‹ Œuvres Completes Volume 6Chapitre 97 sur 145 · ATT SUPÉRIEUR DES PP. BARNABITES · texte numérisé non relu

ATT SUPÉRIEUR DES PP. BARNABITES

'Saint François l'informe des moyens d'établir sur des bases solides rinstitution des PP. Barnabites dans les. collèges d'Annecy et de Thonon.

Révérendissime Père en J. C,

Je remercie humblement Y. P. R. de raffection avec laquelle elle a renvoyé en ces lieux le père Redempto. J'espère qu^il recueillera des fruits dignes de sa vocation, et agréables àV. P.

Yoilà enfin la sainte paix désirée ! Il est bien temps de Yoir comment nous pourrons faire réussir les pieux desseins du sérénissime Prince du Piémont , pour la solide fondation de ces deux collèges d'Annecy et de Thonon. A ce sujet, traitant avec Son Altesse , elle a permis que l*on prît tous les revenus du monastère de Contamine, en supprimant les

1 L'original en appartient à M. Roustet, curé de Saint-Maurice d'Annecy. C'est la 226e des lettres inédites de la collection Biaise.

Rev. in Christo Padre off"».

Ringrazio humilmente V. P. R. dell' amorevolezza colla quale ha rimandato in questi luoghi il P. D. Redempto, il quale io sperochè farà frutti degni délia sua vocazione e grali a V. P.

Ecco fpcà tanto, la santa e desiderata pace, e è ftormai tempo di vedere corne potremo far riuscire i pii disegni dei Ser. Principe di Piemonte , per la solida fondazione di questi duoi collegii di Annessii eTonone; pe quale trattando io con S. A., Ella si contenté chè si pigliasse lutta l'enlrata del monastero di Contamina,

Religieux pour plusieurs raisons , et transférant leurs pré« hendes partie à ce collège et partie à celui de Tlionon, avec la convention cependant qu'on mette à leur place autant de Pères Barnabites dans ces collèges qu'il en faudra pour célébrer les messes auxquelles cesdits Religieux étoient obligés. Il y a d'autres conditions que le Père Juste expliquera à V. P- Je les luy ai données par écrit en détail. J'ai jugé à propos , et c'est aussi le sentiment du Père D. Jean-Baptiste, Supérieur de ce collège, homme judicieux, et qui donne grande satisfaction à ces peuples , que cette affaire se traite par le Père Dom Juste, non seulement en nostre Cour près du sérénissime Prince (ce qui , si je ne me trompe, sera chose facile) , mais encore à Rome oii ledit Père fera instance sur les lieux, près de l'ambassadeur de Son Altesse qui fera faire les sollicitations par son exprès commandement, sollicitationsqui ne se feront jamais bien que par ledit Père , informé comme il l'est des circonstances locales et de tous les motifs qui peuvent déterminer Sa Sainteté à accorder la grâce. Il

supprimendo 11 monaci per più ragioni , e transferendo le lore prébende, parte in questo collegio, e parte in quello di Tonone; con patto perô, chè si mettano in luogho loro altri tanti PP. Barnabiti in questi collegii, che possano celebrar le messe aile quali detti monaci erano obbligati , e con cerf altre condilioni le quali dal P. D.. Giusto saranno spiegate a V. P., poicbè iole ho poste in scritto alla distesa. Ma ho giudicato bene, si corne ancho il P. D. Gio-Battista superiore di questo Collegio, uomo giudicioso e che dû a questi popoli gran soddist'azione , chè questo negozio si debba trattar dal P» D, Giusto, non solamente in questa nostra Corte, appresso il Ser. Principe, il che (s' lo non m'inganno) sarà cosa facile, ma ancora in Roma, dove detto Padre faccia instanza ivi appresso il signore Ambasciatore di S. A. la quale ccn nspresso commandamento farà fare la solUcitazione; ma sollicitazione che non si l'ara mai bene^ se non che dal detto padre informatissimo délie cose di quà e de tutti li motivi e circostanze che ponno indurreS. S*^ a far la grazia. Onde mi pare necessario chè detto padre vada subito di una Corte

"nie p:ivoît donc nécessaire que ce Religieux aille vite d'une Cour à Tautre ; moi, j'ai aussi une couple d'affaires bonnes el loiiables auprès do la Cour de Rome, c'est-à-dire, pour un séminaire en ce diocèse, et pour le compte que j'ai à rendre 'de mon église au Saint-Siège. Je dois toujours envoyer là exprès une personne bien qualifiée; je serois donc bien obligé à V. P. et à la congrégation, si je pouvois employer ledit Père Dom Juste. Je ferois les dépenses du voyage, de manière que la congrégation n'en éprouveroit aucun dommage. Ledit Père termineroit encore à la fois deux affaires: ce seroit d'obtenir l'union de certains bénéfices non conventuels pour l'établissement du noviciat à Rumilly, et l'autre de faire venir l'approbation de ces sœurs de la Visitation. On poursuit l'expédition de cette affaire, mais lentement, comme le révérend procureur le mande : c'est parce que les règles sont rédigées en françois. Le Père Juste expédieroit l'affaire tout d'un coup; je supplie donc, au nom du Seigneur, Y. P. R. de vouloir bien consentir à ce voyage.

Actuellement que j'ai parlé de ces soeurs de la Visitation, je dirai encore quatre paroles sur le dernier article do la

neir altra : et havendo io un par d'altri negozii buoni, c laudabili îiella Corle di Borna , cioc per un seminario in questa diocesi e per rendere conto di questa niia chiesa alla S. Sede; dovendo in ogni incdo îrjaiidnr ccsii ^lersona aposla c ben quallQcala, sarei molto iibligLito a V. l\ c vViW Gong.^ s 'io potossi adoprarc detto P. D. Giusto, c io t":i!ci hi s; (-■ -^! vingio, in maniera cbè la Gong, non ne senti- Tcb! c duino ;•(::: rîo^ et per l'istessa via detto padre farebbe duoi aitri negozj iiiia^ sarebbe procurar l'unione di certi benelicj non conventiiali per ii stabilimento del noviziato in Uumigli, et Taitro, far venive l'aprovazione di queste sorelle dellc Visit. air espedizione délia qualc si attende, ma molto lentamente, corne il R. P. procuratore scrive , per csser le regole in lingua francese, e il P. D. Giusto ?;pedirebbe il negozio in un tratto. Supplice adunque nel nome del «ignore V. P. R. di volere concédera detto viaggio. ' Et già elle ho parlato di Queste sorelle délia Yisitazione, dirô anco

lettre qui m'a été envoyée par V. P., pour le Père Dom Redempto.

Je supplie V. P. de croire absolument que je n'auroisjamais pensé à demander cette pièce de terre du collège, dans laquelle est la pêcherie sans poissons, si j'avois vu que cet abandon fût préjudiciable aux Religieux, surtout pour leur récréation. La santé et l'agrément des Pères me sont aussi chers que les miens propres, et je sais dans quelle proportion on doit établir les maisons des Religieux et celles des Soeurs. Je ne voudrois pas incommoder celles-ci pour accommoder celles-là.

Pour vous parler avec liberté et sincérité, le prix de cette place de la pêcherie , employé comme il faut , seroit plus utile au collège que la place elle-même. Je me suis étonné de la préoccupation de nos Pères, à qui je n'ai pas voulu en parler, parce que voyant que la seule pensée de cette affaire les refroidissoit sensiblement à mon égard, je ne voulois paspasser outre. Quoique le nouveau Père Supérieur fût préoccupé de l'opinion de l'autre dans le commencement , cepen-

quatro parole sopra Fultimo articolo délia lettera mandatami da V. P. per il P. D. Redemto. E supplico V. P. di credere saldamente , chè io non havrei giammai pensato di domandare quella pezza di terra , nella quale è la peschiera senza pesci , del collegio , s' io havessi vediito cbè il darla fosse stato di pregiudizio alli padri^ massimeper la loro recreazione, essendomi la sanità e giucundità de padri cara quanto la mia propria ; e io so con quale proporzione si debbano riguardare le case de' religiosi, e quelle délie sorelie; onde non vorreidar incommodità a quella, per accommodar questa.

Ma per dirlo alla libéra e sinceramente, il prezzo di quella piazza. délia peschiera essendo adoprato corne si conviene sarà molto più utile al collegio chè la piazza. E mi son stupito délia preocupazione di questi nostn padri, alli quali io non ho voluto parlarne, per chè vedendo chè il solo imaginar questo negozio, li dava un gran freddo verso dime, non voleva passar innanzi. Ma perô quantunque il P. Superiore moderne fosse preocupato dall' opinione d'altro al

daut considérant que c'étoit lui que regardoit l'affaire, comme chef du collège , je désirai en parler avec lui , non pour lui imposer mon sentiment, mais pour lui faire comprendre que cette opinion n'étoit pas aussi extravagante que d'autres le disoient.

Ce Supérieur, à présent, a reconnu que j'avois raison; car dans les places du collège il n'y en pas de plus désavantageuse et de moins utile à la récréation. Là, les Pères Domi* nicains ont des fenêtres avec la vue immédiate sur cette pièce de terre. Le Père Prieur de ces derniers , dans le mur même qui donne sur ce lieu , prétend faire fabriquer son noviciat , avec les fenêtres du même côté. Je ne sais comment onpourroit lui refuser le jus luminis et fenestrarum (le droit de lumière et de fenêtres) , puisque par ces deux premières fenêtres les Dominicains en ont déjà la possession. Actuellement Y. P. R. peut voir si c'est un grand préjudice au collège d'abandonner ce lieu ; de plus , si on n'élève pas les murs de cet endroit, qui s'étendent vers le reste du collège, presque toot le collège est exposé à la vue des Pères Dominicains.

principio; tuttavia, considerando chè a lui toccava ilnegozio, corne capo del collegio, io voisi parlariie con lui, non per persuaderli la mia opinione, ma solamente per farglieintendere chè il mio sentknento non era tanto extravagante corne altri dicevano. E adosso ha teccato colla mano, chè io ho ragione ; perché fra le piazze del collegio non ci è la più infruttuosa^ ne la manco utile alla recreazione, havendo due fenestre de' padri dominicani, le quali sono di vista immédiat? sopra quella pezza di terra, e il P. priore nell' istesso muro che è immediatamente sopra quel luogho, prétende di fabricare il noviziato suo, con le fmestre délia istessa banda, nella quale non so come si possa negarechè habbiano Jws luminis et fenestrarum, poichè di fatto ne hanno già la possessione in quelle due fenestre. Hora veda V. P. R. se sarà gran pregiudizio al collegio di dar detto luogho; anzi se non si alzano le mura di esso luogho, che si estendono verso il restante del collegio, quasi tutto il collegio è scoperto alla vista de' padri dominicani.

Ainsi , comme affectionné au collège et au bien de la congrégation autant que mon pareil puisse l'être , je jugerois qu'il seroit expédient que cette vente eut lieu, et je ne doute pas que V. P. R., voyant le plan de ce collège, ne reconnoiscs que j'ai raison , comme l'ont confessé finalement le Père Supérieur et le Père Simplicien.

Maintenant je prie de nouveau V. P. R. de permettre le voyage du père Dom Juste , qui me coûtera moins, et qui sera d'une plus grande utilité à la Congrégation. Je n'ai pas le temps d'en écrire plus long : je vous prie même de m'excuser si je me suis tant étendu.

En souhaitant à V. P. R. toute sainte félicité dans le sein du Seigneur, je suis

Son très-humble et affectionné frère et serviteur,

François, Ev. de Genève.

Onde corne affezionato al collegio e al bene délia Cong. quanto altro pare mio possa esser , io giudicarei esser espediente chè questa vendita si facesse. E non dubito chè V. P. R. vedendo la planta o piano di questo coUegio non giudicberà chè io ho ragione sicome in fine il P. Superiore e il P. D. Simpllclano han confessato.

Hora rltorno a supplicare V. P. R. di concédera i\ viaglo al P. D. GlustO' chè mi sarà di manco spesa^ è di maglor utilità alla Cong. e non av^endo più tempo di scrivere più diffusamente , anzi avendo ©ceasione di pregarla chè mi scusi se cosi mi sor< disteso , augurando a V. P. R. ogni santa félicita nel grembo del Signore, reste di essa Humilisso e aff""" fratello e serv.,

Francesco, Vcscovo di fiinevr^.

CXXH.

LETTRE

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