‹ Œuvres d'Omer et de Denis Talon \ (volume 2)Chapitre 71 sur 86 · G6 QUARANTE-DEUXIÈME DISCOURS · texte numérisé non relu

G6 QUARANTE-DEUXIÈME DISCOURS

sit, en effet, parce que la conférence tenue à Surenne fut le commencement el le préparatif delà paix: ce qui se peut appliquer aux affaires présentes, car nous estimons que MM. les dépulés de la compagnie ont fléchi l'esprit du Roi, et Font rendu capable de sentir les raisons qui lui ont été expliquées; mais il veut que cela s'exécute par une conférence dans laquelle, rendant à Sa Majesté le respect, la soumission et la déférence que des sujets doivent à leur souverain, nous obtiendrons, par nos supplications, ce qu'il refuse aux armes et aux actions d'hostilité. Dans cette conférence , il ne faut autre instruction à ceux qui seront députés , que les arrêts rendus contre le cardinal. Il n'en sera pourtant pas fait mention dans l'arrêté de la compagnie, afin qu'il ne s'y trouve rien qui puisse déplaire au Roi, ni lui faire croire que l'on le veuille obliger à faire autre chose que ce qui lui sera agréable.

Sur ces conclusions, la Cour ayant opiné, arrêt intervint portant que les mêmes députés iroient trouver le Roi, et lui feroient entendre que l'avis du Parlement, sur roccurrence des affaires présentes, étoit l'éloignement du cardinal Mazarin , comme le seul et - unique remède, après lequel M. le duc d'Orléans et M. le Prince avoient donné toutes les assurances publiques de mettre les armes bas, et de rendre à Sa Majesté tous les devoirs desquels ils lui sont débiteurs.

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