SECONDE QUESTION
Quels sont 1«9 intérêts de la France , et quelle doit 6tre sa condtiile rdativement à ta IForkie.
Cest une opinion asatx générale parmi nous, que la France est tellement intéressée à IVfxisteaea de rem|nre turk, qu'elle doit tout mettre «a œuvre pour la mainteDiF. Cette opinion est presque devenue une maxime de notre i^uvernement, et par-là on la (roirait fcmdée sur des principes Eéflédiis ; mus en examinant les raisons dont oïl l'appuie , il m'a paru qu'elle n'étût que Teffal d'une ancienne habitude; et si, d'un côté, il o» répugnait à penser que nos int^ts fijjueot codtraîres à ceux de l'humanité entière , j'xi eu, d'atttre part, la satisËiction de tronve^, par le raisonnement , que oe prétendu axiome n'était pas moins contraire k la politique qu'a la morale.
Nos liaisons avec la Turkie cmt deux <^jets d'intérêt : par l'un, nous procurons b nos mw^ cbandiseâ une consommation avantageuse, et c'^ît un intérêt de commerce : par l'autre, notis prétendons nous^Tlonrier un appui contre un eûatim coromtm , et' c'est un intérêt de sûreté. T>â «bute
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3fl8 CORSIDÉRATIORS
dcTebipire turk, dit-on, porterait uoe atteinte f tùieste à ces dmz intérêts : nous perdrions notre commerce du Levant, .et. la: balance politique de TEurope serait rompue à notre désavantage ; je crois Tune et l'autre assçrtion en erreur : examinons d'abord l'intérêt politique.
Supposer que l'existence dç l'empire turk soit nécessaire à notre sûreté -et à l'équilibre politique de l'Europe, c'est supposer à cet empire des forces capables de concourir à ce double objet; c'est supposer, son état intérieur et ses rapports aux autres puiasances, tels qu'au siècle passé; en un mot, c'est supposer les choses comme sous le^ règnes de Tïançois !"■ et de Louis XIV, et réellement cette supposition est la base de l'opinion actuelle. L'on voit toujours les Turks commeau temps de Kiduperli et de Barberousse; et parce qu'alors ils avaient Un vrai poids dans la balance, on s'opini&tia à croke qu'ils le a>n8ervent toujours. Mais pour abréger les disputes,- supposons à notre tour que l'empire, turk n'ait point cbaqgé relativement à luiiméme ;'du nioins ^est il certain qu'il a çhan.g,é relativement aux autres, états. Depuis. Iç commencement .du siède, lesfstèipe de l'iUwopç a subi une révcdution compile : l'Espagne, jadis ennemie deia France* est .devenuç: son a^\iée;lfi Sa^e, qui so»s Gastave- Adolphe et Charles 2,11 ^v^^t dans tel!îordiinesi<gittnde;iD)Quence, l'Aperdite: Ialtu6sie,.qut'n'«n ainûcpoùitt ena pris une. piré-