IO VINGT-CINQUIÈME
pereur, et nous laisser sur les bras toutes les forces de l'Empire et de la Bavière, qui cherchenl, il y a longtemps , Toccasion de prendre leur quartier d'hiver dans la Champagne. Il en est ainsi de la Catalogne , et des autres dépenses qui ne se peuvent difTérer,
Que s'il arrive du désordre dans le mois oii nous sommes, à cause du reculement ou de la cessation du paiement de la taille , l'accident arrivé en juillet et août 1648, ne se réparera pas en janvier 1649, par un ordre nouveau, ni par quelque bon ménage tel qu'on le puisse faire ; de sorte que ce que la Reine vous prie de considérer , est principalement le temps et la saison en laquelle nous sommes. Nous tenons le milieu de la campagne, tous les desseins de l'armée ont été conçus et entrepris pour être exécutés sur les ordres anciens, que la Reine convient pouvoir être changés ; mais elle ne croit pas que cela se puisse faire en ce moment , de crainte d'interrompre l'ordre établi dès le commencement de Tannée, et sous l'assurance duquel toutes choses doivent subsister.
Ce n'est pas depuis la régence que les intendants ont été envoyés dans les provinces ; il v a quinze ans qu'ils y ont été envoyés selon les occasions , et depuis onze ans entiers, il y en a dans toutes les provinces. La Reine ne refuse pas de les révoquer, si cela se trouve avantageux pour le service du Roi et le soulagement du
peuple; mais elle désire, Messieurs, que vous considériez le temps, le moment, l'importance de ce changement soudain ; et comme Sa Majesté ne vous prescrit aucunes choses particulières , sinon ce que vous estimerez être le bien de FEtat, elle ne doute pas que vous n'y apportiez vos soins tout entiers.
Quant à nous, Messieurs, nous n'avons à ajouter que cette ancienne formule : viàeat Senatus ne ijuid delrimenti respuhlica copiât,
M. le duc d'Orléans proposa à Messieurs d'entrer en conférence sur roccurrence de toutes ces affaires, et cependant de surseoir à la publication de l'arrêté. La conférence fut acceptée; mais on ne fut pas également d'accord sur la surséance de Texécution de Tarrêté. En conséquence , M. le duc d Orléans revint le lendemain au Parlement : // donna sa foi que V intention de la Reine étoit d'exécuter de bonne foi ce qui seroit a^isé et résolu. « Ensuite il fut arrêté , paucis contradicen- «' tihuSy que la conférence se feroit en l'hôtel de .^I. le « duc d'Orléans, et tacito senatûsconsulto ; que ce- «< pendant l'arrêté ne seroit point délivré. ^
Le résultat de cette conférence, à laquelle assistèrent ^L le chancelier, ]\L le cardinal Mazarin et deux députés de chaque compagnie, fut que M. le c'^rdinal consentit d'envoyer au Parlement une déclaration portant révocation des intendants, avec cLablisscruen:: de quelque ordre qui seroit avisé dans la confère, ce, pour conserver les deniers au profit du Ilol.
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