‹ Œuvres Completes Volume 7Chapitre 33 sur 183 · LXX · texte numérisé non relu

LXX

LETTRE

Le Saint engage le P. Geva à se servir de son crédit auprès de S, A. S. pouf

secourir un voyageur.

Annecy, 31 mars 1610.

Très-Révérend Père en J.-C,

Le gentilhomme de Genève, Alexandre de Monte-Crescenti^ ayant perdu ce qu'il avoit, pou i' s'être converti à la sainte foi catholique , s'est réfugié ici quekjue temps , mais ne

1 Madame de Drée, à laquelle est adressée cette lettre, éioit cousine du comte Valperga de Chevron, bisaïeul du comte Thomas, possesseur de l'ori^ ginal de cette lettre.

« Communiquée par M. P. Cervetti , juge à Moncalvo. C'est la 4« des nott» velles lettres inédites de la collection-Biaise.

m < I I III ■ ■ I I I II———»

Anneci, alli 31 di marzo 1610, Molto Rev. Padre in X^^o Oss"'-», Questogentiluomo Ginevrino Alessandro da Monte Crescenli avendo perso quanto aveva per essersi convertito alla santa Fede cat^olica è-

DE S. FRANÇOIS DE SALES. i69

trouvant pas le moyen de se procurer dans ces misérables vallées aucuns moyens de vivre, voilà qu'avec le peu que j'ai pu lui donner il s'en va à Rome, où je crois qu'il sera accueilli par la sacrée congrégation des convertis : car il est de mœurs et de manières fort honorables , et distingué dans l'étude des belles-lettres et des sciences mathématiques.

Comme, ayant à aider beaucoup d'autres convertis, je n'ai pu lui donner que dix ducats à son départ, votre très-révérende paternité feroit une chose très-agréable au Seigneur Dieu, si elle procuroit à mon recommandé quelque sorte d'aide, par voie d'aumônes , de son Altesse sérénissime K Ainsi il pourroit faire le reste de son voyage. J'en supplie votre très-révérende paternité , et elle ne sauroit faire une plus grande charité en l'honneur de N. S. J. C, que je prie de vous donner toute sainte consolation et prospérité.

De votre T. R. P. le très-affectionné serviteur en J.-C.

François, Evêq, de Genève.

1 II est probable que ^. A. S. est le duc de Savoie, que l'on appeloit communément monsieur de Savoie.

Cette lettre a été écrite très-peu de temps avant la mort d'Henri IV.

stato qui u» pezzo in refugio, ma non trovando modo di stabilire in queste misère valli alcun modo di vivere con quel poco, che io gli ho potiito dare, ecco che sene va in Roma, dove credo che sarà ricapi-» tato dalla sacra congregazionedei convertiti; poichè egli è di costumi, e minière molto onorate, ed assai anco qualilicalo nelie huone letlere, et suientie malematiche. Ma perché avendo ad r^jutare molli altri convertiti non gli ho potuto dare se non dieci ducatoni alla sua par* tenza, V. P. molto Rev. farebbe cosa gratissima al signore Iddio, se gli procurasse qualche sorta di ajuto per via di Umosine da S. A. Serenissima, che cosi potrebbefare il restante del suo viaggio.Onde di questo supplico V. P. molto Rev. iaqualenon potrebbe fare maggior carità appresso N. S. Gesu Cbristo, il quale io prego di darle ogni santa consolatione e prosperilà,

Di Y. P. mollo Rev. allezionalo scrvitore in X^**^

Franc, vesc. di Ginevra,

OI'USCULES

LXXVÏ.

LETTRE

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