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SDR LA OUBRHE DBS TUBKS. ^6g
pdndéraDte: la Prusse, qui n'exilait pas, ^flcvëoue un royauiâe : enfin les maisons de France et d'Âutriehe, si long-temps. rivales, se sont rapprochées' par les liens du sang ; de là une con^naisonde rapports, toute dUEèrcntede l'ancûune. Ce n'est plus une balance simple comme au temps de Charles-Quint et d^ Louis XiV, oà toute l'Europe était partagée en^deux grandes fautions, .et où -la France tenait l'AlInoagne en éabec par' la Suède 'et par -la Turkie , 'pendant <qu'.elle4xiêrae combattait à -force égale l'Espague, l'Angtâtrave et la: Hollande. Aujourd'hui l'Europe est divisée en trois ou quatre grands partis, dont les iotiérêlB sont tellanënt compliqués, qu'il est presque impossible d'établir un équilibre : d'abord, à l'Oocideiity les afïaires d'Amérique occasioneotdeiiz factions, où L'on, voit ^ d'un côté^ l'Ëspagné et la Frsitiee ; de l'autre , l'Angleterre qui s'efforce d'attirer  eHe la Hollande. L'Allemagne et le Nord, étrangersà ce-débat, restent spectatetirs oeirtresi comme l'a prouvé la demièrç guerre. B'ttutre part, rAUemagBe et le 'Nord, forment ansû deux ligues, l'un^ conq>osée de la Prusse et de divers états germaniques pour s'opposer aux ao^toissenietitS'de l'anpereur ; l'autie , de l'emperenr «dde l'impératrice de Russie , qui par leur alliance obtiennent, l'un la défensive ;de la première ligue-, et tous^les deuxjl'c^ensive.de laTiirkb' L'Espagne et l'Angleterre sont-, comme je l'ai dit, presque
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étrangères à cet ikux deraiàes ligues. La FraDoe saule peut s'y croire intéressée : mais dans le ca» où elle s'en mèlecnt , k qiun lui serviraltla Turiiie? £a supposant que , malgré la consanguinité des jBBMons de Bourbon et d'Autriche, malgré no»
gfi«£) contse la Prusse , nous accédassions à la ligue gtnaanique , la Tudiie resterait nulle , parce qve la Russie la tiendrait en échec, et pourrût eneoK contenir la Suède et inquiéter la Prusse. D'ailleurs , en pareil cas, l'on ne saurait su{^>o$er que l'Ai^leterre ne saisît l'occasion de se venger du coup que noua lui avons pc»té en Amérique. Il bnt le reconnaître , et il est dangereux de se le dissimula, il n'y a plus d'équilibre en Europe : à dater seoleoimt de TÎngt-«us , il s'est op^ dans fincMenr de plusieurs étaAs des révoludons qui ont changé leurs rapports externes. Quelques-uns qui étaient faibles <Hit.pris de la vigueur ; d'autres qui étaient £arts scHit devraus languissants. PrétendiFe rétablir l'aDcicone balance, est un projet aussi peu sensé «pie le lut celui de la fixer. C'est un piincipe trinal, mus d'une pratique importante : pour les empires comme pour les individus, nen ne persiste au même état. L'art du gouvernement n'est donc pas de suivre toujours une même ligne , mais de varier sa marobe sçlon les cHrconstanoes:or, puisque, dans l'état présent, nous ne pouvons défendre la Turkie , la .prudence nous conseille de céder au temps , et de nous foT'
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mer un autre sys.tçnie : et il y a loug-temps que Ton eût dû y songer. Du moment que la Russie cxHomeiiça de s'élever, nous eussions dû y voir noire alitée naturelle : sa religion et ses mœurs nous présentaient des rapports bien plus voisins que Tesprit Ëinatique et haineuK de la Porte. £t comment, hors le cas d'une extrême nécessité, a-t-on jamais pu s'adresser â, un .peuple barbare, pour qui tout étranger est un objet impur d'aversion et de mépris ? Comment a-t-on pu cousentir aux humiliations dont on achète journellement son alliance ? Vainement on exalte notre crédit à ta Porte ; ce crédit ne soustrait ni notre ambassadeur, ni dos nationaux à l'insoleoce ottomane : les exemples en sont habituels , et quoique passés en pratique , ils n'en sont pas moins honteux. Si l'ambassadeur marche dans les rues de Constantinople , le moindre janissaire s'arroge te pas sur lui , comme pour lui sigmfier que le dernier des musulmans vaut mieux que le premier des ii^èles. Les gardes mêmes qu'il entretient à sa porte restent 6èrement assis quand il passe , et' jamais un n'a pu abolir cet indécent usage : it a £allu les [dus longues disputes pour sauver un pareil affront dans les audiences du vizir. Enfin , l'on régla qu'il entrerait en même temps que l'ambassadeur ; mais quand celui-ci sort , le vizir ne, se lève point, et l'on n'imagine pas toutes les ruses qu'il emploie dans chaque visite pour l'hu-
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"ig-À COIfSID^HATtONS
miller. Passons sur les dégoûts de la vie prison- '■ iiiére que les ambassadeurs mènent à Constant!- ' nople : si du moins leur personne était en sûreté ! mais les Turks ne connaissent point le drmt des gens, et ils Tout souvent violé : témfnn l'ambassadeur de Fmnce , M. de Sanci , qui , surlesoupçon ' d,*avoir connivé à l'évasion d'un prisonnier, fut lui-même mis en prison, et y resta quatre mois; témoin M. de la Haie qui, portant la parole pour son père, ambassadeur dé Louis XIY, fut, par ordre du visir, frappé si violemment au visage, qu'il en perdit deux dents : l'outrage ne se borda pas là, on le jeta dans une prison si in/ècte, dît rhistorien qui raconte ces faits (ij, que soutient les mauvaises vapeurs éteignaient la chandelle. Oa saisit aussi ^ambassadeur même , et on le tint également prisonnier pendant deux mois, au bout desquels il n'obtint la liberté qu'avec des présents et de l'argent. Si ces excès n'ont pas ménagé des tètes aussi respectables, que l'on juge des traitements auxquels sont exposés les subaltenies. Aussi a-t-on vu , en 1 769 , deux de nos interprètes à Saide recevoir une bastonnade de cinq cents coups, pour laquelle on paie encore à l'un d'eux '
(i) Voyes l'Histoire de réutde l'empire ottoman, par Paul Ricaut, secrétaire de l'ambassadeur d'Angleterre , c. 19. Ce livre est sans contredit te meilleur que l'on ait fait sur la Turkie.
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SUB LA GUERKE DES TURKS. SgS
vtae penùon de 5oo livres. En I777, M. Boriés, consul d'Alexandrie, fut tué d'un coup de pistolet dans le dos ; et peu auparavant, un interprète de cette même échelle avait été enlevé et conduit à Constantioople , où, malgré les réclamations de l'ambassadeur, il fut secrètemeat étrai^lé.
A notre honte, ces outrages et beaucoup d'autres'Sont restés sans vengeance. On tes a disûmulés par un système qui prouve que l'on ne connaît point le caractère des Turks : on a cm, par ces ménagements , les rendre plus traitables ; mais la modération qui , avec les hommes polis, a de bons effets, n'eu a que de fôcheux avec les barbares : accoutumés à devoir tout à la violence , ils regardent la' douceur comme un signe de faiblesse, et ne reudent à la complaisance que des mépris. Les Européens qui vont enTurkie ne tardent pas d'en Élire la remarque : bientôt ils éprouvent que cet air afËtble, ces manières prévenantes qui, parmi nous , excitent la bienveillance , n'obtiennent des Turks que plus de hauteur : on ne leur en impose que par une contenance sévère , qui annonce un sentiment de force et de supéricM^ité. C'est sur ce principe que notre gouvernement eût dû régler sa conduite avec les Turks ; et il devait y apporter d'autant plus de rigueur, que jamais leur alliance avec nous ne fut fondée sur une amitié siiicère, mais bien sur cette politique perfide dont ils ont usé dans tons les temps: partout, pour détruire
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leurs eoDemis , ils ont commencé par les désanir et par s'en allier quelqnes-uDs , pour avoir moins de forces à combattre. S'ils eussent subjugué l'Autriche , nous eussions vu à quoi eût abouti notre ' alliance. Le vizir KJouperli le fit assez entendre à M. de la Haie. Cet ambassadeur lui ayant fait part des succès de Louis XIV contre tes Espagnols , dans la guerre de Flandre : Que nCimporte , reprit fièrement le vizir , que le chien mange le pore , ou que le porc mange le chien , pourvu que les (^foires démon ma&re prospèrent (1); par où l'on voit clairement le mépris et la haine que les Turks portent «gaiement à tous les Européens.
D'après ces dispositions, nous eussions dû, à notre tour, dédaigner une semblable alliance, et lui en substituer une plus conforme à nos mœurs, lâ Russie, commejeTaidit, réunissait pour nous toutes les convenances : par sa position , elle remplissait le même objet politique que la Turkie, et elle te remplissait bien plus efficacement par sa puissance. Nous y trouvions une cour polie, passioDoée pour nos usages et notre langue , et nous pouvions compter sur une considératiou distin-
(i) Mahomet, disent les Musulmans, a reçu de Dieu l'empire de la terre , et quiconque n'est pas son disciple , doit être son esclave. Quaqd les TucLs veulent louer le roi de France , ils disent , c'est un sujet soumis , et il n'y a pas trois ans que |c style de la chancellerie de Maroc était ; ^ l'infidèle quigOH^ verne la France.
SUR LA GUERRE DES TURKS. SgS
guée et solide. Ifous avons obligé ces avantages , mais il est encore temps de les renouveler ; la prudence nous le conseille ; les circonstances même nous en font la lot. Puisqu'il est vrai que Tandeu équilibre est détruit, il faut tendre à en former un nouveau; et, j'ose l'assurer, celui qui se'prépare nous est favorable. En effet, dans le partage éventuel de la Turkie entre l'empereur et l'impératrice, il ne Ëiut pas s'en laisser imposer par l'accroissement qu'en recevront leurs états, ni mesurer la force politique qu'ils en retireront par l'étendue géographique de leur acquisition. L'on peut s'assurer, au contraire, que, dans l'origine, leur conquête leur sera onéreuse , parce que le pays qu'ils prendront ezig^'a des avances .* ce ne sera que par la suite du temps qu'il produira ses avantages , et ce temps amènera d'autres rapports et d'autres circonstances. Du moment que laKussie et l'Autriche se trouveront limitrophes, l'intérêt qui les a unies les divisera, et leur jalousie réciproque rendra Téquilibre à l'Europe.
Déjà même l'on suppose que le partage pourra la faire naître au sujet de Constantinople. Il est certain que la possession de cette ville entraîne de tels avantages, que le parti qui l'obtiendra aura une prérogative marquée : si l'empereur la cède, il peut se croire lésé ; si l'impératrice ne l'obtient , la conquête est inutile. Le canal de Constantinople étant la seule issue de ta mer Noire vers la Mé-
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Sgti COnSIDÉHATIONS
diteprattée , sa possession est indispensable à la Russie , dont les plus belles provinces débouchent dans la mer Noire, par le Don et te Niéper : d'autre part, les états de l'empereur ont aussi leur issue naturelle sur cette mer; car le Danube qui, par lui-même ou par les rivières qu'il reçoit, est la grande artère de la Hongrie et de l'Autricbe, le Danube , dis-je , y prend sou embouchure. 11 semble donc que l'empereur ait le même intérêt d'occuper le Bosphore : cependant cette difficulté peutse résoudre par une considération importante, qui est que la -Méditerranée étant le théâtre de commerce le plus- riche et le plus avantageux , les états de l'empereur doivent s'y porter par la route la plus courte et la moins dispendieuse : or , le circuit par la mer Noire ne remplit point cette double condition ; et il est facile de l'obtenir, en joignant les eaux du Danube à celles de la Méditerranée, par un ou plusieurs canaux que l'on pratiquerait entre leurs rivières re^ectives , par exemple , entre le Drino et le Drïn, on la Bosna et la Narenta. A ce moyen, la Hongrie et l'Autriche communiqueraient immédiatement à la Méditerranée , et l'empereur pourrait abandonner sans regret la navigation dangereuse et sauvi^e de la mer Noire.
Mais une seconde difficulté se présente. En -donnant , d'un côté, à l'empereur, la Servie, l'Albanie, la Bosnie, et toute la côte turke du golfe Adria-
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SUR LA GUKRKE DES TUBKS. Bç)^
lique; d'autre part, à l'impératrice, la Moldavie, la Valakie , la Bulgarie et la Romélie, à qui ^ sans blesser les proportioDSj appartiendront la Grèce propre, la Morée et l'Archipel? Ce cas, je le. sais, est épineux , ainsi que beaucoup d'antres : les conjectures deviennent d'autant plus équivoques , que Joseph et Catherine savent donner à leurs intérêts plusieurs combinaîscms : cependant: il en est une qui me parait probable , en ce qu'elle réunit des convenances communes à toute l'Europe. Dans cette combinaison, je suppose , i" que l'empereur ayant moins égard à l'étendue du terrain qu'aux avantages réels qu'il en peut retirer, se bornera aux provinces adjacentes au golfe Adriatique, y réunissant peut-être Baguse et les possessions de Venise, à qui l'on donnera quelque équivalent; en sorte qu'il possédera tout le. terrain compris à l'ouest d'une ligne tirée par la hauteur de yidîn à Cûrfou ; a° que , par une indemnité de partage , il obtiendra un consentement et. une garantie pour l'acquisition de la Bavière , qu'il ne perd, pas de vue'; 3° que , d'autre part , pour continuer de jouir de l'alliance importante delà Russie, il secondera le projet que l'on a de grandes raisons d^ supposer à Catherine II, et qu'il la reconnaîtra impératrice de Constantinople, et restauratrice de l'empire grec; ce qui convient d'autant plus, que presque tout le pays qu'elle possédera est peuplé de Grecs qui, par affinité de culte et de mœurs.
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ont autant d'inclination pour tes Busses qu'ils ont d'aversion pour les Allemands. Or, comme il est impassible que Constantinople et Pétersbout^ obéissent au même maître, il arrivera que Constantinople deviendra le siège d'un état nouveau , qui pourra concourir au nouvel équilibre ; et peut-être que, par un cas singulier, le tr6ae ravi aux Constantin par les Ottomans repassera , de dos jours, des Ottomans à un Constantin.
Cette combinaison est de toutes la plus désirable, et nous devons la 5ivoriser, parce que, par elle, notre intérêt se retrouve d'accord avec celui de l'humanité; car, si les trop grands états sontdan» gereux sous le rapp(»rt de la politique, ils sont encore plus pernicieux sous le rapport de la roo> raie. Ce sont les grands états qiû ont perdu les mœurs et la liberté des peuples; c'est dans les grands états que s'est formé le pouvoir arbitnûre qui tourmente et avilit l'espèce humaine : alors qu'un seul homme a commandé à des millions d'hommes dispersés sur un graml espace , il a profité de leurs intervalles pour cerner. entre eux la zizanie et la discorde ; il a opposé leurs intérêts pour désunir leurs forc^; il les a armés les uns contre les autres , pour les asservir tous à sa volonté : alors les nations corrompues se sont partagées en satellites et en esclaves , et elles ont contracté tous les vices de la servitude et de la tyrannie : alors un homme , fier de se voir l'arbitre de
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la fortune et de la vie de tant d'êtres, a méconnu sa propre nature , conçu un mépris insolent pour ses semblables, et l'orgueil a engendré la violence, la cruauté, l'outrage : alors que la multitude est devenue le jouet des caprices d'un petit nombre , il n'y a plus eu ni esprit ni intérêt publics; et le sort des nations s'est réglé par les fantaisies personnelles des despotes : alors que quelques familles se sont approprié et partagé la terre, on ^ vu naître et se multiplier ces grandes révolutions , qui sans cesse changent aux nations leurs maîtres , sans changer leur servitude; les pays dont je viens de parler ta c^&ent d'instructifs exemples. Depuis qu'Alexandre imposa les fers de ses Macédoniens k la Grèce , quelle foule d'usurpations n'a pas subies cette malheureuse contrée? Avec quelle facilité les moindres conquérants ne se la sont-ils pas successivement arrachée; et cependant n'estce pas ce même pays qui , jadis partagé entre vingt peufies, comptait dans un petit espace vingt états redoutables? 3i'est-ce pas ce pays dont une seule ville foisait échoun: les efforts de l'Asie rassemblée sous les ordres d'un despote (i)? dont une autre ville , avec une poignée de soldats , faisait treoibler le grand roi jusqu'au fond de la Perse ? N'est-ce pas-ce pays où l'on comptait à la fois, et Thèbes, et'Corinthe, et Sparte, et Messène, et Athènes,
(t) Xtrxia.
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et la ligue des Achéens? Et cette Aùe si dëci'iée poar sa servilité et su mollesse, eut aussi ses siècles d'activité et de vertu, avant qu'il s'y fût formé aucun grand empire. Long^temps dans cette Syrie, qui maintenant n'est qu'une faible province, l'on put compter dix étate , dtmt chacun avait plus de force réelle que n'en a tout l'empire tm-k. Long-temps les petits rois de Tyr et de Jérusalem balancèrent les efforts des grands potentats de Ninive et de Babylone; mais depuis que les grands conqu^ants se montrèrent sur la terre, la vertu des peuples s'éc^psa; chaque état, en perdant son trône, sembla perdre le foyer de sa vie : son existence devint d'autuit plus languissante, que ce centre de circulation s'éloigna davantage de ses membres. Ainsi les grands empires, si imposants par leurs dehors gigantesques, ne sont en effet que des masses sans vigueur, parce qu'il n'y a plus de proptHtion entre la machine et le ressort. C'est d'après ce principe qu'il faut évaluer l'agrandissement de l'Autriche et de la Russie; plus leur domination s'étendra, plus elle perdra de son activité : on si elle en conserve encore, la division de ses parties en sera plus prochaine : il arrivera de deux choses l'une : ou ces puissances suivront, dans leur régime, un système de tyrannie, et par*là même . elles seront faibles; ou elles suivront un système favorable k l'espèce humaine, et nous n'aurons pointàreduuter leur force: dans tous le» cas, c'est