‹ Œuvres d'Omer et de Denis Talon \ (volume 2)Chapitre 21 sur 86 · PREMIER · texte numérisé non relu

PREMIER

de ces grands personnages, que les années sembloient avoir ensevelies , se renouvellent et se rassemblent dans cette occasion. Toutes ces lumières éteintes se rallument aujourd'hui. Les pères participent à la gloire de leurs enfants , et l'éclat de cette action illumine par réflection et remonte jusqu'à la source de la famille à laquelle nous adressons volontiers nos pensées et nos paroles, en la même sorte que Pindare faisoit autrefois, envoyant un messager aux ancêtres d'Asopichus , pour leur porter la nouvelle de la victoire remportée par leur fils dans l'un des combats de la Grèce : car les aïeuls ne portent jamais d'envie à la vertu de leur postérité ; ils souhaitent d'être surmontés, et souffrent avec joie le désavantage de leur réputation, parce qu'ils portent dans le tombeau l'espérance de cette gloire , et que la part que nous leur en faisons , est une espèce de légitime qui leur est due. Leurs cendres , si elles sont muettes , ne sont pas insensibles dans une occasion de cette qualité. La vertu du jeune Caton est précieuse à toute sa race ; et quoique le bienfait du Roi et la dignité de duc et pair soit plus glorieuse dans sa cause que dans son effet; quoiqu'il soit plus avantageux de l'avoir méritée que de l'avoir obtenue, nous honorons celui qui se trouve digne de la grâce de son prince , et reçoit de sa main la récompense de ses emplois et le fruit avantageux

<îe tontes ces grandes et généreuses entreprises, dont la mémoire est toute récente , et l'obligation publique dans TEtat.

Nous consentons que M. le maréchal de La Force soit reçu en la dignité de duc et pair de France . en faisant le serment en tel cas requis et accoutumé.

Laus Deo.

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