‹ Œuvres complètes, Volume 6Chapitre 74 sur 99 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

F0NTAINB8 ARTÉSIBIIRBS DORT LES EAUX SOMT EMPLOYÉES COMME MOTEURS

Au village de Gouéhem , près de Béthune , on a percé dans une prairie quatre trous de sonde jusqu'à la profondeur de 40 mètres. Les eaux qui en jaillissent font tourner les meules d'un moulin , et servent encore à battre le beurre et à d'autres usages.

A Saint-Pol , un moulin a également pour unique moteur les eaux de cinq fontaines jaillissantes.

A Fontes, près d'Aire, les eaux de dix puits forés font tourner les meules d'un grand moulin, et mettent, de plus, en action, les soufflets et les marteaux d'une clouterie.

A Tours, M. Degousée a foré, dans la manufacture de soie de M. Champoiseau, un puits de 140 mètres de profondeur, qui verse 1,100 litres d'eau par minute, dans les augets d'une roue de 7 mètres de diamètre. Cette roue met en mouvement tous les métiers de la manufacture.

A Tooting, près de Londres, la nappe jaillissante de la fontaine artésienne du pharmacien, fait mouvoir une roue de 1".6 de diamètre, qui, à son tour, met en action une pompe destinée à élever de l'eau jusqu'au comble d'une maison à trois étages.

LES PUITS FORÉS. m

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