‹ Œuvres d'Omer et de Denis Talon \Chapitre 15 sur 45 · PREMIÈRE MERCURIALE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE MERCURIALE

d'une fausse lumière , et se laisse surprendre à des objets étrangers.

Pour nous garantir de cette fâcheuse incommodité , imitons ces peuples dont les délibérations sont toutes saintes , parce qu'ils s'imaginent que les âmes de leurs ancêtres sont présentes à leurs conseils et présidents leurs assemblées, comme des divinités invisibles ; et , sans rechercher dans l'antiquité des exemples éloignés , que l'esprit de M. de Bellievre , qui a été la règle de vos jugements , continue d'avoir la même autorité dans ce lieu ; que la vénération que nous portons à sa mémoire , nous inspire des sentiments d'honneur et de probité : suivons , s'il est possible , ses traces , quoique d'un pas foible et inégal , et surtout cette sagesse prudente qui n'a jamais manqué de prévoyance et de sagacité pour étouffer les mauvais événements dans leur naissance, ni de courage pour les surmonter dans la suite ; ce qui nous donne la liberté d'inscrire avec respect la même devise sur son tombeau, qu'un grand prélat de l'Eglise de France donnoit autrefois au roi Théodoric : Cui nec viri foriis défait securitas^ nec cautela metuensiœ.

DEUXIEME MERCURIALE. yS

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