TOME X
a6 SWIFT,
homme de lettres de cette ëpoqoe en France» Le traducteur ooiiYÎeiit cpi'il sent qu'il blesse les règles; et tout en demandant fjpkce pour ks fictions estraTa{;aiites qu'il a entFepris> dltabiller à la française , il ayoue qu'à certains passages la plume lui a échappé des maio« , d'hoviieur et d'étonnément , en voyant toutes le» bienséances aussi aoda* cieusèment ^'oléea pav le salkifae anglais. Il trouble que quelques-uns des traîts lancés par Swifi; ne soient appliqués h la cous de Versailles, et il proteste , 9svec beaucoup es cit coolocutions , quHt n'est question ^le diet toriz et des tt^igi* {toriât et frà^), du factieux rojauane d'Angleterre. Il termine en assurant aes lecteurs que non-seulement il a changé beaucoup d'incidens, afin^ de. les arranger au goût de ses compatriotes , mais qu'il a supprimé tous les passage» nautiques, et beaucoup de dÂaik minutieux^ ù peu agréables dans l'ori** ginah Malgré cette affectation de go&t et de délicatesse 9 la traductâoti est passable. Il esr vrai que l'abbé Desfontaines s'est identifié avec GuFliyer en publiant une continuation de ses voyages; cette suite , on le conçoit aisément , est d'un style fort difiérent de Fori^al»
On a aussi publié en AngleteiTe une contiauattoii des Voyages de Gulliver , un prétendu troisième Tolume y la pkis impudente piraierie que l'on ait osé se permettre dans le monde liuéraire» Tandis que l'on affirmait que cette^ continuation âaît de l'auteur du véritable Gulliver , il s'esl trouvé qu'elle n'était pu» mâme de son imitatenry qid avait copié en entier un ouvrage français obscâir , ii^tolé : L'histoire des Séporambêa (a). Indépendamment
(a) G« conan politiquA, qui a ^ té traduit «n ploaiear»ltti§iie$, est de Denis Yairasse , H'ÂlaU en Lanaitipdoc. ( Ec» »E Llics ).
de ces continuations ^ un livre qui avait si complètement réussi ne pouvait manquer de donner lieu à des imitations y à des parodies ^ à des clefs, à des vers qui en faisaient l'éloge ou la censure, et à tout ce qui accompagne ordinairement un triomphe populaire , y compris l'esclave dans» le ckar , dont les injures grossières pouvaient rappeler à l'auteur triomphant qu'il était enfiore un homme. Tout cela est oublié depuis long-temps , mais qui nous dira quand les F'oyages de Gulliver seront oubliés?
NOTICE
BIOGIIÂPHIQUE ET LITTÉRAmE âvn