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386 CONSIDÉRÂT rons
proprier les provinces turkes qui le séparent delà MécUterraaée. Par cette acquisition , il procurerait à ses vastes domaines un débouché qui leur manque ; et bientôt les accroissements qti'ea recevrait l'Autriche dans son agriculture , son coraraerce et son industrie , relèveraient au rang des grandes puissances maritimes. Les soins dont l'empereur favorise les ports de Trieste , de Fiume et de Zeng , prouvent assez que ces vues ne lui sont pas étrangères ; et ce qui s'est passé à f ^rd de la Pologne, autorise à penser que les cours de Vienne et de Pétertboui^ pourront s'entendre encore une fois pour un partage. L'alliance de ces deux cours livre avec d'autant plus de certitude la Turkie à leur discrétion , que désormais elles n'ont plus à craindre la seule ligue qui pût les arrêter, celle de la Prusse avec la France. Il est très-probable que du vivant du feu roi , cette ligue eût eu lieu ; cr Fré<léric sentait depuis longtemps que nous étions ses alliés naturels, comme il devait être le nôtre : mais le prince régnant a embrassé un système contraire , et l'affaire de Hollande et son union avec l'Angleterre, ont élevé entre lui et nous des barrières que t'honneur même nous défend de franchir. D'ailleors, lorsque cette ligue serait possible, lorsque nous pourrions armer toute l'Europe , nos intérêts avec la Turkie sont-ils assez grands , les inconvénients de son invasion sont-ils assez graves.
SUR LA GUERRE IlES TURKS. 38^
pour que nous devions prendre le parti désastreux de la guerre ? C'est ce d(Hit l'examen ira foire Tobjet de ma secMide putie.