‹ Œuvres complètes, Volume 6Chapitre 34 sur 99 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

SUR LE RESPECT QtJE LÉS ARMÉES TiCTORIEnSES OflT POUR LES MONUMENTS

Il est des personnes ^jui ne consentiraient pas à défendre Paris, de peur de çonopromettre les monuments des arts, des sciences et de la littérature qui y abondent. Toutes ces richesses, une capitulation, dit-on, nous les conserverait.

Je prouverai que le danger que courraient nos monuments par les projectiles de l'ennemi, en cas de siège sérieux, a été beaûcoifp exagéré. De plus, ceux des objets qu'ils renfertnent et dont la perte serait irrépa-

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raWe, pourraient aisément être mis à Tabrî. Une viUe sur carrières , offre à ce sujet des ressources certaines et sans nombre. La population tirpide, les femmes, les enfants y trouveraient de vastes refuges où toutes le^ bombes de l^univers ne sauraient les atteindre. Quant aux capitulations, je m'étonne qu'on y croie encore. A-t-on oublié celle de Di^esde? La capitulation de Paris de 1815 n'avait certainement pas été accordée h titre gratuit. Elle stipulait, dans les termes. les moins équivoques , le respect des personnes et la conservation des coRectîons publiques. Eh bien, qu'on se rende à l'allée de rObservatoire, et des empreiates de balle, et des taches de sang^que recouvre aujourd'hui le bronze d'une st^tite, vous apprendront de quelle manière fut respectée la personne de l'illustre niaréchal que l'armée appelait le brave dès braves. Parcourez les musées étrangers, les galeries particulières des généraux alliés, et vous verrez à chaque pas comment on entendît alors le mot conservation écrit dans la capitulation de Paris ; et vous comprendrez le vrai sens de la leçon de moralité qu'un chef erinerpi prétendit alors donner à la nation française*

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