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Neqne illud tamen est, qiiud ego raagls in eo admîraiidum piileni. Pies est omnino ardua, auditores, ita aut negotiis forensibus , aut publicis implicari , ut vacare tibi , et virtuti expeditè possis ; aut ita esse aliurum, ut te tui maximam esse parteni memineris. G Tal.ee , quàm omni laude major , hac laudum tuaruni parte , mihi videris ! tu praeclaram legum scientiam didicisti , non tam , ut maie admissa damnares, quàm ut non committeres; non tam ut alterum probares, quàm ut inculpatus ipse viveres. Tu maluistl vir bonus esse , quàm bonus etiam bonorum aut patronus aut judex; tu justitiae non minus quàm juris cultor esse voluisti. Nos artem quoque , quae virtus tibi fuit, justitiam fecimus. Qui nihil pulchrius arbitrabatur, quàm leges scire , nondum ille tibi probus erat : et si penitus rem inspiciamus, leges, ut ait ille , ( Ambrosius) prius meriiimus (juàm fecimus ; legum parens ipsa fuit hominum improbitas : neque ergo hodie summa félicitas esse potest intelligere jura, ciimolimfueritnullahabere.Id,AuDOMARE, quàm probe intellexisti! Sanctitatem legum moribus tnis aptissimè referebas , legtmi in te ingenium et naturam expresseras, non magis eras illarum interpres, quàm exemplar; unum habebas , quo dissideres ab illis^ facundiam vocis, et virtutum authoritatem.
Non dubito quin muiti vestriini, auditores, taniani
d'omlb talon. xxxj
Ce n*est pourtant pas là, Messieurs, ce que vous devez admirer davantage dans Omer Talon : il est un triomphe plus difficile, et je dois vous révéler ici toute son âme, car c'est dans le tourbillon des affaires publiques et particulières qu'il est surtout difficile de rentrer en soi-même , et, tout eu s'occupant des intérêts d'aulrui , de songer aussi à ses propres devoirs. O Talon I vous avez encore sous ce rapport les droits les plus légitimes à notre admiration. Vous n'aviez point étudié les lois pour connoître uniquement les désordres de la société , mais pour soumettre toutes vos actions aux règles d'une équité sévère. Vous ne vouliez point défendre et justifier des coupables, mais vous empêcher de le devenir. Vous aimiez mieux passer pour un homme irréprochable, qu'être considéré comme le meilleur des juges ou le plus éloquent des orateurs. Vous cultiviez avant tout la vertu- et la science du droit, la jurisprudence n'étoient pour vous qu'un moyen d'éire juste. Ainsi la justice dont nous avons fait un art, étoit chez vous devenue un penchant que Ton auroit cru naturel; elle régloit vos actions sans que vous parussiez songer aux principes que vous aviez recueillis dans nos codes, et l'homme le plus versé dans la théorie du droit étoit à vos yeux bien peu digne d'estime, si la probité n'étoil en lui le premier fruit du savoir. Avant que les lois ne fussent proclamées, disoit saint Ambroise, les hommes les avoient rendues nécessaires. C'est dans la méchaucelé des hommes qu'il faut chercher l'origine de leur institution-, et ce n'est pas un si grand avantage d'étudier, de connoître les lois, puisqu'il fut un temps où l'on éloit heureux de n'en point avoir. O Talon ! vous étiez pénétré de l'excellence de ces maximes. Les saintes lois respiroient dans vos mœurselles vivoient dans vos actions ; vous n'en étiez pas moins l'image que l'interprète. Toute la différence entre elles et vous consistoit dans l'ascendant de voire éloquence et dans Tautorité de vos vertus.
Vous vous indignez donc en siltruce. Messieurs, de voir
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virtutem tamcHu privatam esse taciti indignentur, dicantquCj, quanta in Republica dignitate dignae est tanta hominis prudentia ! qualem non meretur potestatem talis authoritas ! quam prœclarè publicam rem geret , qui privatorum negotia tam sanctè tractavit ! Age vero, ecce Audomarum nihil taie cogitantem ad gravissimum advocationis regiee muniis invitât vox ipsa Reipublicae, Rex vocat, fortuna ipsa extollit ; répugnât una Tal^i modestia , et per duos annos constantissimè , quod mirabitur posteritas , répugnât ; tandemque vincenle Deo , impellentibus necessariis , acclamante regno, urgentibus merilis ad triumviraiem illum honorem tractus, sic oblatum rejecit, sic delatum accepit , ut nescias, an laudabilius fuerit tamdiu récusasse, an aliquando récépissé j demissione sua celsior factus , dignior omnibus visus est , qui cogeretur omnibus prseesse, cùm prseesse minus ille cuperet, quàm prodesse.
Nihil hîc repcto de virtutibus eis forensibus, quae triumviri propriae sunt, actum non ago; sic enim hactenus patronunj muneris suis omnibus absolutum expressi , ut advocati catholici laudes , quae hujus sunt generis, magna ex parte jara attigerim pro argnmenti connexione. Nihil etiam dico, quod in eo magistratu publico nullâ is privatâ re , nullis suis commodis potuit moveri, nullâ potentium assentatione in fraudem illici , nullà vi vel minimum flecti; mitlo quod pro jure triumviratûs forensem disciplinam censoriâ authoritate restituerit. Praeterea , quàm prudenter calumnias pragmaticorum, et formulariorum tam parum notas, quàm multum noxias artes producendis,
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«n si graïul mérite relégué dans une condition privée : ne <îoit-i'i pas, dites-vous, se faire admirer dans un des premiers emplois de l'Etat? De quel grand pouvoir n'est-il pas cligne, celui qui, par ses talents et ses vertus, a su se créer une puissance . Avec quelle sagesse n'admiuistreroit-il pas les affaires publiques, celui dont l'intégrité ne s'est jamais démentie dans les affaires des citoyens? Mais vos voeux sont remplis. Levez les yeux: contemplez le poste important, la charge élevée d'avocat général de la première cour du royaume; c'est là que la voix du Roi, organe de la patrie, appelle Talon. Cependant, il résiste deux ans (8) aux pi us vives instances, et la postérité doit admirer un semblable refus, puisque nous, ses contemporains, nous sommes forcés de balancer entre la louange qu'il mérite et celle que réclame sa soumission, lorsque enfin les sollicitations de ses proches, les acclamations d'une nation toute entière, un mérite qui déjà ne connoissoit plus de rivaux, et, pour tout dire en un mot, la volonté du Ciel lui firent accepter cette haute dignité. 11 y parut d'autant plus digne de commander, qu'il avoit plus long-temps borné toute sa gloire à se rendre utile. Je ne vous parlerai pas maintenant, Messieurs, des qualités nécessaires à un avocat général; ce n^'est point une froide dissertation, mais un éloge que vous êtes venus entendre. D'ailleurs , en vous montrant le modèle des avocats dans la personne d'Omer, je vous ai fait déjà presque connoître , et les vertus et les talents qu'un avocat général doit réimir. Dans ces deux états, les devoirs ne sont-ils pas, pour ainsi dire, les mêmes? Je ne vous dirai donc point que, dans cette importante magistrature, son intérêt particulier ne l'entraîna jamais , qu'il ne fut jamais séduit par les caresses des grands , que jamais leurs menaces ne le firent pâlir, qu'il rétablit les droits de la censure attachés à S( s fonctions, et rendit au barreau son antique discipline et sa gloire. Je ne vous ferai pas admirer non plus la haute sagesse avec laquelle il sut confondre les trames perfides des
Onier Talon. L C
XXîOV ELOGE
împlicandisqne litibiis qiiœ sitas velut alter Hercules incîderit, Icj^nleioruni inquam, et logatorum vulturioruni cavillatiunculas, quorum haec una inclnstria est, juigîa et prevaricationes vendere, verba et iras locare. Nihil prorsus lani fictum dici potest , quàm erudituni improbi Causidici ingenium , quod mille se invohicris obiiuit, faciem vertit ad libitum, et co\orem alium ex alio mutât ; at Talteus tenebras uno mentis intuitu discutiebat; si sophismatis ille laqueos tegeret , deprehendebat TalvEi solertia ; si personam ïnendacio adornaret, detrahebat prudentia; si favorem et authoritatem opponeret, repeliebat fortiludo; sola innocentia et ingenuitas aditum babebat ad Au- DOMARUw, nec quîcquam animas ejus capiebat nisî virtutes, aut nisi virtutibus capîebatur. Haec possum et alla bene multa dicere, sed mihi jam ante ocnlos observatur Pveipublicce dignitas, qnœ me ad sese rapit, haec minora relinquere hortatm-.
Hic vero, proceres, quàm muUa mihi occurrunt? quàm ingenlia , quse sponte currentem orationem retardant et remorantur, cùm et videam plura esse pro tempore omittenda, et quse dicentur, brevjiis mullo atque exiliûs attigenda? Vix magistrum inierat, cui universi propè regni procuratio incumbit, cùm Augustoriti-Pictonum quaestiones extra ordinem , seu Magnse, ut vocant, Dies indictee sunt; iliic triumvi-
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«gents subalternes d* la jusiice, de ces artisans de fraude d'autant plus danj^ereux qu'ils sont moins connus, et sont également habiles à embrouiller et à obscurcir les questions les plus évidentes. Avec quel courage il conlenoit ces hommes avides qui, sous un babit respectable, cacbent la Toracité des vautours ! Avec quelle adresse il déjouoit le» perfides chicanes de ces marchands de disputes et de crimes , toujours prêts à vendre au plus offrant leur colère et leur loquacité! Il n'est rien de si faux et île si difficile à saisir que le génie de ces praticiens obscurs, lorsqu'à leur fourberie naturelle ils joignent quelque savoir. Ils se cacbent sous mille enveloppes ; ils cbangent de figure à leur gré : semblables au caméléon, ils ne sont jamais de la même couleur. Mais l'admirable sagacité du vigilant magistrat dissipolt les ténèbres dont se couvrolt le monstre dévorant de la chicane; nouvel Hercule, il l'enlaçoit dans les pièges que ses sophismes avoient tendus. Sa prudence lui arrachoit le masque du mensonge , et si la faveur ou le crédit s'eiforçoieut de le protéger, son inflexible fermeté les repoussoit et l'écrasoit. L'innocence et la vérité étoient les seuls protecteurs qu'il voulut admettre; et comme son âme n'étoit accessible t^u'à la vertu, elle ne se laissoit commander que par elle. J'aurois encore beaucoup d'autres sujets d'éloge à faire valoir; mais les grands intérêts de l'Etat m'appellent: ils ne peuveni souffrir que votre attention soit plus long-temps arrêtée sur des intérêts bien moins importants.
Cependant ici, Messieurs, que d'objets se présentent à la fois! que de grandes choses viendroient ralentir la marche précipitée de mon discours et captiver vos regards, si le malheur des temps ne m'obligeoit de supprimer quelquesuns de ces détails et d'effleurer les autres ! A peine Talon eut fait les premiers pas dans sa nouvelle carrière^ l'administration toute entière du royaume commença de peser sur lui. Envoyé pour tenir à Poitiers ce qu'on appeloit les Grands Jours (9) , les questions les plus importantes s'y présentèrent
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ratum unus egit Tal^us , in eoque omnes pertinacis indnstrise vires exeruit , ut improborurn hominum îniquitate protritâ, et crudeli non minus quàni superba provincialium aliqiiot tyrannorum dominatione proculcata , sola justifia virtutum regina fastigium , reruni omnium insideret, magistratibus reverentia , legibus constaret authoritas ; quin et tantum virtute suà perfecit, ut, ubi potentior erat haereticorum factio, iliorum fana dicam, an arces everterentur; et in ipsa civitate Sanmaxentiana rébus divinis suus honos, sacerdotibus sua templa, templis suus ipse Deus restitueretur.
Inde reversus , quid modo pro Rege , modo pro seiiatu, modo pro civibus , semper pro omnibus non tentât, non agit, non perficit? Meminerat , se in regno natum , nec sine obsequio libertatem optandam, iîa tamen agit advocatum Piegis , ut non deponat populi patronum; ita in rébus moderandis se Piegem inter et senatum médium praestat, ut nihii fidei fides detrahat; ita principis et populorum conciliât jura, ut veriûs multo quam apud Senecam Paulinus, in <juo munere odium difficile est effiigere, amorera consequatur. Dicit acriter pro sonatoribus relegatis anno sexcentesimo quadragesinio : aderat ipse Ludovicls JusTUs, aderat , an potius, ut verbis utar ipsius Tal^i, emicuerat instar fulminis in basilicam curiae, atque dum viros qninque selectissimDS sacro igné percutit, terrore cseteros ac metu paenè enecat ; venerat ipse acerrimus regise potestatis vindex cardinalis ; dicit tamen libéré Tal^eus, dùmque cseteri TalvEO vehementertiment, rex ipse reveretur hominis magnitu-
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à sa sagacité. 11 lui fallut employer plus que Je la force, je dirai de l'adresse, pour comprimer les méchants. S'élevaut au-dessus des prétentions et de l'empire usurpé par de petits tyrans de province non moins rusés que cruels , il sut placer au-dessus de res hommes la justice , et leur faire respecter l'autorité des lois et des magistrats qu'ils ne connoissoient plus. Il sut aussi se servir avec tant de succès de l'ascendant que lui donnoienl et son pouvoir et ses vertus, que, dans ces lieux où la faction des hérétiques étoit la plus puissante, il détruisit, dirai -je leurs temples ou leurs citadelles , et rendit aux prêtres de l'antique religion leurs églises profanées et le Ditu que des minisires imposteurs en avoient exilé.
Rendu à ses fonctions auprès du Parlement, un? foule d'entreprises utiles, d'actions vertueuses et de hienfails publics pour le sénat, pour la patrie, pour la nation toute entièi-e signalèrent son retour. INé dans une monarchie, il n'oublia jamais que, dajis un particulier, la liberté d il être inséparable de l'obéissance. Aussi parut-il autant l'avocat du Pvoi que le défenseur du peuple. Modérateur des différents qui divisolent le Roi et îe Parl'^ment, sa fidédité pour l'un ne Gt rien perdre à son zèle pour l'autre, et il concilia si bien les intérêts du prince et les droits des sujets, qu'on pourroit dire de lui bien mieux que Séuèque ne le disoit de Paulin: // n'a recueilli que l'attachement et V amour dauo un emploi où il est si difficile d'éviter la haine. Avec quelle véhémence, l'an iG4o, on l'entendit s exprimer en faveur de ses collègues exilés («) I Louis le Juste, ou plutôt le Maître du tonnerre, pour me servir des expressions de Talon luimême, étoit arrivé avec tout l'éclat et l'appareil de la puissance dans le temple de la justice; cinq sénateurs les plus distingués avoient été frappés de la foudre; l'agitation et la
(a) Voy . le deuxième Discours poliîique.
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dînem hnmaua niajorem ; qnodqne vix crefîîflnrrs, diini noniiihil iiiclignatnr ipse minister Puchelius, plurinnim admiratur Armand us. Tantae anthoritatis erat Tal.els , tam excellentis cnjiisdam, atque eminentis potentlae apiid principes viros snmma et diuturnâ virtntis, experientias, et reriim praeclarè gestarum opinione comparatae.
Et cerlè ea fuit Acdumari integritatis conimendatio , ut , cùm Ludovicus revocato priore testamento , supremam regni sub pupillo Piege potestatem uni Reginss tradere vellet , non viderit , cui sua m ille postreniam voluniatem tutiûs committeret, et qui civibus faciliùs eani probarel. Atque illud quidem à Rege moriente factuni est , ut dubitaretur an à Ludovico in cœlo curn Christo régnante, an à Rege in terris regnuni deserentc ilîe honos Tal.eo delatus esset. Quid commemorem hîc quanta apud senatum gratiâ valebat, qui priùs judicuni animos caoiebat authoritate , quàm aures captaret eloquentia? Quid dicam, quôd in nullius vel jiidicis senîentiam usquam frequentiora fuerunt senatus coiîsulta, quàm in verba TaltEi, ut, qui officio advocatus erat , esset authoritate plusquam senator? quid referam , qaani niultas legationes obierit ? Neque enim uiiius ore sœpiùs vel facundiùs quàm Tal,ei , avit R.eges sua civibus mandata, aut Regibus amplissiiuus ordo suas preces , suasque lacrymas depopulati ac vexati populi signiiicarunt.
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terreur s'étoient emparéos de l'âme des autres ; le vengeur de l'autorité royale, le terrible cardinal, étoit là. Tout trembloit -, mais Talon se lève et s'exprime avec autant de liberté que d'éloquence. Ses collègues consternés blâment peut-être son trop de vertu; ils frémissent de la destinée qui l'attend. Cependant, le Roi respecte un courage qui lui paroît audessus de l'homme; et, ce que l'on aura plus de peine à croire, malgré l'indignation dont il est saisi, Richelieu luimême est forcé d'admirer l'orateur. Tant étoit grande l'autorité de Talon, et tant sera toujours puissant, même sur l'âme des princes , l'ascendant d'une vertu mûrie par l'expérience et justifiée par des services signalés !
L'intégrité d'Omer Talon étoit tellen.enl reconnue, elle étoit si fort au-dessus du soupçon, que Louis, api es avoir modifié son premier testament, pour doncer à la Reine seule la toute- puissance pendant la minorité de leur fils encore enfant, crut ne pouvoir mieux confier qu'à la discrétion de son avocat généial ce dernier acte de sa volonté, bien persuadé que ce dépôt ne sauroit être remis en des mains plus pures et plus respectées. Cette dernière action d'un Roi mourant parut autant appartenir à l'élu du Seigneur, déjà reçu dans le ciel, qu'au monarque résigné qui venoit de faire les derniers adieux à toutes les grandeurs de la terre. Vous parlerai-je de l'influence d'Omer dans le sénat où les esprits étoient entraînés par ses vertus, avant qu'ils n'eussent pu se trouver séduits par les charmes de son éloculion? Jamais avocat général n'avoit fait rendre autant d'arrêts sur ses conclusions. Talon n'étoit pas seulement pour ses collègues riiomme du Roi il étoit juge comme eux; il commandoit aux opinions, et determinoit presque toujours la sentence. De combien de commissions importantes ne fut - il pas chargé î Le monarcjue connoit presque toujours à son premier avocat général 1rs ordres qu'il vouloit prescrire à sa cour de justice : les magistraîs eux-mêmes, lorsqu'ils désiroient faire parvenir, aux pieds du tiône, les doléances >