‹ Œuvres complètes, Volume 6Chapitre 45 sur 99 · CHAPITRE XXXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIV

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Je citerai encore un moyen de défense que Tart miKtaire pourrait emprunter aux progrès des sciences.

J'ai eu l'honneur de vivre avec le général Haxo dans les relations les plus amicales; c'est un souvenir tlont

je me ferai constamment honneur. Le général Haxo me proposait un jour un problème militaire. Il le regardait comme trèsrimportant. Il s'agissait de projeter la nuit une vive lumière sur le terrain occupé par l'assiégeant.

De jour, le travail n'avance guère; on est vu de l'assiégé. De nuit, quand la lune brille, on est encore vu, et par conséquent très-exposé. Si donc on pouvait éclairer artificiellement le glacis sur lequel l'ennemi exécute ses travaux, on les retarderait beaucoup.

Ce problème a été résolu, et le moyen est très-simple. On n'a qu'à appliquer ici les lentilles avec lesquelles nous avons fabriqué les plus beaux phares de l'univers. On n'a qu'à projeter la lumière de lampes à mèches multiples ou celle d'une puissante pile électrique sur les tranchées, en donnant un mouvement de rotation à l'appareil.

Les lentilles ne seraient pas brisées par le canon ; l'ennemi ne les verrait pas; elles seraient cachées par le parapet. Ce que l'on aventurerait serait peu de chose : une glace étamée, une glace d'appartement sur laquelle la lumière se réfléchirait. Si le canon ennemi la brisait, on pourrait facilement la remplacer.

« Je suis vraiment étonné que le corps du génie,, qui renferme tant d'officiers si instruits, si éminents, n'applique pas de tels moyens d^action, qui feraient une révolution dans Tart de la guerre.

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