A MA LYRE
« Telle que ta es ^ ma lyre fidèle | crois-moi, je ne te changerais pas pour tout ce qu'admirent les grands et les sages ; puisque l'adversité même ne put jamais te séparer de mon cœur déchiré, ni le temps ou le chagrin te rendre étrangère pour moi*
(( Eloignée des champs qui m'ont vue naître; de tout ce qui m'était précieux, de tout ce que f aimais; assiégée bientôt de chagrins ^ précoces ; ennuyée, excédée d'entendre parler de primes, d'assurance , d'échantillon ,
(c D'omnium (i), de fonds publics, de fêtes de la Cité , de bals de lords-maires , scènes qoi ne me procuraient aucun plaisir ; car tous les ih soucieux du commerce , depuis Bishopsgate jusqu'à Temple Bar, semblaient à mes jeunes yeux grossiers et sordides.
{ I ) Termes d'agîo. ^ Tl.
(( Je me rappelle ces bourgeoises ^ au babil intarissable, et portant sur elles la richesse des nations ; leurs filles et leurs nièces si gauches , bonnes gens sans doute, et ayant les meilleures intentions; mais quel Jien pouvait m'unir k elles? j'étais d'une espèce difTe'rente*
K 0 ma lyre ! tes sons furent long-temps étoufféS| jusqu'à ce que je t'eusse emportée, mon cher trésor , bien loin du bruit détesté des cloches de l'église de Bow j et qu'abandonnant pour toi sans regret le calepasb et le callipee (i) , j'eusse cherché la verdure d«s champs^ l'air pur et le loisir*
a Quiconque a entendu tes sons mélodieux , quiconque reeonaaH l'influence des muses ^ peut-il être surpris que mon attachement peur toi dure encore, que mon coeur cède encore à ton pouvoir, toi qui as consolé toutes mes heures d'adversité? Non , jamais nous ne nous séparerons.
(( Dans ma triste solitude , privée de jeunesse et de santé; je te retrouve encore quand l'espoir et la fortune m'ont trompée* Bien différente de l'ami des beaux jours, tu suis encore mes pas chancelàns^, et tes accens plaintifs me consolent.
« £t comme le temps^ n'est pas éloigné où je serai silencieuse dans la tombe , tu> conserveras ces strophes respirant la douleur ^ car les âmes compatissantes aimeront mes vers, et la pitié répétant mes accens fera connaître mon nom aux âges à venir. »
La mort de son premier enfant, qui eut lieu à l'époque où elle donna le jour au second, pensa lui devenir fatale par l'excès de son affliction.
(l) Noms de ragoûU faits de chair de tortae — Tr.
28a CHARLOTTE SMITH.
On lui conseilla un changement d'air et de scènes; on lui loua nue petite maison dans le joli yillage de Southgate , et en peu de mois elle y recouvra la santé. Elle y vécut aussi retirée qu'elle le pouvait, et elle y jouit de plus de liberté et de calme qu'elle n'en avait encore connu. Sa tante avait cessé depuis quelque temps de demeurer avec elle , et s'était ensuite laissé décider à épouser M» Smith père , ce qui naturellement rendit h celui-ci les soins personnels de sa belle-fille peu nécessaires. Son mari allant ordinairement tous les jours à Londres, elle devint maîtresse de son temps, et elle se trouva dans la possibilité de l'employer à la culture de son esprit. Elle possédait une nombreuse collection de livres , et elle lisait sans choix, n'ayani aucun ami pour diriger ses études et former son jugement.
Le résultat 4u perfectionnement de- son esprit ne fut pas favorable à son bonheur. Elle commença à remonter à la source dé cette impatience et de cette anxiété indéfinissables qu'elle avait senties long-temps sans en comprendre la cause; à distinguer les caractères ^ et à comparer ses facultés ititellectuelles avec celles des individus qui l'entouraient.
Le sentiment intime de sa propre supériorité, la conviction mortifiante qu'elle était soumise à un être qui était tellement au-dessous d'elle ^ se présentaient tous les jours à son esprit avec plus de force, et elle se regardait avec raison « comme une perle qui avait été jetée sur le fumier. »
« Nul désavantage , » dit-elle dans une de ses lettres, « ne pourrait égaler ceux que j'éprouvais. Plus mon esprit se développait, plus je sentais le poids de mon esclavage; plus je cultivais et
perfectionnais mon intelligence , plus je me trouvais éloignée de ceux avec qui j'étais condamnée à passer toute ma yie^ et plus les lumières que j'ayais nouyellement acquises me faisaient voir clairement l'horreur de l'abîme dans lequel je m'étais précipitée sans le savoir. »
Pénétrée , comme elle l'était , de cette fatale vérité , rien ne pouvait être plus méritoire que la conduite qu'elle adopta. Quelles que fussent ses opinions, quelques sentimens secrets qu'elle put nourrir , elle les renfermait dans son sein ; et jamais elle ne laissait échapper de ses lèvres une plainte ou une remarque sévère, en présence même de ses amis les plus confidentiels.
Pendant son séjour à Southgate , sa famille s'était considérablement augmentée, et une plus grande maison était devenue nécessaire. On espéra qu'en se rapprochant de Londres, M. Smith pourrait se déterminer à donner une attention plus suivie aux affaires du commerce -, ce fut dans cette vue que sou père lui acheta une belle maison à Tottenham, où il se flatta que son fils réparerait le temps perdu. Mais ses habitudes étaient enracinées ', il n'avait aucun goût pour le commerce, et jamais on ne put obtenir de lui qu'il y donnât plus qu'une très-faible portion d'un temps dont il ne savait pourtant que faire, puisqu'il était obligé d'avoir recours à une foule d'expédiens pour le tuer. De là , des fantaisies devinrent pour lui des occupations, et pour les satisfaire il se livrait à des dépenses sans bornes, jusqu'à ce qu'il y renonçât pour suivre quelque nouveau caprice aussi frivole et aussi dispendieux.
Malheureusement le séjour de Tottenham dé-' plaisait d'autant plus à mistress Smith, qu'elle
avait ëcLouë dans le but qu'elle s'était proposé en y allant. Elle avait peu de société, elle n'en avait mê^e aucune ; son esprit languissait y faute de conversation analogue à ses goûts y et sa vivacité naturelle semblait éteinte par la monotonie de sa vie.
Son beau-père avait coutume de lui confier toutes ses inquiétudes , et il avait souvent recours à sa plume pour ses affaires. Dans une certaine occasion, elle fut chargée de le défendre contre une attaque injuste dirigée contre sa réputation ^ et elle s'acquitta de cette tâche avec beaucoup dlnbîleté. Ce petit factum fut rendu public y mais n'étant pas d'un intérêt général , il n'a pas été conservé* . M. Smith père a souvent déclaré que telle était la rapidité de la plume de sa belle-fille , qu'elle pouvait expédier plus de besogne en une heure, sous sa dictée , qu'aucun de ses commis en une journée entière. Il lui offrit même un salaire annuel considérable I si elle voulait venir demeurer à Londres^ et l'aider dans sts affaires , prévoyant que son commerce serait perdu pour sa famille après sa mort. Des raisons qu'il est facile de sentir l'empêchèrent d'accepter cette proposition, qui, tonte singulière qu'elle était , prouve l'étendue d'un esprit qui pouvait s'adapter avec une ^ale facilité aux charmes de la littérature , et aux détails arides du commerce.
Mistrcss Smith s'était eflbrcée depuis long^teraps d'obtenir le consentement de son beau-père k ce qu'elle allât avec sa famille s'établir entièrement \k la campagne, et telle était son influence sur lui^ qu'elle y réussit enfin, en dépilr du jugement plus sain du vieillard. En 1774 un domaine nonuné la ferme du Lys fut acheté dans le Hampshire^
et dans la nouvelle situation où elle allait se trouver pour la première fois^ elle se plut à croire qu'elle échapperah aux maux qu'elle avait éprouvés; mais le réveil succéda bientôt à ce songe de bonheur.
En éloignant son mari des yeux de son père , elle l'avait délivré du seul frein qui pût le retenir ^ et il en résulta qu'il se jeta dans des dépenses beaucoup plus sérieuses que toutes celles qu'il avait faites jusqu'alors. A d'autres égards, sa situation étaijt améliorée , et si elle n'avait pas^ Qn bonheur plus réel, elle avait du moins des jouissances passagères. Elle voyait une société plus nombreuse et mieux choisie ; ses talens et ises attraits personnels étaient mieux appréciés. Quoiqu'elle fut à cette époque mère de sept enfanSy et qu'elle eût perdu quelque chose de la légèreté de sa taille , elle était encore dans le midi de sa beauté :
« Revêtue des charmes modestes et de toute la dignité de la femme ; mûre , mais ue touchant pas encore à la décadence } ayant le port d^une reine; une majesté naturelle et habituelle enpoÛis- «ait tous ses pas. »
Il était naturel qu'elle trouvât du plaisir dans la société ^ puisqu'elle était sûre d'y être toujours bien reçue ^ et qu'elle cherchât, dans la dissipation que pouvaient lui procurer les environs ^ un soulagement temporaire aux contrariétés perpétuelles qui chez elle remplissaient d'amertume toutes ses heures* En 1776; elle perdit son meilleur ami ^ en la personne du père de son mari. Si ce n'était pas un homme avec lequel il fût trèsagréable de vivre , il avait du moins des qualités estimables , et' il possédait assez de discernement pour apprécier celles de sa belle-fille. C'est de
a86 CHARLOTTE SMITH.
Fépoque de sa mort qu'on peut dater la longue suite de calamités qui affligèrent le reste de la vie de misttess Smith. Soit par une confiance présomptueuse dans ses connaissances en jurisprudence , soit par cette économie mal placée d'un esprit étroit , qui risque des milliers de guinées pour en épargner quelques-unes , M. Smitbr ayait jugé k propos de rédiger lui-même son testament* C'était un écrit très-yolumineux ; et d'après son obscurité , et le nombre des clauses incompréhensibles et contradictoires qu'il contenait y il aurait été impossible que deux hommes de loi l'entendissent jamais de la même manière. C'était un écheveau embrouillé que ni la patience ni l'eipcrience ne pouvaient dévider. Il avait nommé conjointement sa veuve , son fils et sa bru , ses exécuteurs testamentaires^ dans le dessein de restreindre l'autorité de son fils^ sans toutefois l'en dépouiller. Mais le moyen qu'il avait pris pour y réussir , fut précisément ce qui l'empêcha d'arriver à son but. La veuve , faible et infirme , fut aisément mise de côté par des cajoleries > ou par des moyens moins doux ; la nomination de la femme était , quant à l'autorité immédiate , complètement illusoire ; et par conséquent toute l'ad-^ ministration des biens tomba entre les niains les moins propres à en être chargées. Des contestations interminables s'élevèrent entre les parties intéressées , ou pour mieux dire entre leurs agens , car la plupart des petits-eufans de M. Smith étaient orphelins et mineurs ; et quoique mistress Charlotte Smith se soit considérée avec ses enfans comme les victimes de ces malheureuses dissensions,- je crois que les autres branches de la famille en soufirirent aussi plus du moins* Outre
ce qui fut dépensé eu procès, et dissipé, par im««i prévoyance ; une somme de vingt mille livres s|er^ ling fut perdue pour la famille : le vieillard ^ malgré toute sa prudence , s'était laissé tromper par son procureur , qui le détermina à prêter cette somme sur hypothèque à un baronnet qui avait grand besoin d'argent. Mais l'hypothèque ne va-* lait rien , et je crois que la famille n'en retira jamais la moindre chose. Mistress Smith avait prévu depuis long-temps l'orage qui se formait autour d'elle , mais elle n'avait aucun moyen pour le détourner. Une entreprise lucrative , que le crédit de M. Eobînson , alors secrétaire de la marine , procura à M. Smith , dont il avait épousé la sœur, retarda le coup pour un certain temps, et il continua à se conduire avec son inconséquence ordinaire. Vers cette époque , il prit une part active dans une élection contestée pour le comté de Southampton, entre sir Richard Worsley et — (i) ; comme beau- frère de M. Robinson , tous ses efforts furent naturellement dirigés en faveur du candidat ministériel. Mistress Smith n'avait pas alors été attaquée de la contagion qui fit de si grands progrès quelques années ensuite, et elle prêta volontiers le secours de sa plume pour soutenir la même cause. Parmi le grand nombre d'efforts qu'on fit de part et d'autre pour unir l'esprit à la politique , les siens furent regardés comme les plus heureux; mais n'étant pas connue pour être auteur de ces écrits , sa vanité ne put en être très-flattéc.
Dans le printemps de 1777, elle perdit son fils aine à l'âge da onze ans. Sa santé avait toujours été délicate depuis son enfance, et celte raison l'avait
( i) On ne se souvient pas du nom. ( Note de CAiatmr, )
rendu plus cb«r k sa mère. La douleur que lui causa cette perte fut donc proportionnée à la tendresse qu'elle avait pour lui. Elle l'avait regardé comme devant être un jour son ami, son compagnon, et quelques-unes de ses amies intimes remarquèrent qu'un ckangement visible s'opéra en son caractère après cet événement. Pour distraire son esprit de cette calamité sans remède , et l'empêcher de se fixer sur un grand nombre de sujets d'inquiétude qui l'accablaient , elle s'amusa k composer ses premiers sonnets, qu'elle ne destinait pas à être imprimés. Je crois que ce fut feu' Bryan Edwards , auteur de V Histoire des Indeê occidentales^ et de quelques poèmes écrits avec beaucoup d'élégance, qui, par de grands éloges, satisfaisans pour l'amour- propre, lui en fit concevoir le premier une opinion plus avantageuse que celle qu'elle avait cru d'abord qu'ib méritaient ; et elle fut ainsi encouragée à grossir son recueil.
La Q^ix de 178a priva M. Smith de son entreprise. Les légataires devinrent impatiens de voir régler leurs droits respectifs ; et fatigués par des délais qui ne finissaient pas, ils prirent les mesures vigoureuses qui sont détaillées dans le tome III des Hommes publics (/). Le domaine du Hampshire fut vendu. Mistress Smith n'abandonna pas un instant son mari pendant le cours pénible de ses infortunes, et sa conduite ne mérita peut-être jamais tant d'admiration qu'à cette époque. Tandis qu'il souffrait les malheurs qu'il s'était attirés lui-même , et dans lesqueb il avait entraîné sans retour sa femme et s^s enfans, elle montra autant de zèle et d'énergie que si 1>
{i)Pub^ chanctert.
conduite de son mari avait toujours été sans reproche , — se rendit maîtresse de ses affaires , —-se soumit à des sollicitations humiliantes, -— et s'exposa aux refus les plus durs. Peut-être sa tâche la plus difficile fut-elle d'employer ses taleas supérieurs à défendre une conduite qu'elle ne pouvait approuver. Pour un esprit aussi ingénu que le sien, il ne pouvait y avoir de sacrifice plus pénible que celui des talens sur l'autel du devoir. Les biens du défunt furent enfîn placés entre les mains d'administrateurs, et M* et mistress Smith furent libres de retourner dans la maison qu'ils avaient prise dans le comté de Sussex quand la ferme du Lys avait été vendue.
Ce fut en cette année que fut publiée la première édition des Sonnets ; les circonstances qui y sont relatives out déjà été amplement détaillées dans le volume de l'ouvrage que nous venons de citer. Ils fuient dédiés à M. Hagley, mais je crois que mistress Smith ne fit personnellement sa connaissance que quelque temps après. M. Smith jugea à propos* de se retirer sur le continent, et comme il iguorait entièrement la langue française , sa femme l'accompagna à Dieppe. Après y avoir pris les arrangemens que le temps permettait, pour que rien ne lui manquât , elle retourna en Angleterre par le même paquebot qui l'avait amenée, dans l'espoir de surmonter les nouvelles difficultés qui s'étaient éieyées ; et n'ayant pu y réussir, elle ne tarda pas à aller le rejoindre avec toute sa famille. Pendant ce temps, avec son indiscrétion ordinaire, son mari s'était décidé à louer un grand château à douze milles de Dieppe en Normandie. Les înconvéniens de cette maison a une telle distance TOME X. i3
ago CHARLOTTE SMITH,
d'an marche, son état de délabrement , les réparations dont elle aurait eu besoin j la dîf&cuité . excessive de se procurer des combustibles, et les manières presque brutales des paysans dans ce canton isolé, rendirent sa situation fort désagréable. Elle fut pourtant condamnée à y passer l'hiver particulièrement sévère de ijSS , et ce fut là que, privée des aisances et des secours convenables , elle donna le jour k son dernier enfant. En dépit des pressenlimens qu'elle avait qu'elle ne survivrait pas à la naissance de ce fils , elle recouvra la santé plus promptement qu'elle ne l'avait fait lors de ses autres couches , quand elle avait toutes ses aises , et qu'elle était entourée de tout ce qu'elle pouvait désirer.
Quelques jours après , elle fut surprise de voir entrer dans sa chambre à coucher une procession de prêtres, qui, malgré ses prières et ses larmes, emmenèrent de force son enfant pour le baptiser dans l'église de la paroisse , quoique la terre fût couverte de plusieurs pouces de neige , et le froid très-rigoureux. Gomme aucun de ses enfans n'avait été exposé à l'air extérieur si peu de temps après sa naissance, elle se persuada que son fils ne pourrait survivre à ce cruel acte d'autorhë de l'Église. Il lui fut pourtant bientôt rendu , sans avoir souffert le plus léger inconvénient. Ce ftit pendant sa retraite dans ce triste séjour, que, pour son amusement , et celui de quelques amis , exilés comme elle d'Angleterre, elle traduisit le roman intitulé Manon Lescaut, écrit environ cinquante ans auparavant par l'abbé Prévost. Peude temps après son retour en Angleterre, qui eut lieu pendant l'été de 1785 , — car elle s'était convaincue de l'erreur qu'elle 9vait commise en ^
supposant qu'elle pourrait 'vivre plus économiquement en France, —cette traduction fut imprimée , et le choix qu'elle avait fait de cet ouvrage fut sévèrement critiqué sous le rapport de la moralité : mais je crois que si elle occupa de cette traduction un esprit capable- d'un meilleur emploi, ce fut faute de savoir bien choisir. L'auteur de cet ouvrage le regarde lui-même comme slpîctement moral , et il nous dit dans sa préface : « 'Les personnes de bon sens ne regarderont pas un ouvrage de cette nature comme un travail inutile. Outré le plaisir d'une lecture agréable, on y trouvera peu d'évéuemens qui ne puissent servir à l'instruction des moeurs; et c'est rendre, à mon avis , un service considérable au public , que de l'instruire en l'amusant* » Le bon abbé , après avoir continué assez long-temps dans le même style , termine sa préface par assurer ses lecteurs <c que l'ouvrage entier est un traité de morale réduit agréablement en exercice. »
J'ai fait ces citations pour mieux établir le contraste entre le moraliste français et le moraliste .anglais,. un ami m'ayant permis de faire usage de la lettre suivante , écrite par feu le célèbre M. Steevens, & qui mistress Smith avait 'fait offrir on exemplaire de cet ouvrage.