum

Visitationis devotioni sacrum.

LXXXÎI.

LETTRE

A M. DE FORAXj GENTILHOMME DE LA CHAMRRE DE M. LE DUC DE NEMOURS.

11 le prie de s'entremettre dans l'échange projeté par notre Saint, d'un terrain qui appartenoit aux Dominicains d'Annecy, en faveur des Religieuses de la Visitation.

Vers le 18 septembre 1614.

Monsieur,

L'extrême nécessité que la Visitation a d'une partie dri jardin de Saint-Dominique, sur lequel le bastiment nouvea^i regardera , fait que plusieurs gens d'honneur ont pensé de proposer que les Pères de saint Dominique prissent une partie d'un jardin du Collège sur lequel ilz regardent , et moyennant une recompense que l'on donneroit au Collège , que les Dames de la Visitation fourniroient , et qu'en cettt^ sorte les Pères de saint Dominique lascheroient la partie requise de leur jardin en faveur de la Visitation , dont deux maisons , saint Dominique et la Visitation , demeureroient infiniment accommodées , et le Collège nullement incommodé.

Or, j'en paiiay l'autre jour à Monsieur * , qui trouva bou: de le recommander aux administrateurs du Collège, par l'entremise de M. du Fresne. Mais m.nntenant que les Pères Barnabites sont remis , cela despendra aussi d'eux : c'est pourquoy, s'il plaisoit à Monsieur de leur tesmoigner qu'il

1 Tirée de l'abbaye de Saint-Denis près Paris. C'est ia 323e de la collectioa Biaise,

> Le duc de Ndraours at ie Olc^nevc>i«s

DE S. FRANÇOIS DE SALES. 3z9

désire ce commun accommodement, il y a de l'apparence qjie l'a chose reûsciroit, pourveu que le tesmoignage de son désir fust un peu bien exprimé ; ce que sa Grandeur fera facilement, puis qu'elle peut prier lesdits Barnabites de voir avec messieurs de son conseil si cela se pourra bonnement faire , et que s'il se peut sans grande incommodité , il désire fort affectueusement que cela se fasse , et qu'il les en prie.

Il reste que je vous supplie d'en parler à Monsieur, ce que je feray présentement sans attendre davantage que les Pères Barnabites montent si haut , pour parler à sa Grandeur ; et il sera à propos qu'elle fasse ce bon office en cette occasion. Je serois allé moy-mesme l'en supplier; mais je n'ay pas cmque cela fust bien , puis que je me fusse rendu soupçonné; et peùt-estre devrois-je en venir en cette bop ne affaire comme médiateur avec Messieurs du Conseil. Excusés-moy ; j'espère cette confiance^ Monsieiîr» c'est en cette qualité de vostre,et<.%

LXXXÏII.

LETTRE

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